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Les VDM de l’Airsoft #1

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Après avoir été joueur, je passe maintenant du côté de l’organisation puisque j’encadre régulièrement depuis quelques semaines des parties. Et bien que pour beaucoup ce ne soit pas un rôle très enviable, cela me permet d’observer attentivement les joueurs, leurs comportements, leurs tactiques, etc !

En effet, vu de ma fenêtre avec mon gilet jaune fluo censé m’apporter une certaine protection (quoi que, a priori certains ne comprennent pas qu’il ne doivent pas tirer sur l’orga), et je suis en mesure de suivre toute une partie en me promenant tranquillement entre les joueurs et d’avoir un point de vu neutre et extérieur à la situation, de suivre leur progression en parallèle, et de voir ce qui va ou ne va pas.

Du coup, pour moi c’est une mine d’information même si parfois certaines choses me titillent sérieusement et que je me freine pour ne rien dire. C’est pourquoi, je vais m’inspirer de temps en temps de certaines situation vécues pour développer les prochains articles, et que je songe également à mettre en place des articles récurrent sur les perles de l’Airsofteur !! Et sachez que j’en vois et que j’en entends des belles !!

Les VDM de l’Airsoft #1

Allez on commence tout de suite les tribulations d’un orga  avec ces quelques perles que j’ai rencontré dernièrement. Savourez !

1. Rater un éléphant dans un couloir !

J’effectuais mon tour de ronde dans un grand bâtiment type collège ou lycée désaffecté. Donc environnement CQB dans une semi obscurité où je m’applique à marcher discrètement sur les gravas et bouts de verre. Au détour d’un couloir je croise un joueur. Le gars totalement surpris car il ne m’avait pas entendu, pointe son backup dans ma direction et me tire 2 billes à moins de 2 mètres, direction pleine tête. J’entends les 2 billes me siffler à l’oreille. Pour le tir réflexe Chapeau ! Pour l’analyse de la cible (en gilet jaune fluo quand même) et la précision par contre Zéro !!

2. T’es dans quelle équipe ?

Partie nocturne, à une heure avancée de la nuit. Dans ce contexte, un peu de fatigue, un peu de froid, et pour le peu que le gars ne soit pas habitué et on le retrouve vite avec un cerveau qui fonctionne à 50% de ses capacités. Bref, rien de choquant sauf qu’à un moment je m’étais positionné à l’ouverture d’une pièce, dans l’ombre (oui l’ombre la nuit ça peut faire sourire mais effectivement il existe des endroits plus obscures que d’autres. Voir l’article sur les parties nocturnes) afin d’observer une action.

Et là un joueur déboule dans ma pièce, et tombe en garde à couvert de l’autre côté de la porte. Donc à peine à 1 mètre de moi. Je dis rien, je reste silencieux 2 min en me disant “mince, même avec le gilet jaune juste à côté de lui il me voit pas le type !!”.

Bon quand même au bout d’un moment qui m’a paru interminable le gars se rend compte de ma présence, m’observe perplexe et me dit “T’es dans quelle équipe toi ?”. Là je me dis que le bonhomme doit être fatigué alors j’allume ma lumière rouge direction mon gilet jaune en précisant que je suis orga.

Sa réponse “ouais ouais mais orga c’est quelle équipe ça ?”.

Bon. Ok Ok. Je crois que toi tu vas aller faire dodo 5 min d’accord ?

A lire : https://www.airsoft-attitude.fr/principes-de-base-du-combat-de-nuit/

3. Entraînement commando !

Arrivé sur le terrain un samedi matin. On se rend compte qu’il y a moins de joueurs que prévu et qu’ils arriveront en retard. Du coup, en guise d’échauffement, je propose un petite entraînement orienté CQB et propose ça aux joueurs.

L’un d’eux répond que ça l’embête il a déjà fait un entraînement le week end dernier. Du coup ça m’intéresse, je me renseigne un peu sur les points sur lesquels il a travaillé.

Le gars me dit que c’est un Commando de l’Air CPA10 qui les entraîne. Hmmm ok, après tout c’est possible, oui pourquoi pas. Bref, je lui demande ce qu’ils ont vu précisément (CQB ? rupture de contact ? etc, etc). Bref ça peut être super intéressant de croiser la route d’un pro aussi qualifié et de participer à ce type d’entraînement donc j’essaye de creuser.

Et là le bonhomme me répond “Bah un entraînement commando quoi !”

Ok. Bon fin de discussion tu m’énerves déjà !!

4. Tu peux m’aider ?

Une équipe avait pour mission de déplacer un missile (en plastique hein) sur une distance de 400 / 500 mètres en terrain boisé.

Donc se forme une unité d’éclairage, une unité de protection encadrant les 2 porteurs. Ces derniers ayant pour consigne de jouer exclusivement avec leur backup.

Au bout de 50 mètres de progression, l’un des 2 porteurs (1m80 pour 90 Kg, le bon bébé quoi) m’appel et me demande le plus sérieusement du monde si je ne peux pas porter sa réplique !!!

Et comme je suis gentil je lui ai porté pendant tout le reste de sa mission pour pas qu’il se fatigue de trop !! J’ai quand même essayé de lui faire comprendre que porter sa propre réplique c’était la moindre des choses mais bon. Dire que j’ai des collègues féminines qui marchent avec sac à dos et armement sur plusieurs dizaines de Km sans broncher une seule seconde. Alalala !

5. Le bourrin de base !

Combat de nuit encore. Moi à mon habitude pour observer tranquillement et éviter de manger des billes par des joueurs un peu chauds de la gâchette, je préfère jouer la discrétion et, comme à mon habitude, me caler immobile dans un coin pour regarder les actions tranquillement.

Une des équipes devait investir un hangar avec de multiples ouvertures. Sauf qu’ils avaient un peu de mal par manque d’organisation. Du coup ils étaient bloqués à une des entrées et se font sortir systématiquement dès qu’ils tentaient une pénétration.

Et là, un des assaillant commence à lancer de copieuses rafales à la libanaise à l’intérieur du bâtiment (selon nos règles l’un et l’autre sont rigoureusement interdits !).

Diplomate, je gueule “Tir à la libanaise et Rafales interdits !!!!!”

Punaise, le mec se démonte pas et me répond naturellement “bah oui mais sinon j’arrive pas à les sortir”.

Hmmmmmm bon. Allez vient mon copain on va parler 5 minutes.

Alors t’en as pensé quoi ?

Quelle VDM as tu préféré ? Vote et laisse un commentaire !!

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19 Comments

19 Comments

  1. Kev-t16

    18/10/2013 at 12:14

    Excellent!
    J’aime l’idée du VDM en mode Airsoft.

  2. انفجار

    18/10/2013 at 12:20

    Bonjour admin. Hughes,
    Je voulais savoir si vu mon prénom انفجار
    (rafale en arabe) et ma nationalité (libanaise) je pourrai quand même faire de l’airsoft?
    “Tir à la libanaise et rafales interdits” ; je me sens un peu exclu. Est-ce un sport d’élite ?
    Je précise au passage que sans le tir à la libanaise et sans rafale mon pays serait depuis longtemps un territoire colon appartenant à une communauté que l’on a pas le droit de nommer.
    Mes salutations Rouilla

    • Hugues

      18/10/2013 at 12:50

      Bonjour et bienvenue à toi ! Excellente remarque et je vais tenter d’y apporter quelques éléments de réponse.

      Tout d’abord l’airsoft est un sport ouvert à toutes personnes majeures, quelque soit sa nationalité, ses opinions politiques, religieuses, sa couleur de peau, son sexe, son niveau d’étude, ses revenus, ses goûts musicaux et vestimentaires, etc. Je crois même que les aficionados du paintball sont autorisés ^^ Et même si ton nom et ta nationalité sont liés à des termes usuels en la matière, je t’en prie, ne soit absolument pas choqué, blessé ou indigné.

      Ensuite, nombre d’associations, d’équipes et de sociétés privées ont des règles pré établies, et ce par mesure de sécurité dans la plupart des cas. De fait, effectivement là ou je travaille le tir à la libanaise et les rafales sont interdits. Pourquoi ? Car il est primordiale de visualiser son adversaire avant de lui tirer dessus (imaginons qu’il ait retiré ses lunettes et ‘oups’ un oeil en moins), et que les rafales sont proscrites (sauf exception bien particulières) afin d’éviter que les joueurs mangent trop de billes dans la tête. C’est un jeu, il faut que cela reste encadré et agréable à jouer. Sinon la prochaine étape c’est des répliques upgradées qui tapent très fort avec des mecs qui tirent en full auto dans le visage à moins de 5 mètres. Et là ça devient nettement moins sympatique.

      Attention à ne pas confondre techniques de combat réelles et l’airsoft. Énormément de procédures et tactiques de guerre (occidentales, orientales, etc) ne peuvent pas et ne doivent pas s’appliquer à cette activité de loisir au risque de tomber dans le para militaire. Dans le cadre d’un conflit armé, le tir à la libanaise et l’intensification du feux par rafales sont effectivement des techniques redoutables quand elles sont maîtrisées, mais ceci est un autre sujet 😉

      A bientôt ! Hugues

  3. RugbyGoth

    18/10/2013 at 12:54

    Super idée ces VDM airsoft! Je suis sûr qu’on a tous des histoires du même tonneau! Par contre il existe aussi de belles VDM côté orga (l’orga bourré, l’orga qui se balade en tenue (holster compris) au milieu du bourg voisin, l’orga/joueur qui comme il est orga, se permet de jouer highlander…). Bref cette idée est à creuser!

    • Hugues

      18/10/2013 at 13:01

      Hahahaha !! Oui effectivement j’ai déjà entendu quelques histoires côté Orga, mais jamais rien constaté de mes propres yeux !!

  4. Chang316

    18/10/2013 at 16:59

    Bonjour Hughes,
    Moi aussi j’ai fait des opérations avec le commando de l’air CPA10 : tour de garde externe/interne, repérage avec les étoiles en terrain hostile de jour comme de nuit, CQB contact main attaché, rupture de contact, reprise des nego, rapatriement des blessés, torture psychologiques et interrogatoire, tactiques de soumissions et d’evacuation d’un immeuble après attaque nucléaire simulé sous contraintes thermiques, et enfin (entre autres) techniques de survie, style survivre 1 journée dans le désert avec 2 sucres et un briquet poursuivie par une meute d’indépendantistes armé. On a même finit par une approche du seppuku, en cas d’extrême limite. Mais si ton ami n’a pas voulu te décrire d’avantage son expérience, c’est en raison de la règle N1 du CPA10 : personne ne doit expliquer ce qu’il a vécu au CPA10. Le film fight club s’est beaucoup inspiré de cette section. A bon entendeur salut

    • Hugues

      18/10/2013 at 17:12

      Salut Chang316,

      Certains connaissent effectivement des proches servant dans des unités spéciales, ou qui ont eux même servis dedans. Et le devoir de réserve est une chose que je comprends tout à fait pour y être moi même assujettis. Effectivement je ne parlerais pas de certaines personnes ou techniques, cela n’a pas lieu d’être, surtout en airsoft puisque ce sont 2 univers radicalement différents.

      Dans le cas décrit précédemment il s’agissait en fait d’un jeune homme qui avait suivis un entraînement d’airsoft dispensé par quelqu’un du CPA10. C’est juste sa capacité à ne pas arriver a m’expliquer ou mettre en pratique ce qu’il avait vu et à mettre en avant le mot “commando” qui m’a légèrement chatouillé.

      A bientôt en tout cas, et si tu souhaites vulgariser certaines de tes connaissances et intégrer notre équipe de rédacteurs contact moi a blog.airsoftattitude@gmail.com 😉

  5. Borhov

    18/10/2013 at 17:07

    Trop bonne idée ces VDM,et j en ai vécu dans le meme genre!!!! Mais ma preferé est t’es dans quelle équipe!!!! Et sans vouloir faire de la leche merci pour tous vos post!!! Ils nous( moi et mon assoc) ont bien aidé à évoluer!!!!

    • Hugues

      18/10/2013 at 17:16

      Merci Borhov !! En même temps avec peu d’expérience, la fatigue et le froid des fois on ne comprend plus tout a fait ce qu’il se passe. Ça arrive, mais c’était très amusant quand même sur le coup !! Allez bonne soirée et bon we !

  6. James

    18/10/2013 at 17:27

    Bonjour, moi aussi j’ai vécu une VDM en airsoft. Je suis un “ancien” du Kosovo où on jouait pas vraiment avec des billes. Un jour, cet été, un ami me propose une partie d’airsoft. Au début je suis assez sceptique, pour avoir vécu la vraie guerre j’ai du mal à apparenter cela à qql chose d’amusant, mais passons. J’y vais sans à priori. Les équipes se forment, on se met en place, très vite l’adrénaline monte car certaines sensations du terrain remontent. Je vois très vite que beaucoup agissent de manière brouillon mais c’est pas plus mal. J’aurai pu neutraliser une partie de l’équipe adverse en 15 min mais j’avais choisi d’être plutôt à l’arrière garde, peur d’avoir de mauvais réflexes.
    Bref, je reste planqué derrière un tonneau pendant 10 minutes seul (pourquoi seul je me pose encore la question) sans info, sans vraiment de stratégie.
    D’un coup je vois un mec s.approchait, il faisait nuit mais je reconnais l’équipement adverse : je le met en joug, mais je sens que ça tire vers moi et visiblement sur moi, sans réfléchir je me tourne sur le côté et tire en direction de mon ennemi. En fait c’était mon coéquipier qui essayait de tirer sur le mec en face de moi mais qui visait tellement mal que les balles était plus proche de moi.
    C’est pas grave vous allez dire, mais pour un soldat qui a connu la guerre, tirer par erreur sur un collègue même dans le cadre d’un jeu en oubliant la base du métier c’est hyper dramatique. J’ai arrêté aussitôt le jeu et j’ai pas dormi de la nuit, j’arrêtais pas de me dire “putain ça aurait pu arriver la bas”.
    Bref je jouerai plus jamais a ça.

    • Hugues

      18/10/2013 at 17:51

      Bonsoir James,

      Je comprends tout à fait et serait loin de juger ! Il est souvent difficile pour un militaire ou ex militaire de retrouver ses bonnes sensations et de ne pas faire un parallèle avec son vécut, son enseignement et ses expériences propres.

      Pour en revenir à ton histoire, c’est des choses qui arrivent plus que couramment en airsoft. Et lors d’un conflit les dernières statistiques dont j’ai eu vent parlaient de 20 / 25% de tir alliés. Donc ce sont des choses qui arrivent très malheureusement.

      Ensuite, en tant qu’ancien militaire certains de tes réflexes sont faussés naturellement en airsoft : les distances, les règles d’engagement, le bruit, l’interaction avec tes coéquipiers et j’en passe. Ce qui au début perturbe tes repères. Comme on dit les réflexes ont la vie dur. Mais dans le cas présent rien ne m’étonne. Ton équipier n’avait pas connaissance (ou avait oublié) ta position au sein du dispositif, en pleine nuit dans le doute il te tire dessus ou dans la direction qu’il estime dangereuse, et toi naturellement tu répliques. En plus de cela les billes et les répliques font assez peu de bruit, ce qui rend l’origine du tir assez difficile à déceler, bref, la situation et le contextes étaient radicalement différents de ce que tu as vécu. Mais je comprends tout à fait ô combien pourquoi tu as fait ce parallèle.

      Je ne peux t’inviter qu’a retenter l’expérience si tu le souhaites, et d’essayer de te convaincre que l’airsoft et la guerre sont 2 choses très différentes.

      En espérant te croiser sur un terrain ou de nouveau sur le blog ! Amicalement, Hugues

  7. Jeremyy

    18/10/2013 at 17:36

    Salut a toi! Je tient juste a te remercier pour tout tes articles! Ca fais plaisir de lire des articles aussi bien rédigés, et utiles! En espérant te croiser sur un terrain!

    Airsoftement, Jeremyy

    • Hugues

      18/10/2013 at 17:41

      Salut Jérémy !

      Merci et aucun soucis si l’occasion se présente. Pour l’instant je suis sur région IDF. Bon je fais du camping à droite à gauche mais dès que je me pose je passe aux choses sérieuses !! A bientôt !

  8. Thomas

    18/10/2013 at 18:25

    En parlant d’anecdote en airsoft, moi j’ai commencé ma relation avec ma copine lors d’une partie. je la connaissais un peu avant (amis en commun) mais même si elle était dans mon équipe je peux vous dire qu’elle a pris sa cartouche derrière un arbre (oui c’est un peu limite je sais).
    Plus sérieusement j’ai une requête à te soumettre Hughes ou plutôt une question stratégique :
    Je t’explique la scène, en pleine partie à élimination (t touché tu sors) nous étions plus qu’à 3 contre 3. Mes deux coéquipiers et moi, on savait que les 3 autres étaient dans une petite cabane, nous attendions sagement à l’extérieur. A ce moment là au bout de 5 minutes (c’est déjà long) nous avions un choix à faire, attaquer ou pas? À ce moment là, Un orga nous appelle (sentant la situation coincée) et décrète que s’il se passe rien dans les 5 minutes des renforts seront réintroduit en face, 2 personnes.
    Ma question est la suivante : pendant ce laps de temps aurais- je eu le temps de mettre une cartouche a la fille qui jouait avec moi?
    Non je déconne… Pour toi fallait t-il attaquer la cabane? Attendre les renforts en face? Ou vu que j’étais avec un couple (oui ça existe) proposer un truc un trois?
    Je t’explique ce que j’ai fait (une fois que j’avais compris que le mec était pas trop pour le truc a trois) : je me suis dit autant attaquer tout de suite ce sera plus simple que contre 5 en face. J’envoie le gars s’approchait et tenter de les faire pointer le bout de leur nez. Je prend un râteau avec l’autre (sûrement une lesbienne en fait) et le gars se fait abattre . Là soulé et toujours handicapé par une lourdeur dans le bas du ventre je me dis vas y on y vas. 20 secondes après on était mort. Franchement fallait que je fasse quoi?

    • Hugues

      18/10/2013 at 18:37

      Ahhhhh Thomas,

      Bon si je récapitule tu étais face à 2 problématiques : gagner la guerre et la nana !!Bon a priori pour la nana tu as trouvé tout seul comment faire. Très bien je me voyais mal t’expliquer le coup du papa dans maman ^^

      Ensuite, oui 3 VS 3. Une position retranchée, en l’occurrence une cabane à prendre dans les 5 min sous peine de se retrouver face à 3 VS 5 et toujours la satanée cabane en face de vous. En fait tu t’es retrouvé dans une guerre de position, ou le premier qui bouge est celui qui s’expose et qui risque fatalement d’en prendre une. Il parait qu’il y en a qui on subit ça pendant prêt de 4 ans au début du siècle dernier ! LA première guerre mondiale que ça s’appelait !

      Perso, sans tout connaître de la situation, j’aurais 2 choix : ne pas quitter ma position à couvert si elle était vraiment avantageuse quitte à avoir des renforts adverses. Soit, laissé ton coéquipier sur place en couverture, et partir avec sa nana déborder à couvert, pour tenter une autre approche. Et là t’en profitais pour lui coller une cartouche également !

      Bref, il y a un principe qui primera toujours : c’est le terrain qui commande ! Si tu as l’avantage du terrain, garde le !

      Allez à bientôt !

  9. Guilhem

    20/10/2013 at 15:43

    Bonjour Hugues,

    Vraiment sympa ce VDM façon airsoft ! Çà m’a bien fait marrer 🙂
    J’ai voté pour ” T’es dans quelle équipe ?”.

    J’apprécie ton blog et espère te rencontrer un jour.

    Bonne continuation à toi.

    P.S: Par contre, je ne peux visualiser le résultat des votes et me demande si d’autres votants sont dans le même cas que moi.

    • Hugues

      23/10/2013 at 10:19

      Bonjour Guilhem,

      Étrange que tu ne puisses pas visualiser les résultats, car nombre de lecteurs arrivent à les voir.

      Aller je suis gentil, les voici. Sur 51 votant à ce jour :

      VDM #2 : T’es dans quelle équipe ? (35%, 18 Votes)
      VDM #5 : Le bourrin de base ! (25%, 13 Votes)
      VDM #3 : Entraînement commando ! (20%, 10 Votes)
      VDM #1 : Rater un éléphant dans un couloir ! (10%, 5 Votes)
      VDM #4 : Tu peux m’aider ? (10%, 5 Votes)

  10. Guilhem

    23/10/2013 at 17:15

    Bonjour Hugues,

    Merci pour les résultats 🙂

    Le problème venait de mon navigateur.

    A bientôt.

  11. tazlenaz

    09/03/2017 at 16:45

    J’en ai un beau VDM qui m’est arrivé :
    ne pas tendre le bras devant le canon de ton pote sniper collé à toi, pour lui indiquer que d’autres joueurs arrivent sur la droite…surtout quand lui vise en face.
    Bilan un bille de 0.30 dans l’intérieur du biceps à 440 fps…à 10 cm…
    J’ai dansé lonnnnngtemps, trèèèèsss looooonnnnngtemps…

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L’airsoft comparé au monde opérationnel

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Que vous soyez un débutant qui découvre l’airsoft, ou un joueur averti qui baigne dans le milieu depuis de nombreuses années, force est de constater que l’airsoft est une activité légèrement à part : une législation en pleine évolution, une méconnaissance de l’activité de la part du grand publique, un cadre de jeu parfois discutable, etc. Et pourtant il s’agit bien là d’un loisir un plein boom qui séduit de plus en plus !

De mon côté, en tant que joueur, organisateur professionnel et blogger je constate au fil des ans que cette activité est perçue et pratiquée de façon bien différente part les joueurs. En découlent quelques quiproquos, mésententes, propos et comportement absurdes qui finissent par ternir l’image de cette activité et notre plaisir durant les parties en fonction des zozios que nous avons face à nous.

Les sources du “problème” ? Des fantasmes énormes, des frontières floues et parfois faussées entre le monde opérationnel (militaire, force de l’ordre, etc), le RD et le RS (*voir définitions ci-dessous), les films, les jeux vidéos, le manque de formation et d’encadrement, et j’en passe et des meilleurs.

* Définitions:

RD : abréviation de “Real Deal” (vraie dotation), qui désigne le matériel réellement utilisé par des soldats ou des forces de l’ordre en opération. Se dit d’une pièce d’habillement ou de matériel, mais aussi d’une façon de porter et d’utiliser cette pièce. Par exemple, “Mon sac à dos est RD” signifie que ce modèle exact de sac à dos est ou a été réellement utilisé au combat. Ce à quoi l’interlocuteur peut répondre “Oui, mais la façon dont tu le portes, ce n’est pas RD“, ce qui signifie que ce sac n’est pas porté ou utilisé de la façon dont le fait un militaire (ou un policier..) en opération.

RS : abréviation de “Real Steel” (et non pas Real Style), littéralement “vrai acier”. S’utilise pour désigner un accessoire ou une partie d’une réplique provenant ou utilisé sur une vraie arme, par exemple une crosse, un corps, une optique de visée. Par exemple, “Le bois de mon AK, c’est du RS“, signifie que les bois de la réplique d’AK du joueur proviennent d’une véritable Kalachnikov. “RS” désigne en fait de manière généralement le matériel authentique (hors tenues), opposé aux “repros” (reproductions). Cette abréviation est parfois abusivement employée au lieu de “RD”.

Source : Wikipédia

Voici pourquoi je vais tenter une petite mise au point et vous présenter les différences les plus notables entre l’airsoft et le monde opérationnel.

 

La prise de risque et la réaction face au danger

Le premier point à prendre en compte : c’est le risque. Les opérationnels utilisent des armes létales. En airsoft c’est des billes de 6mm. Forcément, quand tu risques de mourir tu fais un petit peu plus attention, tu es parfois plus hésitant, et donc tu joues la sécurité au maximum. En airsoft, la seul chose que tu risques c’est un micro bleu et de faire un aller retour au Respawn. Du coup tu te permets d’aller chatouiller l’adversaire et de t’exposer, parfois bêtement, parfois très très bêtement 🙂

Du coup l’adversaire ne réagit pas de la même façon. Le comportement est totalement différent et entraîne bien souvent une prise de risque maximum (voir stupide ou inconsciente) de la part des airsofteurs. L’un dans l’autre ça peut être perçu comme un avantage puisque cela permet de multiplier les affrontements et les échanges de tirs. La seule façon de contrer cet effet “Kamikaze” est d’être excessivement agressif et stressant au contact afin d’accentuer cet aspect “danger”.

Pour se faire je vous invite à lire ou relire ces 2 articles sur le sujet :

Les distances d’engagement

Autre point différenciant que l’on constate très très rapidement, c’est la différence au niveau des distances de tir qui modifie totalement le combat. En effet, les armes peuvent toucher une cible à plusieurs centaines de mètres, une réplique non ; sauf dans les fêtes foraines ou visiblement elles peuvent tirer jusqu’à 200 mètres 😉

Par exemple, il y a encore quelques années,  dans l’armée française les groupes de combat d’infanterie étaient organisés selon les distances d’engagement avec des groupes de 300 et 600 mètres.

En airsoft, on est plus sur du 10 à 60 mètres. Ce n’est pas là même chose du tout !! Cette variable change énormément de choses puisque les joueurs doivent s’approcher au maximum de l’adversaire pour espérer le toucher. L’airsoft c’est un sport de contact à très courte distance alors que les opérationnels cherchent à engager l’ennemi à distance afin de limiter les risques.

Et pour surprendre l’adversaire et limiter votre exposition, une solution : l’embuscade !

La gestion de l’effort et la fatigue

Une partie d’airsoft s’inscrit dans un cadre temporel et géographique déterminé et structuré : une partie sur une ou deux journées et sur un terrain délimité. Je ne parle pas des petites pauses qui vont bien, le camion burger ou la livraison de pizza, la tente 9 places avec le chauffage, le téléphone, Facebook et Youporn.. (tout ça c’est du vécu me dites pas que ça n’existe pas bande de menteurs !)

Tout ça pour dire que la gestion de l’effort et de la fatigue est bien moindre que celle des opérationnels soumis à des phases d’efforts et de stress bien plus poussés, tant sur la durée que vis à vis de l’espace.

Évidemment une bonne partie, ou une bonne Opé, demandent une condition physique correcte. Néanmoins soyons honnête : l’intensité reste moindre que sur un théâtre d’opération ou même un entraînement mili basique. L’environnement et les conditions ne poussent pas les joueurs dans leurs retranchement (mentale et physique), et la possibilité de s’extraire du jeu est toujours possible afin de se reposer. Alors que cet aspect influe beaucoup, notamment sur l’aspect immersif du jeu.

Or, la fatigue et la gestion de l’effort sont des parts intégrantes du combat. Jouer sur un micro terrain qui nécessite 2 minutes de marche pour retourner au Respawn entraîne souvent un style de jeu orienté Speed Game que je trouve personnellement assez peu motivant : je joue, je tir, je suis out .. hop hop hop promenade, je me ballade, je tir, je sors, tiens Maurice fume une clope, allez hop hop hop je vais lui raconter ma vie 2 minutes, hop hop hop, allez on retourne fragger 10 minutes et après café – McDo – sieste – Youporn.

L’immersion

Le point vu précédemment impact à mon sens directement l’aspect immersif d’une partie. Combien de fois ai-je vu des parties en stand-by car des Teams entières allaient se boire un café-clope ? Vous imaginez vous un match de foot de 90 min ou la défense iraient se boire un petit verre pendant 15 min en pleine première mi-temps ? Euhh … et bien là c’est pareil.

De l’autre côté, les opérationnels eux sont dans la mission du début à la fin. Mêmes les phases de repos durant les missions sont soumis à cette contrainte de risque : tu dors mais tu dois être prêt, tu ne vas pas pisser bêtement n’importe ou n’importe comment, tu restes vigilant H24 et tu restes en mesure de réagir à toute situation à tout moment. C’est très différent pour le coup.

Personnellement, ce que je préfère en airsoft sont les phases d’infiltration, de renseignement et d’exfiltration ou l’attitude est assez similaire aux opérationnels. Le principe reste simple : tout voir sans se faire voir. Les notions de distances ce coup-ci est un peu plus réalistes. Je trouve ça dommage que ce style d’action soit encore assez peu développé en parties.

Et je parle pas des items (pourris) et autres structures (bunker en palettes) qui nous rappellent cruellement à quel point on est en train de jouer à la guerre et cassent littéralement l’ambiance de jeu.

Pour limiter tout cela : des règles de jeu claires et précises, une organisation sérieuse ainsi qu’une motivation et une implication poussée de la part des participants. Mais ça reste plus facile à dire qu’à faire malheureusement. Je préconise également si possible en fonction des parties une seule et unique phase de jeu sans pause. Mais cela reste mon avis personnel et cela dépend vraiment des équipes.

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Interview de la FSA

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Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter cette interview réalisée avec la FSA. C’est une équipe que nous suivons depuis quelques années déjà, et vous allez vite comprendre pourquoi !

 

Parlez-nous de l’équipe

L’équipe s’est crée il y a bientôt 10 ans le 1er septembre 2009, elle a commencé avec des parties du dimanche et s’est progressivement structurée vers l’organisation de sorties orientées “Milsim” au fur et à mesure que les membres ont grandis. La FSA est montée en association loi 1901 depuis 2011 et aujourd’hui, on partage l’activité entre des parties du dimanche, des sorties types “Drill” et des Ops en France et à l”international.

Nous sommes 15 membres actifs et avons déjà 20 “anciens” qui sont passés parmi nous dans le passé.

 

 

Quelles sont vos valeurs ? vos inspirations ?

Je vais essayer de ne pas rentrer dans les grandes phrases bateaux qu’on pourrait sortir genre “cohésion, esprit d’équipe …”. Notre valeur est vraiment de construire quelque chose qui tient dans la durée. Après 10 ans d’existence, on veut vraiment continuer à avoir un esprit FSA qui se transmet au fur des années, malgré le turnover naturel du milieu (déménagement, changement de passion …).

Nos inspirations sont bien entendus les forces spéciales françaises (tant au niveau du matériel que des techniques. Pour être plus précis nos inspirations sont issues du 1er et 2ème cercle du COS : 1er RPIMa CTLO/RCO, 13eme RDP, FORFUSCO (Hubert/ Monfort/ Trepel/ Jaubert/ Penfentenyo), CPA 10, DAOS, CIET, 4éme RHFS, GIGN ASTAN et CPIS (CPEOM).

 

Qu’est ce que vous recherchez dans l’airsoft ? pourquoi pas du paintball ?

A l’origine, pour le réalisme du matériel et du milieu. A l’époque, le paintball avec du matériel type mili n’existait pas du tout. L’Airsoft a pas mal de qualité, le matériel est fiable, les portées intéressantes (pour le CQB) et est peu dangereux.

Après la FSA diversifie ses activités en proposant notamment a ces membres la randonnée, le bushcraft, la course a pied, le tir IPSC, le radio-amateurisme, la chasse, les ateliers réparations Gbb et Gbbr, … ainsi que, bien entendu, les soirées cohésions 🙂

 

Comment vous entraînez vous ? sur quel modèle ?

On aime pas trop le mot entrainement / drill (souvent utilisé à tort et à travers), car l’airsoft et le milsim ne sont pas reconnus comme des sports. On organise des sessions ateliers pour faire progresser tout le monde sur les techniques de jeu en équipe en milieu clos ou en forêt, ensuite cela marche beaucoup par émulation.

Les anciens forment les nouveaux sur le terrain, que ce soit sur la configuration des gilets / porte plaques, le réglage des radios ou le placement. On a un mix d’anciens et de personnes plus récentes qui permet une intégration en douceur.

Les modèles sont généralement les techniques largement diffusées dans les bouquins, type TAI. On essaye toujours de garder à l’esprit qu’on joue et qu’il ne faut pas trop se prendre pour des “mythos” car des gens avec les mêmes tenues risquent leur vie dans leur métier.

Quels est votre spécificité par apport aux autres équipes ?

En matériel, les radios, on a la chance d’avoir une passionné qui nous a permis d’avoir accès a du matériel de bonne qualité, que ce soit des PTT ou des Headset (invisio, ostéocraniens, comtac …) et donc de les utiliser pas mal dans nos ops. On avait déjà rédigé un article sur cette thématique 🙂

 

Sur le terrain, on essaye justement de ne pas se spécialiser et d’être touche à tout pour varier les plaisirs. Du CQB en tenue lourde et bouclier, des ops en forêt à marcher des kilomètres avec un sac à dos, du palmage des lacs, des filatures type Police à Paris ou Lyon, on essaye de faire pas mal de choses différentes.

Avez vous des spécialités ?

Il y a pas mal de “spécialités” bidons pour moi. Quand je vois des équipes recruter des “gunner” ou “tireur précision“, ça me fait un peu rire. Les joueurs ont envie de varier les plaisirs les week ends, et donc souvent changer de rôle ou de réplique.

On bosse sur des spécialités plus techniques, comme le porteur de bouclier, qui nécessite des techniques particulières en bâtiment, l’opérateur radio dual com qui doit bien maîtriser son matériel, l’Auxsan qui se forme aux techniques médicales et puis les CDS / CDG qui dirigent les petits groupes de FSA.

Quel est le type de jeux que vous recherchez ? Pourquoi ?

Je classerai trois types de jeu. L’Airsoft classique, avec les parties simples, pas de limitations en terme de chargeurs, d’emports, des règles de respawn simple et des scénarios type battlefield ou escorte de VIP.

Ensuite l’Airsoft Milsim (que beaucoup appellent a tort le Milsim) avec des règles d’emport, des midcap, des scénarios un peu plus poussés mais toujours avec des respawn, des chrony, des briefing sécurité ..

Enfin, le Milsim. Dans notre définition, le milsim essaye de reproduire des opérations de type Forces Spéciales en mettant pas mal de réalisme. Le briefing est orienté uniquement sur l’objectif, les joueurs sur invitations et les scénarios seront avec une OPFOR dédiée. On va marcher plusieurs kilomètres, observer des bâtiments, réaliser des assauts asymétriques (15 FS vs 3 méchants).

On apprécie les 3 types de jeux, mais c’est le Milsim que l’on préfère. C’est la que l’immersion est maximale et que l’adrénaline est le plus présente. Marcher des heures sous la pluie fait des souvenirs inoubliables.

Parlez-nous de votre équipement ?

Orienté Forces Spéciales Françaises, la norme est le camouflage Centre Europe, on aime le Daguet aussi. Porte Plaques moderne (CPC, JPC, MarGrid, Tactec, WAS …) et casque Opscore pour le CQB, Chest rig pour les ops en forêt avec des sacs à dos BFM Camelbak.

416 VFC AEG upgradés à base de Titan et SHS , câblés en T-Dean pour tout le monde, ce qui permet de pouvoir se prêter des batteries / chargeurs et d’avoir une bonne réactivité.

Radio PRC, PTT et équipement de tête obligatoire. L’investissement global peut être assez important si on part de zéro, mais les personnes s’équipent au fur et à mesure et on a pas mal de bons plans à partager.

Pour en savoir plus sur la tenue officielle de la FSA.

Quelles sont les équipes qui vous donnent le plus de difficultés ?

Un souvenir récent, sur l’excellente OP Search & Destroy 7 de Airsoft Provence ASP Milsim, on s’est fait traquer dans la montagne façon Red Wings pendant plus d’une heure par les Komando Phoenix / Jok’Air / G0109, sauf qu’on s’en est pas sortis. Les mecs ont rien lâché.

Le lendemain ils avaient piégé leur camp, on a mis le pied sur un fil alarme quand on essayait de s’en approcher. Des mecs sérieux !

 

Y a t-il un processus de recrutement spécifique ?

 

Le système de recrutement de la FSA se déroule sur une durée d’une année. Il se déroule en quatre étapes importantes :
  • La demande de recrutement
  • La période d’observation
  • La période d’instruction
  • L’intégration dans la FSA

Il faut postuler sur notre forum Association d’airsoft F.S.A . On rencontre généralement toutes les personnes qui candidatent et on fait une sortie ou deux avec eux.

A ce moment soit les personnes partent d’eux mêmes car ils sentent que ce n’est pas ce qu’il recherche, ou bien ils rentrent en “instruction”. Le joueur en instruction peut participer à toutes les sorties de la FSA et va pouvoir progresser, tant sur le jeu que sur le matériel.

Quand l’équipe l’estime prêt, il devient membre officiel. Le recrutement est toujours ouvert chez nous et on ne cherche pas de spécialités particulières. L’important c’est d’avoir des gens avec un bon esprit, ensuite ils apprendront chez nous.

Les étapes sont volontairement longues afin d’éprouver les motivations des postulants et laisser le temps à la FSA de bien connaître ses recrues. Tant que vous ne serez pas membre FSA, aucune cotisation associative ne vous sera demandé.

Pour nous joindre : rendez-vous sur le forum officiel marqué au dessus, même si c’est une technologie un peu vieillote, ou bien sur la page Facebook FSA Association

 

 

Une dédicace à quelqu’un en particulier ? Et un dernier conseil ?

Nous saluons la communauté Milsim ACP, qui grandit chaque année et qui est vraiment une bonne chose pour le Milsim Français. Sinon, à nos meilleurs potes, les lyonnais de la DIL.

 

Peut être juste un conseil pour ceux qui veulent tenter le Milsim : de ne pas se censurer ou se prendre trop la tête en ayant peur de postuler. Cela peut sembler être un milieu élitiste mais la solidarité y est assez forte comparée à l’airsoft classique et on peut vraiment se faire plaisir assez vite.

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Tribune libre

Mon Feedback de l’Opération Shield Of Illusion

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Feedback très personnel sur l’Opération Shiel Of Illusion, réalisé sur BloodBank du 27 au 28 juin.

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Pour info, je souhaite mettre en avant les bonnes et mauvaises choses que j’ai pu voir tout en restant en rapport avec ce qui nous, nous intéresse sur Airsoft Attitude : la tactique, la stratégies, et les actions de groupe. Je ne traiterai pas de l’organisation, des missions en général, ou de la tenue des événements (qui globalement sont tous positifs). Bref, mon objectif est d’aider tout ceux qui seraient intéressés par ce type d’Opé à se préparer convenablement, à identifier les bonnes pratiques et à éviter les petits pièges.

J’en profite quand même pour féliciter quand même l’investissement et la prestation de Vicieux. Réaction à chaud avec un Kamikaze … Question Rôle Play : 20/20 !

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Ma place, mon rôle :

Le samedi, j’ai été chargé d’une mission de renseignement en autonomie, puis de relayer les communication radios entre les Squads et le commandement FCU ainsi que de coordonner sur le terrain les actions inter-squads.

La nuit et le dimanche, le commandant a été abattu par une grosse gastro, je reprends donc le Lead directement sur le terrain.

Équipement :

  • 2 radios (une FCU – une canal Orga)
  • 1 PA (Glock) + 2 chargeurs
  • 1 map + 1 carnet + 1 stylo

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Ma place :

  • Toujours sur le terrain.
  • Proche du respawn lors des débuts de parties (samedi soir et dimanche matin) afin de relancer les équipes qui ont réalisé leur mission ou qui ont été éliminées.
  • Au contact au milieu des troupes pour coordonner les grosses missions nécessitant une mobilisation générale de plusieurs Squads FCU.

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Attitude :

  • Non combattant (5 billes tirées pour me défendre – 3 US touchés – 2 Zombis neutralisés)
  • Toujours dans le rôle de coordination / commandement.

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Les grosses erreurs ou fautes d’attitude

Les Walkers : ce que j’appelle les Walkers sont les gens qui se baladent littéralement sur le terrain. Ils jouent, mais se comportent comme des promeneurs. Ils nuisent complètement à l’aspect immersif du jeu.

Les déplacements lors des phases nocturnes : un certain nombre de joueurs et d’équipes sont excessivement bruyant la nuit. Or dans l’obscurité il se trouve que les sons portent beaucoup plus. Et en plus de faire autant de bruit qu’un troupeau de bison, une bonne partie ne peuvent se déplacer sans allumer leurs lampes. Honnêtement, en extérieur on y voyait parfaitement, et donc seuls certaines pièces, caves, ou passages à risques nécessitaient un peu de lumière. Personnellement je n’ai allumé que ma lampe rouge frontal, et ça allait très bien ! Après concernant le combat nocturne avec la lumière je ne dis rien. Ça sert aussi à ça.

En clair, le combat de nuit semble avoir été une découverte pour un certain volume des joueurs.

 Les déplacements en phases diurnes: j’ai traversé la carte de part en part tout seul tout le samedi. Je me poste, j’observe, je me déplace tranquillement en dehors des chemins via les zones d’ombres jusqu’à une position à couvert. Beaucoup de joueurs n’empruntent que les chemins, se postent au soleil, parlent à voix haute. Bref, gros problèmes de discrétion.

L’hydratation : il a fait un peu chaud ce week end. Et heureusement que l’Organisation a été très prévoyante en dispatchant de nombreuses bouteilles d’eau sur tout le terrain. Beaucoup de joueurs font du combat et de ne s’hydratent pas, de jour comme de nuit. On peut se priver de sommeil, de nourriture et fonctionner relativement correctement, mais l’eau c’est vital. J’ai personnellement très peu mangé et très peu dormis, mais j’ai descendu 5 litres d’eau du samedi matin au dimanche fin d’après midi. Avoir de l’eau sur soi c’est la base !

L’endurance et la motivation : quelque soit les camps, les effectifs ont été divisés par 2 au bout de 5 à 6 heures de jeux environ. Que ce soit le samedi, la nuit ou le dimanche. Une Opé nécessite légèrement plus d’endurance qu’une dominicale. Et la motivation est un point clé pour avancer et continuer les missions. C’est aussi la raison pour laquelle à partir de ces moments là je passais d’un commandement distant, à un regroupement des Squads que j’accompagnais directement sur les objectifs afin de les motiver.

Faut pas se laisser mourir comme ça …

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Ce que j’ai aimé voir

Le renseignement : lors d’une mission ou notre camp devait défendre, une demoiselle à extrêmement bien réagit en se cachant à un carrefour aux abords d’une route principale que la quasi totalité des forces adverses a emprunté pour attaquer. Nous savions donc systématiquement combien d’adversaires arrivaient, par quel chemin, si il y avait des snipers ou du soutien et tout ça 4 min avant leur arrivé.

Et pour l’anecdote, un ennemi à même marché sur la dame, de jour, sans la voir. Mes respects !

On ne parlera pas de l’infiltration à 50 mètres puis à 20 mètres du QG adverse 😉

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La discipline : autant les Squads avaient une liberté d’action totale pour mener à bien leurs objectifs, autant concernant les actions globales celles-ci ont du apprendre à fonctionner dans une logique de groupe. Et j’ai été étonnamment surpris, notamment lors de la dernière mission, de réussir à tenir Bank Blanche pendant 45 min, puis de s’exfiltrer avec une trentaine de joueurs ni vu ni connu afin de faire mouvement vers le village que nous avons pris et tenu pendant une heure. Sans la discipline de chacune des 4 Squads qui restaient, nous n’aurions jamais tenu face aux assauts répétés. Les Squads Leader ont bien compris ce que je leur demandais, et on très bien géré leur équipe. Quand une quarantaine de joueurs qui avaient pourtant un niveau tous différents arrivent à coopérer à ce niveau c’est juste magique et terriblement efficace !

La communication : comme je l’ai indiqué plus haut la communication a été le point clé qui nous a permis de mener à bien la plupart de nos missions et de réagir aux imprévus. Nous avons réussit a réarticuler notre dispositifs dans des situations compliquées comme lors de l’attaque des Zombies sur une Squad isolée qui a su nous ramener un groupe d’assaillant jusqu’à l’étage ou 2 Squads étaient arrivés en renfort pour leur tendre une embuscade. Arrivé là nous avons nettoyé Bank Rouge avec une Squad par étage en un temps record et avons même fait une dizaine de prisonniers zombis. Dans notre extrême générosité nous les avons relâchés aux portes du QG adverse.

Si je devais être relativement impartial et en faisant de grosses généralités, je dirais que dans l’ensemble notre camp été doté de moins de “moyens logistiques”, et qu’une bonne partie de nos joueurs n’avaient pas de matériel aussi “sophistiqué” que nos adversaires. Néanmoins, je pense que dans une certaine mesure notre camp a su jouer de façon collective avec des actions synchronisées à plusieurs Squad. Cela nous a permis de porter de récolter du renseignement, de porter de nombreux appuis qui nous évité quelques mésaventures, de défendre efficacement et de lancer des actions offensives ciblées.

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Ce que je retiens à mon niveau

Sans rentrer dans les détails sur les missions (plus de 200), j’ai constaté à mon niveau qu’elles étaient de 2 types :

  • les missions pouvant être réalisées par une Squad
  • les missions nécessitant plusieurs Squads

Et de fait, après quelques heures de jeu je me rends compte que je me retrouve avec 50% de mes effectifs qui sont capables de faire des actions coordonnées avec d’autres équipes, et l’autre moitié qui ne l’est pas et qui se concentre sur les objectifs qui lui ont été confiés.

Pour moi, quelles étaient les meilleures équipes à l’OP ?

Tout simplement celles dotées de moyens Radios efficaces et ayant une capacité à communiquer clairement sur leur positon, leur situation, sur les activités adverses, leur destination, etc, etc.  Et en général ces Squads étaient toutes gérée par un Squad Leader identifié qui assumait la bonne marche du groupe.

Je ne sais pas si la Squad A était meilleure techniquement que la X, Y ou Z. Mais je sais que très rapidement les Squads qui étaient régulièrement en contact Radio avec le Commandement était devenues très rapidement indispensables à la bonne marche des actions FCU.

On repère vite les rares groupes composés d’anciens professionnels (ou professionnels encore en activité) par apport aux autres équipes. Forcément ils ont reçu une instruction poussée et on pratiqué les fondamentaux pendant des années. Ils ont naturellement développés des réflexes et font les choses naturellement. Ils n’ont aucun mérite mais ça se voit de suite.

Ce qui est très intéressant c’est lorsque des joueurs qui ne sont pas habitués à jouer à ce niveau là viennent s’intégrer à une manœuvre de groupe ou justement il y a un noyaux de très bons joueurs qui ont les bons réflexes et les bonnes attitudes. Et alors ils se mettent alors à jouer à l’imitation et apprennent énormément en un temps records ! C’est juste formidable.

 

Pour moi la clé c’est de responsabiliser les joueurs.

J’ai remarqué que quelques soit le joueur, lorsque tu lui donnais un ordre, un action à faire, une mission, si tu lui expliquais qu’elle était la portée de son rôle alors bien souvent il était plus motivé.

Si je dis à la Squad X d’aller dans telle maison. Elle ira sans doute, mais sans savoir pourquoi. Et du coup elle ne fera pas ce qu’on pourrait attendre d’elle. Dites à la même Squad d’aller dans cette maison pour faire tampon avec l’adversaire pour permettre à un VIP de s’extraire d’une autre position, ou bien de faire un appuis pour permettre à une autre Squad d’attaquer une autre position et là ils vont se sentir responsabiliser. Ils font faire une action simple, en sachant pourquoi.

Pour la plupart de mes Squads je leur donnais donc un objectif, en expliquant ce que ça allait nous permettre de gagner, ou qui ça allait aider, et ce qu’ils se passerait si ils n’y arrivaient pas. Et là ça marchait beaucoup, beaucoup mieux !

Cette Opé restera un bon souvenirs. J’espère pouvoir reprendre ce type de commandement à l’avenir car c’est vraiment très intéressant de jouer de cette façon là.

 

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