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L’inconscience du débutant

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Laissez moi vous raconter une petite histoire. Celle de ma toute première réplique : le Walther P99 Umarex Co2 Blowback. Une réplique magnifique. C’est la toute première que j’ai acheté. Maniable, belles finitions, bonne tenue et blowback !!! Petite parenthèse : le Walther P99 a été utilisé pour la première fois par James Bond dans Demain ne meurt jamais. Plutôt classe non ?!

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Donnés techniques du P99 (airsoft) : P99 Umarex, puissance replique, gun, FPS, débutant, blessure, airsoft, attention, danger airsoft

  • Poids : 630 g
  • Tir : semi-auto
  • Energie : CO2
  • Matière : ABS, culasse métal
  • Hopup : fixe
  • Longueur : 180 mm
  • Culasse : mobile
  • Chargeur : 15 billes
  • Puissance : 450 FPS (environ 2J)
  • Fabricant : UMAREX

Un achat de débutant !

Malheureusement la puissance est un véritable problème comme vous pouvez le constater. Environ 2 joules !! J’ai acquis cette toute première réplique sur un coup de tête, sans trop me renseigner vis-à-vis de la législation et des limites légales en partie. Un véritable achat coup de cœur d’un débutant !

Ce que j’en pense :

Je déconseille totalement son utilisation : au contact s’est un véritable danger, et à distance la précision d’une réplique de point est très aléatoire. Au final j’ai testé le P99 sur moi même à une petite dizaine de mètres : gros bleu sur la poitrine et on sent bien la bille. Imaginez donc un tir à la tête ou dans des zones fragiles ! Du reste, un tir à 30 mètres a quand même explosé le cadran de ma montre. Du coup je n’utilise mon P99 qu’en tir « sportif » car à ce jour je n’ai trouvé aucune façon de le downgrader. Et c’est bien dommage..

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Test en partie

Néanmoins, j’ai quand même eu l’audace (certains dirons que c’était de l’inconscience voir de la bêtise et ils auront totalement raison) de l’utiliser une fois en partie en tant que back-up. En me disant qu’avec un grammage important (de la 0,28 si je me souviens bien) cela irait quand même en visant la poitrine de mes adversaires. Grave erreur !

Je me suis retrouvé à investir un bâtiment, le P99 au poing. Je jette un coup d’œil discrètement dans la pièce. Derrière un obstacle une tête qui dépasse. Hmmm … tentant ! Je mets en joue et je contourne discrètement en espérant cibler une partie moins dangereuse. En définitive je suis repéré et me fait éliminer sans pouvoir répliquer. Frustrant.

Airsoft backup

La partie continue, un adversaire en ligne de mire à une dizaine de mètre. Je vise et tire 2 coups à la poitrine. Oups. La pauvre demoiselle avait les bras nus et à pris une belle décharge et une jolie marque ! Et croyez-moi, il n’y avait pas que de l’amour dans son regard. Mea Culpa donc. J’arrête les frais, m’excuse auprès de la jeune femme et range ma réplique .. définitivement.

Quelques semaines plus tard, nous avons reçu une Team invitée. L’un d’eux était équipé de ce fameux P99. Tout aussi insouciant que moi il l’a utilisé sans trop se poser de question. Jusqu’à ce qu’il tire à la 0,20 sur le haut du crâne de quelqu’un. Je vous laisse imaginer les dégâts.

backup P99

Résultat des courses :

Une superbe réplique injouable en partie à mon sens. Que vous débutiez, ou non, ne prenez pas à la légère les conseils de sécurité ! Le risque de blessure existe réellement et l’Airsoft reste une façon de passer un bon moment. Prenez donc bien le temps de vous renseigner (sur le web ou auprès des membres expérimentés de votre équipe) et.

 

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20 Comments

20 Comments

  1. Matt

    15/05/2013 at 15:02

    Salut tu peux downgrader ton P99 en changeant le ressort et en mettant une tige de coton tige au niveau du hop up pour réduire le trou de sortie. Excuse mon approximation. tu as des infos ici :

    http://forum.france-airsoft.fr/forum/index.php?showtopic=170741

    Par contre je te déconseille la partie ou il agrandit le trou pou augmenter le kick du blowback et faire perdre de la puissance au PA..

    Ma solution suffit à redescendre a 350fps à condition de trouver le bon ressort.

    • Hugues

      15/05/2013 at 15:56

      Et bien merci pour l’info Matt !! Je ne suis absolument pas bricoleur mais je vais regarder ça attentivement ^^ Toi même tu as déjà réalisé l’opération ?

  2. Sport Attitude

    16/07/2013 at 12:13

    Article très intéressant à présenter je pense impérativement aux néophytes (surtout les plus jeunes), qui ont un peu trop tendances à se tourner vers des modèles non conformes, mais aussi à l’image des répliques qu’ils trouvent dans les jeux vidéos etc

  3. JDavis

    30/07/2013 at 21:34

    Haaaa…. le P99 ! J’adore cette réplique !
    J’ai eu la chance de le trouver en GBB, mais mon seule soucis est de ne plus pouvoir trouver des pièces pour les réparer en cas de casse ! :'(

    Très bon article, chez nous (Belgium), la plupart des teams interdisent le CO² à cause de ce problème de puissance et de (excusez moi l’expression) cow-boy !
    Ce qui est dommage car il existe maintenant de très bonne réplique au CO² qui sont dans les normes, mais tant que ce ne sera pas approuvé par tous, pas de réplique de poing au CO²

  4. best airsoft factory

    22/05/2014 at 14:16

    Une belle réplique certes mais qui fonctionne au CO2. En plus d’être plus puissant que les répliques qui ne fonctionnent pas au gaz, elle est également un peu moins précise mais surtout plus à risque.
    J’ai remarqué que beaucoup d’équipe ne les autorisées pas lors des events par mesure de sécurité.

    A bientôt. Seb

  5. Mouollet

    18/07/2014 at 21:38

    Bonjour, je débute en airsoft, je cherche une réplique pour du tir sur cible et éventuellement des parties et je suis très intéressé par ce P99 mais sa puissance est trop élevée donc Matt (ou quelqu’un d’autre) peux m’expliquer l’histoire du ressort, donner la taille du ressort, où tu te l’ai procuré… Est-ce que l’arme réagira différemment (moins de précision, etc. à part la baisse de puissance) ? Merci.

    • Hugues

      19/07/2014 at 11:38

      Bonjour !
      Je ne suis pas un grand spécialiste du matériel malheureusement. Quelle la réplique la plus fiable pour du tir sur cible ? Et comment modifier le P99 ? Désolé mais perso je sèche.

  6. MangousTTE

    07/08/2014 at 23:52

    Bien vu cet article. Ca confirme ce que j’ai déjà vu et entendu ci et là. Dommage car il est superbe ce petit CP99. Je l’ai testé dans mon parking ya quelques mois (un ami l’avait acheté), il m’a semblé en effet un certain manque de précision. Et dans l’optique de jouer en partie, hors de question de dégommer les gars en face au sens propre.
    DU coup, je suis à la recherche d’un modèle de remplacement (de préférence avec blowback) qui me plaise et soit compatible avec les parties.
    SI vous avez une idée…
    Joli article une fois de plus, et désolé pour les bobos. lool

    • B-Low

      01/10/2014 at 01:05

      Etant propriétaire d’un P99 que je n’utiliserais jamais en partie (et que je vends ce mercredi premier octobre à un pote) ainsi que de 9 autres GBB, je n’ai qu’une chose à dire, le USP.45 ressemble à s’y méprendre au P99 niveau blowback et utilisation, tout en étant légal et confortable. Je te le conseille !

      • Hugues

        01/10/2014 at 12:41

        Merci pour l’info ! C’es noté je vais regarder ça ^^

  7. Falifaly

    16/03/2015 at 04:26

    Quelqu’un ici a-t-il déjà essayé le kit ronin sur le P99?

  8. Anonyme

    21/05/2015 at 02:31

    Il faut simplement tirez environs 5 a 6 coups avznt de lont appel bleeder la bonbonne.. le gaz ayant tendance a prendre de l’expansion à la chaleur.. En le Bleedant.. Vous diminuez la pression.. et évitez ainsi les HOT GUNS . jai un p99 (CO2) Un kwc 1911 (encore co2) et je les bleed avant.. aucunes modififications autre que le canon.. 375 fps. stable.. ça nescessaire de faire un downgrade

  9. miko

    21/11/2015 at 13:33

    Il est possible de downgrad se modèle très facilement et sans endommager quoi que ce soit.. Ni ressort ni rien…
    Tout simplement en ajoutant une rondelles de 1 à 2 mm d’épaisseur en fonction de la puissance désirée…
    Cette rondelles se place juste devant un petit ressort à l’intérieur du cylindre (dur à dévisser) d’échappement des gaz qui se trouve à l’arrière de la réplique juste au dessus de la cartouche de gaz…
    En effet le ressort aura une course moins importante et donc le temps d’échappement de gaz sera diminuer….
    Un downgrad propre et facile qui permet de rendre la réplique jouable….

    • Hugues

      24/11/2015 at 12:57

      Oh super merci pour l’info !

  10. ts98mlv

    03/07/2016 at 14:38

    Bonjour, j’ai moi aussi acheté non pas une mais deux répliques co2 (umarex) en étant débutant. Achats que je regrette amèrement car en plus de la puissance de ces armes (étant supérieur à 2j ce sont des armes), ces répliques ne sont pas fiables : en partie (oui je sais j’ai eu l’inconscience de les prendre en partie :'( ) une d’elles m’a éclaté dans la main et l’autre le chargeur fuit atrocement. Je précise que ces répliques sont le TS8017 de chez Tokyo Soldier (Umarex) et le hk p8 d’umarex.
    Je déconseille TRES fortement d’acheter des répliques co2 : c’est trop puissant et peu/pas fiable mais surtout très dangereux (je me suis fait tirer dessus par ces répliques et à chaque fois ou presque à plus de 10m je saignais donc je n’imagine même pas en dessous des 5m…)

  11. Eric

    02/09/2016 at 00:17

    Post très intéressant… J’ai 50 ans j’avais envi d’une réplique pour tirer dans mon jardin un spring à 30€ , Puis je me suis penché sur la question. 30€ pour un morceau de plastique qui crache des billes dans tous les sens ? C’est chaud quand même… J’ai téléphoné à des revendeurs ! Très pro ! Le bas de gamme reste inintéressant pour eux et pour nous aussi tous comptes fait, puis il cherche à vous vendre leur stock, normal… J’ai fait le tour du net et me suis rendu sur un terrain pour discuter avec des joueurs. Et mon raisonnement à changé ! Quitte à dépenser de l’argent autan le faire intelligemment. Je m’explique… 30€ pour acheter une bouse qui va rester dans un coin ? C’est con, alors mon raisonnement a été le suivant / prendre une réplique qui se rapproche le plus possible de l’arme réelle donc full métal et blowback pour tirer dans son jardin plus marrant avec de la puissance, Et si demain je veux jouer ? Je suis donc parti sur une réplique gaz qui est compatible co2, J’ai de la puissance avec mon co2 je tire des cibles à 30 mètres et avec le gaz je n’ai pas de scrupule à tirer un méchant à 10 mètres. Pour 90€ j’ai acheté un CZ P09 gaz/co2 …

  12. pierre marsal

    31/10/2016 at 18:01

    Bonjour,

    mon fils de 14 ans veut faire avec quelques amis du même age du air soft…sur le principe je ne suis pas contre d’autant qu’un de ses amis a un terrain.
    je souhaiterais donc avoir quelques renseignements :
    quelles armes sont les moins dangereuses ( gaz? ressort? ou autre? ) et qui donne quand même quelques sensations ?
    j’imagine qu’il faut un équipement de sécurité mais lequel prendre à part la tête ( casque intégral ou autre?) quelles autres parties du corps ?
    et si il blesse un camarade niveau assurance ? faut-il s’inscrire dans un club ?
    voilà pelle mêle quelques questions en espérant que vous puissiez m’apporter des réponses et faire taire mes inquiétudes.
    merci à tous .
    Pierre.

    • Hugues

      02/11/2016 at 09:35

      Bonjour Pierre,

      La pratique de l’airsoft est interdite aux mineurs. Voir notre article : https://www.airsoft-attitude.fr/legislation-sur-lairsoft/
      Néanmoins il existe des répliques inférieures à une certaine puissance pouvant être utilisées. A minima une paire de lunettes balistiques est impérative (quelque soit la puissance une bille dans l’œil fera des dégâts). Niveau assurance vous ne serez pas couvert et inscription dans un club est rigoureusement impossible car je le répète interdit aux mineurs.

      J’espère avoir répondu à vos interrogations.

  13. Robin Kaaz Moya

    13/09/2017 at 18:05

    J’ai fait pareil avec ma réplique de Dan Wesson. L’avantage, c’est qu’on fait cette erreur une seule fois ! ^^’

  14. Jean

    05/06/2018 at 15:27

    Bonjour, mon pistolet spring (m1911A1) tire mais depuis ce matin elle partent dans n’importe quel sens (souvent vers le haut) je connais la raison mais je ne sais pas comment réparer… la culasse c’est coincée en arrière et j’ai forcer pour que toutes les billes une à une tombe par le canon… Voilà. Merci à ceux qui maiderons

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L’airsoft comparé au monde opérationnel

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Que vous soyez un débutant qui découvre l’airsoft, ou un joueur averti qui baigne dans le milieu depuis de nombreuses années, force est de constater que l’airsoft est une activité légèrement à part : une législation en pleine évolution, une méconnaissance de l’activité de la part du grand publique, un cadre de jeu parfois discutable, etc. Et pourtant il s’agit bien là d’un loisir un plein boom qui séduit de plus en plus !

De mon côté, en tant que joueur, organisateur professionnel et blogger je constate au fil des ans que cette activité est perçue et pratiquée de façon bien différente part les joueurs. En découlent quelques quiproquos, mésententes, propos et comportement absurdes qui finissent par ternir l’image de cette activité et notre plaisir durant les parties en fonction des zozios que nous avons face à nous.

Les sources du “problème” ? Des fantasmes énormes, des frontières floues et parfois faussées entre le monde opérationnel (militaire, force de l’ordre, etc), le RD et le RS (*voir définitions ci-dessous), les films, les jeux vidéos, le manque de formation et d’encadrement, et j’en passe et des meilleurs.

* Définitions:

RD : abréviation de “Real Deal” (vraie dotation), qui désigne le matériel réellement utilisé par des soldats ou des forces de l’ordre en opération. Se dit d’une pièce d’habillement ou de matériel, mais aussi d’une façon de porter et d’utiliser cette pièce. Par exemple, “Mon sac à dos est RD” signifie que ce modèle exact de sac à dos est ou a été réellement utilisé au combat. Ce à quoi l’interlocuteur peut répondre “Oui, mais la façon dont tu le portes, ce n’est pas RD“, ce qui signifie que ce sac n’est pas porté ou utilisé de la façon dont le fait un militaire (ou un policier..) en opération.

RS : abréviation de “Real Steel” (et non pas Real Style), littéralement “vrai acier”. S’utilise pour désigner un accessoire ou une partie d’une réplique provenant ou utilisé sur une vraie arme, par exemple une crosse, un corps, une optique de visée. Par exemple, “Le bois de mon AK, c’est du RS“, signifie que les bois de la réplique d’AK du joueur proviennent d’une véritable Kalachnikov. “RS” désigne en fait de manière généralement le matériel authentique (hors tenues), opposé aux “repros” (reproductions). Cette abréviation est parfois abusivement employée au lieu de “RD”.

Source : Wikipédia

Voici pourquoi je vais tenter une petite mise au point et vous présenter les différences les plus notables entre l’airsoft et le monde opérationnel.

 

La prise de risque et la réaction face au danger

Le premier point à prendre en compte : c’est le risque. Les opérationnels utilisent des armes létales. En airsoft c’est des billes de 6mm. Forcément, quand tu risques de mourir tu fais un petit peu plus attention, tu es parfois plus hésitant, et donc tu joues la sécurité au maximum. En airsoft, la seul chose que tu risques c’est un micro bleu et de faire un aller retour au Respawn. Du coup tu te permets d’aller chatouiller l’adversaire et de t’exposer, parfois bêtement, parfois très très bêtement 🙂

Du coup l’adversaire ne réagit pas de la même façon. Le comportement est totalement différent et entraîne bien souvent une prise de risque maximum (voir stupide ou inconsciente) de la part des airsofteurs. L’un dans l’autre ça peut être perçu comme un avantage puisque cela permet de multiplier les affrontements et les échanges de tirs. La seule façon de contrer cet effet “Kamikaze” est d’être excessivement agressif et stressant au contact afin d’accentuer cet aspect “danger”.

Pour se faire je vous invite à lire ou relire ces 2 articles sur le sujet :

Les distances d’engagement

Autre point différenciant que l’on constate très très rapidement, c’est la différence au niveau des distances de tir qui modifie totalement le combat. En effet, les armes peuvent toucher une cible à plusieurs centaines de mètres, une réplique non ; sauf dans les fêtes foraines ou visiblement elles peuvent tirer jusqu’à 200 mètres 😉

Par exemple, il y a encore quelques années,  dans l’armée française les groupes de combat d’infanterie étaient organisés selon les distances d’engagement avec des groupes de 300 et 600 mètres.

En airsoft, on est plus sur du 10 à 60 mètres. Ce n’est pas là même chose du tout !! Cette variable change énormément de choses puisque les joueurs doivent s’approcher au maximum de l’adversaire pour espérer le toucher. L’airsoft c’est un sport de contact à très courte distance alors que les opérationnels cherchent à engager l’ennemi à distance afin de limiter les risques.

Et pour surprendre l’adversaire et limiter votre exposition, une solution : l’embuscade !

La gestion de l’effort et la fatigue

Une partie d’airsoft s’inscrit dans un cadre temporel et géographique déterminé et structuré : une partie sur une ou deux journées et sur un terrain délimité. Je ne parle pas des petites pauses qui vont bien, le camion burger ou la livraison de pizza, la tente 9 places avec le chauffage, le téléphone, Facebook et Youporn.. (tout ça c’est du vécu me dites pas que ça n’existe pas bande de menteurs !)

Tout ça pour dire que la gestion de l’effort et de la fatigue est bien moindre que celle des opérationnels soumis à des phases d’efforts et de stress bien plus poussés, tant sur la durée que vis à vis de l’espace.

Évidemment une bonne partie, ou une bonne Opé, demandent une condition physique correcte. Néanmoins soyons honnête : l’intensité reste moindre que sur un théâtre d’opération ou même un entraînement mili basique. L’environnement et les conditions ne poussent pas les joueurs dans leurs retranchement (mentale et physique), et la possibilité de s’extraire du jeu est toujours possible afin de se reposer. Alors que cet aspect influe beaucoup, notamment sur l’aspect immersif du jeu.

Or, la fatigue et la gestion de l’effort sont des parts intégrantes du combat. Jouer sur un micro terrain qui nécessite 2 minutes de marche pour retourner au Respawn entraîne souvent un style de jeu orienté Speed Game que je trouve personnellement assez peu motivant : je joue, je tir, je suis out .. hop hop hop promenade, je me ballade, je tir, je sors, tiens Maurice fume une clope, allez hop hop hop je vais lui raconter ma vie 2 minutes, hop hop hop, allez on retourne fragger 10 minutes et après café – McDo – sieste – Youporn.

L’immersion

Le point vu précédemment impact à mon sens directement l’aspect immersif d’une partie. Combien de fois ai-je vu des parties en stand-by car des Teams entières allaient se boire un café-clope ? Vous imaginez vous un match de foot de 90 min ou la défense iraient se boire un petit verre pendant 15 min en pleine première mi-temps ? Euhh … et bien là c’est pareil.

De l’autre côté, les opérationnels eux sont dans la mission du début à la fin. Mêmes les phases de repos durant les missions sont soumis à cette contrainte de risque : tu dors mais tu dois être prêt, tu ne vas pas pisser bêtement n’importe ou n’importe comment, tu restes vigilant H24 et tu restes en mesure de réagir à toute situation à tout moment. C’est très différent pour le coup.

Personnellement, ce que je préfère en airsoft sont les phases d’infiltration, de renseignement et d’exfiltration ou l’attitude est assez similaire aux opérationnels. Le principe reste simple : tout voir sans se faire voir. Les notions de distances ce coup-ci est un peu plus réalistes. Je trouve ça dommage que ce style d’action soit encore assez peu développé en parties.

Et je parle pas des items (pourris) et autres structures (bunker en palettes) qui nous rappellent cruellement à quel point on est en train de jouer à la guerre et cassent littéralement l’ambiance de jeu.

Pour limiter tout cela : des règles de jeu claires et précises, une organisation sérieuse ainsi qu’une motivation et une implication poussée de la part des participants. Mais ça reste plus facile à dire qu’à faire malheureusement. Je préconise également si possible en fonction des parties une seule et unique phase de jeu sans pause. Mais cela reste mon avis personnel et cela dépend vraiment des équipes.

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Interview de la FSA

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Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter cette interview réalisée avec la FSA. C’est une équipe que nous suivons depuis quelques années déjà, et vous allez vite comprendre pourquoi !

 

Parlez-nous de l’équipe

L’équipe s’est crée il y a bientôt 10 ans le 1er septembre 2009, elle a commencé avec des parties du dimanche et s’est progressivement structurée vers l’organisation de sorties orientées “Milsim” au fur et à mesure que les membres ont grandis. La FSA est montée en association loi 1901 depuis 2011 et aujourd’hui, on partage l’activité entre des parties du dimanche, des sorties types “Drill” et des Ops en France et à l”international.

Nous sommes 15 membres actifs et avons déjà 20 “anciens” qui sont passés parmi nous dans le passé.

 

 

Quelles sont vos valeurs ? vos inspirations ?

Je vais essayer de ne pas rentrer dans les grandes phrases bateaux qu’on pourrait sortir genre “cohésion, esprit d’équipe …”. Notre valeur est vraiment de construire quelque chose qui tient dans la durée. Après 10 ans d’existence, on veut vraiment continuer à avoir un esprit FSA qui se transmet au fur des années, malgré le turnover naturel du milieu (déménagement, changement de passion …).

Nos inspirations sont bien entendus les forces spéciales françaises (tant au niveau du matériel que des techniques. Pour être plus précis nos inspirations sont issues du 1er et 2ème cercle du COS : 1er RPIMa CTLO/RCO, 13eme RDP, FORFUSCO (Hubert/ Monfort/ Trepel/ Jaubert/ Penfentenyo), CPA 10, DAOS, CIET, 4éme RHFS, GIGN ASTAN et CPIS (CPEOM).

 

Qu’est ce que vous recherchez dans l’airsoft ? pourquoi pas du paintball ?

A l’origine, pour le réalisme du matériel et du milieu. A l’époque, le paintball avec du matériel type mili n’existait pas du tout. L’Airsoft a pas mal de qualité, le matériel est fiable, les portées intéressantes (pour le CQB) et est peu dangereux.

Après la FSA diversifie ses activités en proposant notamment a ces membres la randonnée, le bushcraft, la course a pied, le tir IPSC, le radio-amateurisme, la chasse, les ateliers réparations Gbb et Gbbr, … ainsi que, bien entendu, les soirées cohésions 🙂

 

Comment vous entraînez vous ? sur quel modèle ?

On aime pas trop le mot entrainement / drill (souvent utilisé à tort et à travers), car l’airsoft et le milsim ne sont pas reconnus comme des sports. On organise des sessions ateliers pour faire progresser tout le monde sur les techniques de jeu en équipe en milieu clos ou en forêt, ensuite cela marche beaucoup par émulation.

Les anciens forment les nouveaux sur le terrain, que ce soit sur la configuration des gilets / porte plaques, le réglage des radios ou le placement. On a un mix d’anciens et de personnes plus récentes qui permet une intégration en douceur.

Les modèles sont généralement les techniques largement diffusées dans les bouquins, type TAI. On essaye toujours de garder à l’esprit qu’on joue et qu’il ne faut pas trop se prendre pour des “mythos” car des gens avec les mêmes tenues risquent leur vie dans leur métier.

Quels est votre spécificité par apport aux autres équipes ?

En matériel, les radios, on a la chance d’avoir une passionné qui nous a permis d’avoir accès a du matériel de bonne qualité, que ce soit des PTT ou des Headset (invisio, ostéocraniens, comtac …) et donc de les utiliser pas mal dans nos ops. On avait déjà rédigé un article sur cette thématique 🙂

 

Sur le terrain, on essaye justement de ne pas se spécialiser et d’être touche à tout pour varier les plaisirs. Du CQB en tenue lourde et bouclier, des ops en forêt à marcher des kilomètres avec un sac à dos, du palmage des lacs, des filatures type Police à Paris ou Lyon, on essaye de faire pas mal de choses différentes.

Avez vous des spécialités ?

Il y a pas mal de “spécialités” bidons pour moi. Quand je vois des équipes recruter des “gunner” ou “tireur précision“, ça me fait un peu rire. Les joueurs ont envie de varier les plaisirs les week ends, et donc souvent changer de rôle ou de réplique.

On bosse sur des spécialités plus techniques, comme le porteur de bouclier, qui nécessite des techniques particulières en bâtiment, l’opérateur radio dual com qui doit bien maîtriser son matériel, l’Auxsan qui se forme aux techniques médicales et puis les CDS / CDG qui dirigent les petits groupes de FSA.

Quel est le type de jeux que vous recherchez ? Pourquoi ?

Je classerai trois types de jeu. L’Airsoft classique, avec les parties simples, pas de limitations en terme de chargeurs, d’emports, des règles de respawn simple et des scénarios type battlefield ou escorte de VIP.

Ensuite l’Airsoft Milsim (que beaucoup appellent a tort le Milsim) avec des règles d’emport, des midcap, des scénarios un peu plus poussés mais toujours avec des respawn, des chrony, des briefing sécurité ..

Enfin, le Milsim. Dans notre définition, le milsim essaye de reproduire des opérations de type Forces Spéciales en mettant pas mal de réalisme. Le briefing est orienté uniquement sur l’objectif, les joueurs sur invitations et les scénarios seront avec une OPFOR dédiée. On va marcher plusieurs kilomètres, observer des bâtiments, réaliser des assauts asymétriques (15 FS vs 3 méchants).

On apprécie les 3 types de jeux, mais c’est le Milsim que l’on préfère. C’est la que l’immersion est maximale et que l’adrénaline est le plus présente. Marcher des heures sous la pluie fait des souvenirs inoubliables.

Parlez-nous de votre équipement ?

Orienté Forces Spéciales Françaises, la norme est le camouflage Centre Europe, on aime le Daguet aussi. Porte Plaques moderne (CPC, JPC, MarGrid, Tactec, WAS …) et casque Opscore pour le CQB, Chest rig pour les ops en forêt avec des sacs à dos BFM Camelbak.

416 VFC AEG upgradés à base de Titan et SHS , câblés en T-Dean pour tout le monde, ce qui permet de pouvoir se prêter des batteries / chargeurs et d’avoir une bonne réactivité.

Radio PRC, PTT et équipement de tête obligatoire. L’investissement global peut être assez important si on part de zéro, mais les personnes s’équipent au fur et à mesure et on a pas mal de bons plans à partager.

Pour en savoir plus sur la tenue officielle de la FSA.

Quelles sont les équipes qui vous donnent le plus de difficultés ?

Un souvenir récent, sur l’excellente OP Search & Destroy 7 de Airsoft Provence ASP Milsim, on s’est fait traquer dans la montagne façon Red Wings pendant plus d’une heure par les Komando Phoenix / Jok’Air / G0109, sauf qu’on s’en est pas sortis. Les mecs ont rien lâché.

Le lendemain ils avaient piégé leur camp, on a mis le pied sur un fil alarme quand on essayait de s’en approcher. Des mecs sérieux !

 

Y a t-il un processus de recrutement spécifique ?

 

Le système de recrutement de la FSA se déroule sur une durée d’une année. Il se déroule en quatre étapes importantes :
  • La demande de recrutement
  • La période d’observation
  • La période d’instruction
  • L’intégration dans la FSA

Il faut postuler sur notre forum Association d’airsoft F.S.A . On rencontre généralement toutes les personnes qui candidatent et on fait une sortie ou deux avec eux.

A ce moment soit les personnes partent d’eux mêmes car ils sentent que ce n’est pas ce qu’il recherche, ou bien ils rentrent en “instruction”. Le joueur en instruction peut participer à toutes les sorties de la FSA et va pouvoir progresser, tant sur le jeu que sur le matériel.

Quand l’équipe l’estime prêt, il devient membre officiel. Le recrutement est toujours ouvert chez nous et on ne cherche pas de spécialités particulières. L’important c’est d’avoir des gens avec un bon esprit, ensuite ils apprendront chez nous.

Les étapes sont volontairement longues afin d’éprouver les motivations des postulants et laisser le temps à la FSA de bien connaître ses recrues. Tant que vous ne serez pas membre FSA, aucune cotisation associative ne vous sera demandé.

Pour nous joindre : rendez-vous sur le forum officiel marqué au dessus, même si c’est une technologie un peu vieillote, ou bien sur la page Facebook FSA Association

 

 

Une dédicace à quelqu’un en particulier ? Et un dernier conseil ?

Nous saluons la communauté Milsim ACP, qui grandit chaque année et qui est vraiment une bonne chose pour le Milsim Français. Sinon, à nos meilleurs potes, les lyonnais de la DIL.

 

Peut être juste un conseil pour ceux qui veulent tenter le Milsim : de ne pas se censurer ou se prendre trop la tête en ayant peur de postuler. Cela peut sembler être un milieu élitiste mais la solidarité y est assez forte comparée à l’airsoft classique et on peut vraiment se faire plaisir assez vite.

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Tribune libre

Mon Feedback de l’Opération Shield Of Illusion

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Feedback très personnel sur l’Opération Shiel Of Illusion, réalisé sur BloodBank du 27 au 28 juin.

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Pour info, je souhaite mettre en avant les bonnes et mauvaises choses que j’ai pu voir tout en restant en rapport avec ce qui nous, nous intéresse sur Airsoft Attitude : la tactique, la stratégies, et les actions de groupe. Je ne traiterai pas de l’organisation, des missions en général, ou de la tenue des événements (qui globalement sont tous positifs). Bref, mon objectif est d’aider tout ceux qui seraient intéressés par ce type d’Opé à se préparer convenablement, à identifier les bonnes pratiques et à éviter les petits pièges.

J’en profite quand même pour féliciter quand même l’investissement et la prestation de Vicieux. Réaction à chaud avec un Kamikaze … Question Rôle Play : 20/20 !

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Ma place, mon rôle :

Le samedi, j’ai été chargé d’une mission de renseignement en autonomie, puis de relayer les communication radios entre les Squads et le commandement FCU ainsi que de coordonner sur le terrain les actions inter-squads.

La nuit et le dimanche, le commandant a été abattu par une grosse gastro, je reprends donc le Lead directement sur le terrain.

Équipement :

  • 2 radios (une FCU – une canal Orga)
  • 1 PA (Glock) + 2 chargeurs
  • 1 map + 1 carnet + 1 stylo

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Ma place :

  • Toujours sur le terrain.
  • Proche du respawn lors des débuts de parties (samedi soir et dimanche matin) afin de relancer les équipes qui ont réalisé leur mission ou qui ont été éliminées.
  • Au contact au milieu des troupes pour coordonner les grosses missions nécessitant une mobilisation générale de plusieurs Squads FCU.

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Attitude :

  • Non combattant (5 billes tirées pour me défendre – 3 US touchés – 2 Zombis neutralisés)
  • Toujours dans le rôle de coordination / commandement.

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Les grosses erreurs ou fautes d’attitude

Les Walkers : ce que j’appelle les Walkers sont les gens qui se baladent littéralement sur le terrain. Ils jouent, mais se comportent comme des promeneurs. Ils nuisent complètement à l’aspect immersif du jeu.

Les déplacements lors des phases nocturnes : un certain nombre de joueurs et d’équipes sont excessivement bruyant la nuit. Or dans l’obscurité il se trouve que les sons portent beaucoup plus. Et en plus de faire autant de bruit qu’un troupeau de bison, une bonne partie ne peuvent se déplacer sans allumer leurs lampes. Honnêtement, en extérieur on y voyait parfaitement, et donc seuls certaines pièces, caves, ou passages à risques nécessitaient un peu de lumière. Personnellement je n’ai allumé que ma lampe rouge frontal, et ça allait très bien ! Après concernant le combat nocturne avec la lumière je ne dis rien. Ça sert aussi à ça.

En clair, le combat de nuit semble avoir été une découverte pour un certain volume des joueurs.

 Les déplacements en phases diurnes: j’ai traversé la carte de part en part tout seul tout le samedi. Je me poste, j’observe, je me déplace tranquillement en dehors des chemins via les zones d’ombres jusqu’à une position à couvert. Beaucoup de joueurs n’empruntent que les chemins, se postent au soleil, parlent à voix haute. Bref, gros problèmes de discrétion.

L’hydratation : il a fait un peu chaud ce week end. Et heureusement que l’Organisation a été très prévoyante en dispatchant de nombreuses bouteilles d’eau sur tout le terrain. Beaucoup de joueurs font du combat et de ne s’hydratent pas, de jour comme de nuit. On peut se priver de sommeil, de nourriture et fonctionner relativement correctement, mais l’eau c’est vital. J’ai personnellement très peu mangé et très peu dormis, mais j’ai descendu 5 litres d’eau du samedi matin au dimanche fin d’après midi. Avoir de l’eau sur soi c’est la base !

L’endurance et la motivation : quelque soit les camps, les effectifs ont été divisés par 2 au bout de 5 à 6 heures de jeux environ. Que ce soit le samedi, la nuit ou le dimanche. Une Opé nécessite légèrement plus d’endurance qu’une dominicale. Et la motivation est un point clé pour avancer et continuer les missions. C’est aussi la raison pour laquelle à partir de ces moments là je passais d’un commandement distant, à un regroupement des Squads que j’accompagnais directement sur les objectifs afin de les motiver.

Faut pas se laisser mourir comme ça …

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Ce que j’ai aimé voir

Le renseignement : lors d’une mission ou notre camp devait défendre, une demoiselle à extrêmement bien réagit en se cachant à un carrefour aux abords d’une route principale que la quasi totalité des forces adverses a emprunté pour attaquer. Nous savions donc systématiquement combien d’adversaires arrivaient, par quel chemin, si il y avait des snipers ou du soutien et tout ça 4 min avant leur arrivé.

Et pour l’anecdote, un ennemi à même marché sur la dame, de jour, sans la voir. Mes respects !

On ne parlera pas de l’infiltration à 50 mètres puis à 20 mètres du QG adverse 😉

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La discipline : autant les Squads avaient une liberté d’action totale pour mener à bien leurs objectifs, autant concernant les actions globales celles-ci ont du apprendre à fonctionner dans une logique de groupe. Et j’ai été étonnamment surpris, notamment lors de la dernière mission, de réussir à tenir Bank Blanche pendant 45 min, puis de s’exfiltrer avec une trentaine de joueurs ni vu ni connu afin de faire mouvement vers le village que nous avons pris et tenu pendant une heure. Sans la discipline de chacune des 4 Squads qui restaient, nous n’aurions jamais tenu face aux assauts répétés. Les Squads Leader ont bien compris ce que je leur demandais, et on très bien géré leur équipe. Quand une quarantaine de joueurs qui avaient pourtant un niveau tous différents arrivent à coopérer à ce niveau c’est juste magique et terriblement efficace !

La communication : comme je l’ai indiqué plus haut la communication a été le point clé qui nous a permis de mener à bien la plupart de nos missions et de réagir aux imprévus. Nous avons réussit a réarticuler notre dispositifs dans des situations compliquées comme lors de l’attaque des Zombies sur une Squad isolée qui a su nous ramener un groupe d’assaillant jusqu’à l’étage ou 2 Squads étaient arrivés en renfort pour leur tendre une embuscade. Arrivé là nous avons nettoyé Bank Rouge avec une Squad par étage en un temps record et avons même fait une dizaine de prisonniers zombis. Dans notre extrême générosité nous les avons relâchés aux portes du QG adverse.

Si je devais être relativement impartial et en faisant de grosses généralités, je dirais que dans l’ensemble notre camp été doté de moins de “moyens logistiques”, et qu’une bonne partie de nos joueurs n’avaient pas de matériel aussi “sophistiqué” que nos adversaires. Néanmoins, je pense que dans une certaine mesure notre camp a su jouer de façon collective avec des actions synchronisées à plusieurs Squad. Cela nous a permis de porter de récolter du renseignement, de porter de nombreux appuis qui nous évité quelques mésaventures, de défendre efficacement et de lancer des actions offensives ciblées.

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Ce que je retiens à mon niveau

Sans rentrer dans les détails sur les missions (plus de 200), j’ai constaté à mon niveau qu’elles étaient de 2 types :

  • les missions pouvant être réalisées par une Squad
  • les missions nécessitant plusieurs Squads

Et de fait, après quelques heures de jeu je me rends compte que je me retrouve avec 50% de mes effectifs qui sont capables de faire des actions coordonnées avec d’autres équipes, et l’autre moitié qui ne l’est pas et qui se concentre sur les objectifs qui lui ont été confiés.

Pour moi, quelles étaient les meilleures équipes à l’OP ?

Tout simplement celles dotées de moyens Radios efficaces et ayant une capacité à communiquer clairement sur leur positon, leur situation, sur les activités adverses, leur destination, etc, etc.  Et en général ces Squads étaient toutes gérée par un Squad Leader identifié qui assumait la bonne marche du groupe.

Je ne sais pas si la Squad A était meilleure techniquement que la X, Y ou Z. Mais je sais que très rapidement les Squads qui étaient régulièrement en contact Radio avec le Commandement était devenues très rapidement indispensables à la bonne marche des actions FCU.

On repère vite les rares groupes composés d’anciens professionnels (ou professionnels encore en activité) par apport aux autres équipes. Forcément ils ont reçu une instruction poussée et on pratiqué les fondamentaux pendant des années. Ils ont naturellement développés des réflexes et font les choses naturellement. Ils n’ont aucun mérite mais ça se voit de suite.

Ce qui est très intéressant c’est lorsque des joueurs qui ne sont pas habitués à jouer à ce niveau là viennent s’intégrer à une manœuvre de groupe ou justement il y a un noyaux de très bons joueurs qui ont les bons réflexes et les bonnes attitudes. Et alors ils se mettent alors à jouer à l’imitation et apprennent énormément en un temps records ! C’est juste formidable.

 

Pour moi la clé c’est de responsabiliser les joueurs.

J’ai remarqué que quelques soit le joueur, lorsque tu lui donnais un ordre, un action à faire, une mission, si tu lui expliquais qu’elle était la portée de son rôle alors bien souvent il était plus motivé.

Si je dis à la Squad X d’aller dans telle maison. Elle ira sans doute, mais sans savoir pourquoi. Et du coup elle ne fera pas ce qu’on pourrait attendre d’elle. Dites à la même Squad d’aller dans cette maison pour faire tampon avec l’adversaire pour permettre à un VIP de s’extraire d’une autre position, ou bien de faire un appuis pour permettre à une autre Squad d’attaquer une autre position et là ils vont se sentir responsabiliser. Ils font faire une action simple, en sachant pourquoi.

Pour la plupart de mes Squads je leur donnais donc un objectif, en expliquant ce que ça allait nous permettre de gagner, ou qui ça allait aider, et ce qu’ils se passerait si ils n’y arrivaient pas. Et là ça marchait beaucoup, beaucoup mieux !

Cette Opé restera un bon souvenirs. J’espère pouvoir reprendre ce type de commandement à l’avenir car c’est vraiment très intéressant de jouer de cette façon là.

 

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