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Les 8 mauvais réflexes des jeux vidéos

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Force est de constater que l’Airsoft est bien une activité en plein Boom. Au fil des mois on découvre de nouveaux visages sur les parties. Des nouveaux visages le plus souvent juvéniles qui arrivent les yeux grands ouverts avec une fausse assurance ventant leurs connaissances des armes et des techniques commandos les plus poussées. Mouarf …

Soyons honnête, l’Airsoft séduit un vaste public de jeunes fraîchement majeurs (enfin normalement !) qui passent enfin du monde virtuel au monde réel. Et on le constate très très vite, les petits bonhommes ont parfois du mal à passer ce cap. En même temps être assis le cul vissé dans le canapé une manette à la main c’est bien différent que de devoir le bouger sur un terrain avec son arme (euh réplique !).

Du coup, pour que vous ne soyez pas étonnés, je vais vous présenter 8 attitudes, ou mauvais réflexes, du Gamer typique de base qui déforment totalement sa façon de jouer. C’est assez flagrant vous verrez, et ça vous permettra le cas échéant de pouvoir le reprendre et le corriger. En complément, lisez cet article si votre Team recrute des débutants.

Il découvre qu’il à des jambes !

Et oui, le Gamer passe d’un mode de jeu statique (son canapé) à un jeu physique et mobile. Après 18 ans de léthargie il découvre qu’il à des jambes !! Bon j’exagère un tout petit peu, mais à peine. Dans les jeux les persos sont ultra mobiles, ils courent et sautent dans tous les sens. Sur un terrain c’est pas la même. Bien que jeune et normalement en bonne santé il va parfois se rendre compte (un peu tard) que ce n’est pas si facile que ça.

Je me rappel encore de ce couple père – fils venus découvrir l’airsoft. Une bonne cinquantaine d’année pour le papa, et 18 ans et quelques jours pour son rejeton. Et bien le papa s’est pris au jeu et s’est arraché malgré sa condition physique très moyenne. Par contre le fier gaillard lui je ne l’ai pas vu courir de la journée, se plaignant des Respawns trop loin, et blablabla et blablabla. Bon au final, il a passé la dernière heure en ZN à jouer sur son portable.

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Conseil : il faut s’adapter au bonhomme. Le laisser évoluer. Après tout il faut bien que jeunesse se fasse. Si un joueur ne veut pas faire d’efforts physique il abandonnera très rapidement et retournera sur sa console.

 

Il découvre la portée des répliques !

Ensuite, il faut savoir que le Gamer à la capacité de descendre un Hélico de combat à 1 800 mètres. Ça il sait faire ! En clair il à l’habitude d’engager à bonne distance. Et en partie, même si il sait que les portées des répliques sont réduites il à du mal les premières fois à estimer les distances. Du coup c’est un des seuls gars que tu vois engager le contact à 100 mètres et grogner parcequ’il à touché le gars !!

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Conseil : prenez le temps de lui expliquer comment fonctionne une réplique, comment on la manie, ce que cela fait de tirer, et de se faire tirer dessus. Dites-lui quelles sont les portées usuelles en général et comment les apprécier.

 

Il découvre la visée manuelle !

Sur le même principe, dans un jeux il est très très facile de viser. La dextérité d’un index sur un bouton au repos est excessivement plus précise que celle combinée d’une main, d’un bras et d’une épaule durant un effort physique. De même, dans un jeu vidéo il y a l’effet tunnel puisque les ennemis se présentent très souvent dans le champ de vision. En conditions réelles on évolue dans un environnement en 3 dimensions à 360° – sans compter les effets perturbateurs dus à la réplique (Hop-up, etc) et aux conditions extérieurs (vent, etc) ! Du coup la prise de visé est nettement moins aisée, moins rapide et surtout moins juste !

En clair, le Gamer pense qu’il suffit de diriger son canon vers l’adversaire et de tirer pour le toucher. Et forcément rage contre le type d’en face alors qu’il a copieusement arrosé à côté. C’est aussi le type de gars qui tire à la Libanaise !

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Conseil : tout comme le maniement d’une réplique il faut lui montrer comment prendre une visée.

 

Il tire partout (ou n’importe où plutôt) !

Et oui, le Gamer est un Gunner de base. Il canarde !! Dans un jeux vidéo, la partie alterne entre des phases passives servant à décrire le contexte, le scénarios et exposer les dialogues ; et les phases actives ou il faut tirer, se déplacer, tirer, tirer, TIRER !!!!!

Lorsque le Gamer découvre l’airsoft, il découvre aussi les répliques. Pour lui c’est tout nouveau, tout beau. Il faut qu’il test, qu’il tire sur tout et tout le monde ! C’est étonnant de voir ça au début, et ensuite ça devient vite gonflant, surtout qu’on le Team Kill commencent à s’accumuler 🙂

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Conseil : laissez le se défouler les premiers instants. Chaque phase de découverte débute par une espèce d’euphorie. Une fois que c’est passé proposez lui de vous accompagner. Placez le en binôme avec un gars expérimenté. C’est la meilleure façon d’apprendre : à l’imitation ! C’est aussi la plus plaisante et la plus simple à mon sens.

 

Il court partout sans réfléchir !

Dans un jeu vidéo les personnages sont très très mobiles et super résistants, toujours en train de courir même avec une rafale dans le derrière. Dans un jeu  si vous vous prenez une volée de 7,62, une grenade, ou une roquette c’est pas forcément ça qui vous empêchera de continuer 🙂 Rares sont les jeux tactiques et réalistes axés avec le principe de One shoot – One kill.

Du coup, si votre Gamer est pas trop feignant, et qu’il est pleine phase de découverte et d’euphorie il va sans doute gambader et courir n’importe où comme un fou. C’est un réflexe naturel. Or en Airsoft, la sanction est immédiate en général. Si tu fais n’importe quoi genre courir à découvert tu risques fort de t’en prendre une.

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Conseil : appliquez la méthode de l’apprentissage par l’échec. Le jour ou tu mets la main sur une flamme tu comprends que c’est une mauvaise idée et si t’es pas trop con tu ne recommenceras plus. C’est le même principe. Laissez le en prendre plein la tête quelques instants, puis épaulez le en l’intégrant à l’équipe avec un binôme attitré.

 

Il recharge comme il peut !

Dans les jeux vidéos, tu cours, tu tires, tu cours, tu recharges en une demi-micro seconde un chargeur plein et approvisionnes ton arme instantanément. Whouaaa, en même temps tu incarnes généralement un Mercenaire – Commando – Espion – Ninja de l’espace formé à démonter – remonter n’importe quelle arme les yeux bandées par 20 mètres de fond et avec ses pieds. Oui Monsieur. C’est possible. Forcément ça un peu les choses autant de facilité. Ce qui permet d’ailleurs de faire des rechargement rapides en courant en zig zag pour éviter les tirs ennemis.

Par contre en partie c’est pas la même. Là pour le coup il n’y a plus personne pour manipuler automatiquement ta réplique. Alors le pauvre Gamer qui ne sait pas gérer sa consommation de billes et qui tire partout se retrouve très rapidement à vide au milieu d’un découvert…. Dommage. Et là il essaye de recharger comme il peut, en catastrophe. “Ah merde, c’est vide ? Comment j’enlève le chargeur ? Où je le mets ? Il est ou le plein ? Est-ce qu’il est plein ? Comment je le mets ?C’est bon il est mis ! Merde ça tire pas ! Ah oui faut molleter le chargeur !! Merde ça tire toujours pas ! Ah oui faut tirer charger la réplique !!” … voilà voilà ..

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 Conseil : même chose que précédemment, initiez-le et former-le au maniement de la réplique.

 

Il joue comme un loup solitaire !

Dans la grande majorité des jeux en général, t’as pas trop besoin des collègues pour sauver la planète en fait. Toi tout seul ça va, c’est suffisant. Ça passe quoi 🙂 Les campagnes solos et mêmes multi placent le joueur au centre de l’action et primes donc les actions et comportements individuels.

Forcément notre petit gars reproduit ce modèle sur le terrain. Il ne sait pas s’insérer dans un groupe et une action collective. Du coup tout foufou il fait sa guerre dans son coin.

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Conseil : comme précédemment, laissez le se faire allumer, il viendra vite faire copain copain quand il aura compris que tout seul on ne vaut pas grand chose.

 

Il pense encore jouer contre une IA !

Ce qui pêche très souvent dans les jeux c’est l’IA. Faut dire qu’ils sont assez cons les mecs en face 🙂 Mêmes si les progrès se font de plus en plus en la matière il faut avouer qu’une IA scriptée n’a strictement rien à voir avec les décisions et réflexes humains (qu’ils soient bons ou mauvais). L’homme est plus imprévisible, plus malin, plus sournois.

Du coup le Gamer il est habitué à tirer sur des crétins qui se baladent à découvert en rechargeant leur flingue au milieu d’un échange de tir. Quand il joue c’est du tir au pigeon pour lui. C’est pour ça que c’est un Killer. Sauf qu’en partie bah bizarrement les joueurs sont moins cons que cela.

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Conseil : pas de conseil. Ca il va assez vite le comprendre tout seul je pense. Enfin j’espère.

 

Il pense qu’il est toujours le Héros de l’histoire !

On la vu et je me répète, le Gamer est habitué à être le Héros, le Commando, le Guerrier ultime, Vétéran de COD, BF et j’en passe. Il maîtrise parfaitement ce qu’il y a à savoir sur l’armement, les techniques de combats, etc etc ! D’un côté c’est vrai. C’est vrai mais seulement en ce qui concerne son environnement vidéo ludique.

Sauf qu’en partie on est IRL (In Real Life). Et il oublie qu’il repart de zéro. Qu’il à tout à apprendre et à découvrir. Ce qui n’est pas du tout un problème en soit. Sauf si Monsieur commence à nous prendre de haut à nous raconter ce qu’il croit savoir alors qu’il ignore tout de l’activité.

Il pense qu’à lui seul il va nettoyer le bâtiment, qu’il est invincible, qu’il tire mieux que tout le monde et qu’il fait mouche à chaque fois, qu’il sait comment fonctionne son arme (euh réplique ah oui c’est vrai .. mais bon c’est pareil !), etc,etc.

L’airsoft c’est comme dans la vie, il y a le savoir être, et le savoir faire.

Le savoir faire s’apprend, on l’acquiert par l’expérience. Si le Gamer ne sait pas, qu’il fait des erreurs, ce n’est pas grave : on le corrige, on lui explique et on lui apprend. La prochaine fois il fera moins pire, et un jour il fera bien, puis très bien, et peut être mieux que vous !

Le savoir être est plus de domaine de l’inné. En clair si c’est un petit con qui sait tout, arrogant et un peu mauvais joueur et mauvais perdant sur les bords, et bien ça va être un peu plus compliqué d’avoir la patience de le prendre sous son aile et de lui expliquer comment ça ce passe en partie.

 

Logo Airsoft Attitude Vieillit

 

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7 Comments

7 Comments

  1. vicieuxxx orga wildtrigger

    07/05/2015 at 13:45

    Venant moi même d’un milieu de gamer (presque hardcore,j’entends minimum 3h/jours depuis mes 10 ans), je ne suis pas d’accord sur certains points.
    Pour moi l’article traite plus des débutants en règle générale que des jeux vidéos. J’ai en effet initié quelques amis non gamers et ils ont reproduits les erreurs citées (courir partout, viser sur l’adversaire en course et non 10 mètres devant lui, avoir les doigts lourds sur la détente…)

    Concernant le loup solitaire. J’ai beaucoup joué aux fps counter strike et battlefield, hors je pense que ces deux jeux m’ont au contraire incités à jouer en groupe. Et en effet lorsque j’ai commencé l’airsoft avec mon frère nous formions un binome qui se greffait au bon vouloir d’une escouade à une autre donc en groupe, puis avec l’expérience je me suis rendu compte que les équipiers étaient handicapants pour moi (inertie de groupe, bruit déplacement, perte concentration etc). Je joues maintenant en loup solitaire en action mais en équipe stratégiquement… (donc seul mais faisant des actions pour débloquer des situations pour mon équipe).

    La stratégie et l’IA: comme j’en parlais précédement , counter strike a baigné toute mon adolescence et m’a appris que les assauts de face étaient souvent voués à l’échec, je pense que ma fascination pour les contournements viens de cette “formation”.
    Concernant l’IA c’est un raisonnement à demi fondé, certes beaucoup de jeux en usent (et souvent mauvaise ^^) mais c’est souvent entre 20 et 30% maximum du contenu d’un FPS. J’entends par là, les campagnes solo/coop. Maintenant l’intérêt des 3/4 des jeux repose sur leur multi ( call of, battlefield, CS, etc). Alors oui on se bat virtuellement certes mais contre des êtres humains qui réagissent, comme bien dit dans l’article de façon imprévisible…d’ailleurs pas si imprévisible que ça…et c’est là tout l’intérêt du multi que ce soit en jeux vidéos ou en airsoft…il n’y a rien de plus jouissif que de réussir à contrôler les actions d’un/plusieurs adversaires en leur faisant prendre tel ou tel chemin.

    Bref pour moi l’airsoft est une continuité logique des jeux vidéos, avec les avantages et les inconvéniants (effort physique, imprécision des tirs etc). Mais ils sont touts les deux fondés sur les mêmes bases, le fun et la détente, et pour cause ce sont touts les deux des jeux.
    Je suis beaucoup plus sceptique concernant les joueurs venant de milieux militaires ayant appris des bases/techniques très intéressantes mais pour la plupart obsolètes ou peu applicables en airsoft vus que les enjeux sont totalement différents.
    Et le gamer ou le mili doivent en effet apprendre et s’adapter à ce loisir à part.

    • Hugues

      07/05/2015 at 14:04

      Merci pour ton argumentaire et d’avoir partagé ta vision de la chose mon cher Vicieux ! En même toi t’es quand même à part ! C’est aussi pour ça qu’on t’aime !

  2. vicieuxxx

    07/05/2015 at 14:12

    différent mais pas méchant gniiiiiiiiii

    bisous kékète mon hugues 🙂

  3. Verde

    25/05/2015 at 19:44

    Personnellement, à ma première partie, j’essayais plus de rester à couvert et avancer très prudemment.
    Je savais pas quand tirer/Observer derrière la couverture et malheur à moi, même si on m’a dit de ne pas tirer à la tête (logique) bah.. tu vise quand même la tête de manière intuitionnelle et après tu te dis merde.
    Aussi je préfère large les jeux d’infiltrations xD.

  4. Chrisherve

    12/07/2015 at 00:00

    Si je veux toucher des droits d’auteur pour mon visage sur la photo (la dernière), je dois contacter qui :p ? Car il me semble qu’il s’agit de mon montage sur la dernière photo et belle et bien de ma tête x)

    Non sérieusement, l’article m’a bien fais rire (on aurait crut moi dans mes début à l’airsoft il y à un bon moment) ^^

    • Hugues

      13/07/2015 at 10:38

      Salut ! Si tu le souhaites on peut supprimer cette photo. Sinon effectivement on peut envisager une rétribution via un pourcentage sur les quelques centimes que nous rapportera cet article sur les années à venir via la publicité Adwords 😉

      • Chrisherve

        13/07/2015 at 16:56

        Salut, non laissez là (c’est assez drôle je trouve) 🙂

        A la limite, je veux bien un lien sur la photo qui ramène à ma chaine youtube (ça vous laissera votre rétribution et moi ça me permettra d’avoir un léger revenus supérieur par mon sponsor) 🙂

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Une réplique peut-être une arme

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Les puissances des répliques

 

La réglementation actuelle permet de ne pas appeler « arme » une réplique dont l’énergie de son projectile est inférieure à deux joules. Ce qui signifie, a contrario, qu’une réplique qui propulse des billes au-dessus de ce seuil devient donc une arme.

Pourtant, il s’agit bien de la même réplique, dont le propriétaire peut, sans même s’en rendre compte, passer d’une situation admise, à une situation interdite, avec bien évidemment, tous les risques que cela comporte.

 

 

 

Alors comment franchit-on la ligne jaune ?

En ne respectant pas les données de base qui servent au calcul de l’énergie de la réplique, à savoir, la masse du projectile et sa vitesse de déplacement dans l’espace.

Voici un document récapitulatif des énergies de jeu en fonction du poids des billes. Vous pouvez le télécharger et l’utiliser pour vos parties : table des énergies. Source : FFA

 

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L’airsoft comparé au monde opérationnel

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Que vous soyez un débutant qui découvre l’airsoft, ou un joueur averti qui baigne dans le milieu depuis de nombreuses années, force est de constater que l’airsoft est une activité légèrement à part : une législation en pleine évolution, une méconnaissance de l’activité de la part du grand publique, un cadre de jeu parfois discutable, etc. Et pourtant il s’agit bien là d’un loisir un plein boom qui séduit de plus en plus !

De mon côté, en tant que joueur, organisateur professionnel et blogger je constate au fil des ans que cette activité est perçue et pratiquée de façon bien différente part les joueurs. En découlent quelques quiproquos, mésententes, propos et comportement absurdes qui finissent par ternir l’image de cette activité et notre plaisir durant les parties en fonction des zozios que nous avons face à nous.

Les sources du “problème” ? Des fantasmes énormes, des frontières floues et parfois faussées entre le monde opérationnel (militaire, force de l’ordre, etc), le RD et le RS (*voir définitions ci-dessous), les films, les jeux vidéos, le manque de formation et d’encadrement, et j’en passe et des meilleurs.

* Définitions:

RD : abréviation de “Real Deal” (vraie dotation), qui désigne le matériel réellement utilisé par des soldats ou des forces de l’ordre en opération. Se dit d’une pièce d’habillement ou de matériel, mais aussi d’une façon de porter et d’utiliser cette pièce. Par exemple, “Mon sac à dos est RD” signifie que ce modèle exact de sac à dos est ou a été réellement utilisé au combat. Ce à quoi l’interlocuteur peut répondre “Oui, mais la façon dont tu le portes, ce n’est pas RD“, ce qui signifie que ce sac n’est pas porté ou utilisé de la façon dont le fait un militaire (ou un policier..) en opération.

RS : abréviation de “Real Steel” (et non pas Real Style), littéralement “vrai acier”. S’utilise pour désigner un accessoire ou une partie d’une réplique provenant ou utilisé sur une vraie arme, par exemple une crosse, un corps, une optique de visée. Par exemple, “Le bois de mon AK, c’est du RS“, signifie que les bois de la réplique d’AK du joueur proviennent d’une véritable Kalachnikov. “RS” désigne en fait de manière généralement le matériel authentique (hors tenues), opposé aux “repros” (reproductions). Cette abréviation est parfois abusivement employée au lieu de “RD”.

Source : Wikipédia

Voici pourquoi je vais tenter une petite mise au point et vous présenter les différences les plus notables entre l’airsoft et le monde opérationnel.

 

La prise de risque et la réaction face au danger

Le premier point à prendre en compte : c’est le risque. Les opérationnels utilisent des armes létales. En airsoft c’est des billes de 6mm. Forcément, quand tu risques de mourir tu fais un petit peu plus attention, tu es parfois plus hésitant, et donc tu joues la sécurité au maximum. En airsoft, la seul chose que tu risques c’est un micro bleu et de faire un aller retour au Respawn. Du coup tu te permets d’aller chatouiller l’adversaire et de t’exposer, parfois bêtement, parfois très très bêtement 🙂

Du coup l’adversaire ne réagit pas de la même façon. Le comportement est totalement différent et entraîne bien souvent une prise de risque maximum (voir stupide ou inconsciente) de la part des airsofteurs. L’un dans l’autre ça peut être perçu comme un avantage puisque cela permet de multiplier les affrontements et les échanges de tirs. La seule façon de contrer cet effet “Kamikaze” est d’être excessivement agressif et stressant au contact afin d’accentuer cet aspect “danger”.

Pour se faire je vous invite à lire ou relire ces 2 articles sur le sujet :

Les distances d’engagement

Autre point différenciant que l’on constate très très rapidement, c’est la différence au niveau des distances de tir qui modifie totalement le combat. En effet, les armes peuvent toucher une cible à plusieurs centaines de mètres, une réplique non ; sauf dans les fêtes foraines ou visiblement elles peuvent tirer jusqu’à 200 mètres 😉

Par exemple, il y a encore quelques années,  dans l’armée française les groupes de combat d’infanterie étaient organisés selon les distances d’engagement avec des groupes de 300 et 600 mètres.

En airsoft, on est plus sur du 10 à 60 mètres. Ce n’est pas là même chose du tout !! Cette variable change énormément de choses puisque les joueurs doivent s’approcher au maximum de l’adversaire pour espérer le toucher. L’airsoft c’est un sport de contact à très courte distance alors que les opérationnels cherchent à engager l’ennemi à distance afin de limiter les risques.

Et pour surprendre l’adversaire et limiter votre exposition, une solution : l’embuscade !

La gestion de l’effort et la fatigue

Une partie d’airsoft s’inscrit dans un cadre temporel et géographique déterminé et structuré : une partie sur une ou deux journées et sur un terrain délimité. Je ne parle pas des petites pauses qui vont bien, le camion burger ou la livraison de pizza, la tente 9 places avec le chauffage, le téléphone, Facebook et Youporn.. (tout ça c’est du vécu me dites pas que ça n’existe pas bande de menteurs !)

Tout ça pour dire que la gestion de l’effort et de la fatigue est bien moindre que celle des opérationnels soumis à des phases d’efforts et de stress bien plus poussés, tant sur la durée que vis à vis de l’espace.

Évidemment une bonne partie, ou une bonne Opé, demandent une condition physique correcte. Néanmoins soyons honnête : l’intensité reste moindre que sur un théâtre d’opération ou même un entraînement mili basique. L’environnement et les conditions ne poussent pas les joueurs dans leurs retranchement (mentale et physique), et la possibilité de s’extraire du jeu est toujours possible afin de se reposer. Alors que cet aspect influe beaucoup, notamment sur l’aspect immersif du jeu.

Or, la fatigue et la gestion de l’effort sont des parts intégrantes du combat. Jouer sur un micro terrain qui nécessite 2 minutes de marche pour retourner au Respawn entraîne souvent un style de jeu orienté Speed Game que je trouve personnellement assez peu motivant : je joue, je tir, je suis out .. hop hop hop promenade, je me ballade, je tir, je sors, tiens Maurice fume une clope, allez hop hop hop je vais lui raconter ma vie 2 minutes, hop hop hop, allez on retourne fragger 10 minutes et après café – McDo – sieste – Youporn.

L’immersion

Le point vu précédemment impact à mon sens directement l’aspect immersif d’une partie. Combien de fois ai-je vu des parties en stand-by car des Teams entières allaient se boire un café-clope ? Vous imaginez vous un match de foot de 90 min ou la défense iraient se boire un petit verre pendant 15 min en pleine première mi-temps ? Euhh … et bien là c’est pareil.

De l’autre côté, les opérationnels eux sont dans la mission du début à la fin. Mêmes les phases de repos durant les missions sont soumis à cette contrainte de risque : tu dors mais tu dois être prêt, tu ne vas pas pisser bêtement n’importe ou n’importe comment, tu restes vigilant H24 et tu restes en mesure de réagir à toute situation à tout moment. C’est très différent pour le coup.

Personnellement, ce que je préfère en airsoft sont les phases d’infiltration, de renseignement et d’exfiltration ou l’attitude est assez similaire aux opérationnels. Le principe reste simple : tout voir sans se faire voir. Les notions de distances ce coup-ci est un peu plus réalistes. Je trouve ça dommage que ce style d’action soit encore assez peu développé en parties.

Et je parle pas des items (pourris) et autres structures (bunker en palettes) qui nous rappellent cruellement à quel point on est en train de jouer à la guerre et cassent littéralement l’ambiance de jeu.

Pour limiter tout cela : des règles de jeu claires et précises, une organisation sérieuse ainsi qu’une motivation et une implication poussée de la part des participants. Mais ça reste plus facile à dire qu’à faire malheureusement. Je préconise également si possible en fonction des parties une seule et unique phase de jeu sans pause. Mais cela reste mon avis personnel et cela dépend vraiment des équipes.

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Interview de la FSA

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Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter cette interview réalisée avec la FSA. C’est une équipe que nous suivons depuis quelques années déjà, et vous allez vite comprendre pourquoi !

 

Parlez-nous de l’équipe

L’équipe s’est crée il y a bientôt 10 ans le 1er septembre 2009, elle a commencé avec des parties du dimanche et s’est progressivement structurée vers l’organisation de sorties orientées “Milsim” au fur et à mesure que les membres ont grandis. La FSA est montée en association loi 1901 depuis 2011 et aujourd’hui, on partage l’activité entre des parties du dimanche, des sorties types “Drill” et des Ops en France et à l”international.

Nous sommes 15 membres actifs et avons déjà 20 “anciens” qui sont passés parmi nous dans le passé.

 

 

Quelles sont vos valeurs ? vos inspirations ?

Je vais essayer de ne pas rentrer dans les grandes phrases bateaux qu’on pourrait sortir genre “cohésion, esprit d’équipe …”. Notre valeur est vraiment de construire quelque chose qui tient dans la durée. Après 10 ans d’existence, on veut vraiment continuer à avoir un esprit FSA qui se transmet au fur des années, malgré le turnover naturel du milieu (déménagement, changement de passion …).

Nos inspirations sont bien entendus les forces spéciales françaises (tant au niveau du matériel que des techniques. Pour être plus précis nos inspirations sont issues du 1er et 2ème cercle du COS : 1er RPIMa CTLO/RCO, 13eme RDP, FORFUSCO (Hubert/ Monfort/ Trepel/ Jaubert/ Penfentenyo), CPA 10, DAOS, CIET, 4éme RHFS, GIGN ASTAN et CPIS (CPEOM).

 

Qu’est ce que vous recherchez dans l’airsoft ? pourquoi pas du paintball ?

A l’origine, pour le réalisme du matériel et du milieu. A l’époque, le paintball avec du matériel type mili n’existait pas du tout. L’Airsoft a pas mal de qualité, le matériel est fiable, les portées intéressantes (pour le CQB) et est peu dangereux.

Après la FSA diversifie ses activités en proposant notamment a ces membres la randonnée, le bushcraft, la course a pied, le tir IPSC, le radio-amateurisme, la chasse, les ateliers réparations Gbb et Gbbr, … ainsi que, bien entendu, les soirées cohésions 🙂

 

Comment vous entraînez vous ? sur quel modèle ?

On aime pas trop le mot entrainement / drill (souvent utilisé à tort et à travers), car l’airsoft et le milsim ne sont pas reconnus comme des sports. On organise des sessions ateliers pour faire progresser tout le monde sur les techniques de jeu en équipe en milieu clos ou en forêt, ensuite cela marche beaucoup par émulation.

Les anciens forment les nouveaux sur le terrain, que ce soit sur la configuration des gilets / porte plaques, le réglage des radios ou le placement. On a un mix d’anciens et de personnes plus récentes qui permet une intégration en douceur.

Les modèles sont généralement les techniques largement diffusées dans les bouquins, type TAI. On essaye toujours de garder à l’esprit qu’on joue et qu’il ne faut pas trop se prendre pour des “mythos” car des gens avec les mêmes tenues risquent leur vie dans leur métier.

Quels est votre spécificité par apport aux autres équipes ?

En matériel, les radios, on a la chance d’avoir une passionné qui nous a permis d’avoir accès a du matériel de bonne qualité, que ce soit des PTT ou des Headset (invisio, ostéocraniens, comtac …) et donc de les utiliser pas mal dans nos ops. On avait déjà rédigé un article sur cette thématique 🙂

 

Sur le terrain, on essaye justement de ne pas se spécialiser et d’être touche à tout pour varier les plaisirs. Du CQB en tenue lourde et bouclier, des ops en forêt à marcher des kilomètres avec un sac à dos, du palmage des lacs, des filatures type Police à Paris ou Lyon, on essaye de faire pas mal de choses différentes.

Avez vous des spécialités ?

Il y a pas mal de “spécialités” bidons pour moi. Quand je vois des équipes recruter des “gunner” ou “tireur précision“, ça me fait un peu rire. Les joueurs ont envie de varier les plaisirs les week ends, et donc souvent changer de rôle ou de réplique.

On bosse sur des spécialités plus techniques, comme le porteur de bouclier, qui nécessite des techniques particulières en bâtiment, l’opérateur radio dual com qui doit bien maîtriser son matériel, l’Auxsan qui se forme aux techniques médicales et puis les CDS / CDG qui dirigent les petits groupes de FSA.

Quel est le type de jeux que vous recherchez ? Pourquoi ?

Je classerai trois types de jeu. L’Airsoft classique, avec les parties simples, pas de limitations en terme de chargeurs, d’emports, des règles de respawn simple et des scénarios type battlefield ou escorte de VIP.

Ensuite l’Airsoft Milsim (que beaucoup appellent a tort le Milsim) avec des règles d’emport, des midcap, des scénarios un peu plus poussés mais toujours avec des respawn, des chrony, des briefing sécurité ..

Enfin, le Milsim. Dans notre définition, le milsim essaye de reproduire des opérations de type Forces Spéciales en mettant pas mal de réalisme. Le briefing est orienté uniquement sur l’objectif, les joueurs sur invitations et les scénarios seront avec une OPFOR dédiée. On va marcher plusieurs kilomètres, observer des bâtiments, réaliser des assauts asymétriques (15 FS vs 3 méchants).

On apprécie les 3 types de jeux, mais c’est le Milsim que l’on préfère. C’est la que l’immersion est maximale et que l’adrénaline est le plus présente. Marcher des heures sous la pluie fait des souvenirs inoubliables.

Parlez-nous de votre équipement ?

Orienté Forces Spéciales Françaises, la norme est le camouflage Centre Europe, on aime le Daguet aussi. Porte Plaques moderne (CPC, JPC, MarGrid, Tactec, WAS …) et casque Opscore pour le CQB, Chest rig pour les ops en forêt avec des sacs à dos BFM Camelbak.

416 VFC AEG upgradés à base de Titan et SHS , câblés en T-Dean pour tout le monde, ce qui permet de pouvoir se prêter des batteries / chargeurs et d’avoir une bonne réactivité.

Radio PRC, PTT et équipement de tête obligatoire. L’investissement global peut être assez important si on part de zéro, mais les personnes s’équipent au fur et à mesure et on a pas mal de bons plans à partager.

Pour en savoir plus sur la tenue officielle de la FSA.

Quelles sont les équipes qui vous donnent le plus de difficultés ?

Un souvenir récent, sur l’excellente OP Search & Destroy 7 de Airsoft Provence ASP Milsim, on s’est fait traquer dans la montagne façon Red Wings pendant plus d’une heure par les Komando Phoenix / Jok’Air / G0109, sauf qu’on s’en est pas sortis. Les mecs ont rien lâché.

Le lendemain ils avaient piégé leur camp, on a mis le pied sur un fil alarme quand on essayait de s’en approcher. Des mecs sérieux !

 

Y a t-il un processus de recrutement spécifique ?

 

Le système de recrutement de la FSA se déroule sur une durée d’une année. Il se déroule en quatre étapes importantes :
  • La demande de recrutement
  • La période d’observation
  • La période d’instruction
  • L’intégration dans la FSA

Il faut postuler sur notre forum Association d’airsoft F.S.A . On rencontre généralement toutes les personnes qui candidatent et on fait une sortie ou deux avec eux.

A ce moment soit les personnes partent d’eux mêmes car ils sentent que ce n’est pas ce qu’il recherche, ou bien ils rentrent en “instruction”. Le joueur en instruction peut participer à toutes les sorties de la FSA et va pouvoir progresser, tant sur le jeu que sur le matériel.

Quand l’équipe l’estime prêt, il devient membre officiel. Le recrutement est toujours ouvert chez nous et on ne cherche pas de spécialités particulières. L’important c’est d’avoir des gens avec un bon esprit, ensuite ils apprendront chez nous.

Les étapes sont volontairement longues afin d’éprouver les motivations des postulants et laisser le temps à la FSA de bien connaître ses recrues. Tant que vous ne serez pas membre FSA, aucune cotisation associative ne vous sera demandé.

Pour nous joindre : rendez-vous sur le forum officiel marqué au dessus, même si c’est une technologie un peu vieillote, ou bien sur la page Facebook FSA Association

 

 

Une dédicace à quelqu’un en particulier ? Et un dernier conseil ?

Nous saluons la communauté Milsim ACP, qui grandit chaque année et qui est vraiment une bonne chose pour le Milsim Français. Sinon, à nos meilleurs potes, les lyonnais de la DIL.

 

Peut être juste un conseil pour ceux qui veulent tenter le Milsim : de ne pas se censurer ou se prendre trop la tête en ayant peur de postuler. Cela peut sembler être un milieu élitiste mais la solidarité y est assez forte comparée à l’airsoft classique et on peut vraiment se faire plaisir assez vite.

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