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Savoir-faire individuels

Pourquoi tu vises toujours à côté ?

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L’œil directeur est celui qui est utilisé pour la visée. Il est donc assez primordiale de le connaître. Vous comprendrez aisément que si vous ne l’utilisez pas vous manquerez inévitablement votre cible.

La nature est implacable. En générale il correspond à la main directrice, mais ce n’est pas toujours le cas. Faîtes donc attention et appliquez le test qui suit !!!

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Comment droitier de naissance, je suis devenu gaucher ?

Pour l’anecdote, depuis tout petit j’ai toujours aimé jouer au petit soldat. J’avais un bout de bois ou un fusil en plastique qui faisait un bruit horrible lorsque je pressais la détente. Bref .. étant droitier j’ai toujours tenu mon jouet main droite. Logique non ? Imaginez un peu ma surprise quand un instructeur m’a fait comprendre après le test de l’œil directeur que j’étais gaucher !! Et oui, après presque 20 ans d’habitudes de droitier, il a fallu que j’apprenne à manipuler une arme de guerre main gauche. Dur !!

Donc, qu’il s’agisse d’une réplique d’airsoft, d’un arc, ou quoi que ce soit qui nécessite de prendre une visée, il vous faut déterminer votre œil directeur. Auquel cas la visée sera faussée.

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Comment déterminer son œil directeur ?

Pour déterminer quel est votre œil directeur, il suffit de faire l’expérience suivante :

  1. Avec les deux yeux ouverts (très important), tendez votre pouce, et alignez-le sur point fixe au loin.
  2. Sans rien bouger, fermez alternativement, l’œil droit puis l’œil gauche.
  3. L’un des yeux garde l’alignement de votre pouce sur le point fixe, c’est donc votre œil directeur. L’autre œil lui n’est plus aligné avec la cible.

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Que faire si votre main forte n’est pas la même que votre œil directeur ?

Et bien c’est malheureux, mais pas critique. Cela explique déjà certainement pourquoi vos tirs n’étaient pas réglés et que vos adversaires voyaient pleuvoir vos billes à quelques mètres d’eux sans jamais être touchés !

Rien d’affolant, je vous assure. Il va juste falloir repasser par une phase d’adaptation. Il va falloir s’entraîner à manipuler sa réplique avec la main correspondant à son œil directeur. C’est un apprentissage qui se fait assez rapidement. Moi-même, je ne me vois absolument plus utiliser une réplique ou un fusil avec ma main droite. Ce serait vraiment difficile parce que j’ai pu rapidement prendre de nouvelles et bonnes habitudes.

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Néanmoins, je confesse continuer à utiliser un pistolet main droite. Mea Culpa ! C’est, pour moi et à mon niveau personnel, une histoire de confort puisque j’ai une meilleur dextérité main droite. J’ai appris à compenser ma visée en penchant légèrement la tête, ce qui me permet de pouvoir assez naturellement aligner ma cible, le guidon de visée et mon œil directeur.

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32 Comments

32 Comments

  1. Ludo

    15/05/2013 at 15:30

    Il m’a fallu aussi m’adapter mais à l’inverse je suis gaucher de main mais droitier d’œil directeur. Un peu galère pour l’adaptation et je suis encore un peu “gauche” dans les manips de la réplique. Mais le tir n’y perd pas au moins. Je préfère perdre un peu de temps à changer de chargeur mais être plus assuré de faire mouche 😉

    • Hugues

      15/05/2013 at 15:55

      Et oui, on fait partit de ce que certains appellent les “erreurs de la nature” ^^ Il y a un premier temps d’adaptation qui est certes un peu perturbant. Néanmoins, avec une pratique régulière, et des entraînement au maniement de ses répliques et de leur utilisation tranquillement à la maison, le coup de main vient très vite. Bon courage à toi !!

  2. Ezail

    15/05/2013 at 18:33

    Je suis droitier.
    Et mon oeil directeur est le gauche.
    Du coup je suis toujours un peu tordu pour viser, mes collegues comprennent pas trop.
    Je vais tenter de jouer comme un gaucher.
    Sinon les red dot ou on garde les deux yeux ouverts ça fait bien l’affaire non ?

    • Hugues

      15/05/2013 at 22:50

      Salut Ezail ! Il faut absolument que tu t’obliges à jouer en gaucher. Je sais que c’est dur et perturbant au début mais tu dois essayer. Pour moi, les premiers jours furent assez difficiles. Mais c’est la seule solution. Gamin j’ai toujours joué “à la guerre” en droitier. Mes réflexes étaient ceux de droitier. Et après quelques jours de formations militaires en tant que gaucher j’ai acquis très rapidement de nouveaux réflexes. Et maintenant, même en tant que droitier pur et dur totalement convaincu je ne repasserais jamais mais jamais en tireur droitier. Honnêtement, si tu prends la peine de t’obliger à apprendre à jouer en gaucher, tu te sentiras beaucoup mieux et à l’aise. Entraîne toi tranquillement à la maison. Prend une cible et fait quelques cartons. Habitues toi à bouger, viser, tirer, recharger en gaucher, tu verras ton cerveau assimlieras très bien la chose et tu te sentiras très rapidement à l’aide. Tiens moi au courant …

      Après il me semble que la visée 2 yeux ouverts est une très bonne méthode. Mais ça ne change rien au fait que tu sois obligé de jouer en gaucher !!!

  3. Stark

    25/07/2013 at 17:30

    Grâce à cet article j’ai pu me rendre compte après 24 ans que mon oeil directeur est le gauche alors même que je suis droitier ! ^^

    Cela dit je ne saisis pas l’importance d’apprendre à utiliser sa réplique en gaucher. Personnellement je ferme toujours l’oeil gauche quand je tire, du coup en alignant ma lunette sur la cible, mon tir n’est pas décalé puisque je n’ai qu’un seul oeil d’ouvert.

    • Hugues

      09/08/2013 at 13:51

      Bonjour Stark,

      Comme indiqué dans l’article, aligner son œil directeur, l’œilleton et le guidon de sa réplique au centre de la cible est la seule façon de s’assurer un tir précis. Il n’est pas question d’avoir un œil ou deux d’ouvert, mais d’avoir le bon aligné sur l’objectif.

      Prenez le temps de faire des tests de précision chez vous à courte, moyenne et un peu plus longue distance. Assurez vous d’être stable, prenez une visée lente, alignez la cible, contrôlez votre respiration, et pressez la détente tout doucement jusqu’à déclencher le tir. Réalisez l’opération sur 2 cibles différentes en utilisant votre œil habituel de visé, puis votre œil directeur. Vous me donnerez vos résultats ^^

  4. Eth3r

    30/06/2014 at 09:58

    Très bon article !
    Les “gauchers contrariés” ou plus rares, “droitiers contrariés”, le sont pour la plupart à l’école maternelle où sans forcément avoir fait le test de l’oeil directeur, on nous apprend à crayonner (puis plus tard à écrire) en suivant un exemple. Et ils sont plus nombreux qu’on le croit.

    De toutes façons, même droitier manuel et droitier en oeil, je m’entraîne à tirer (toujours avec l’oeil droit dans mon cas) en épaulant à gauche, pour des raisons d’adaptation tactique : Il FAUT savoir épauler et tirer des deux côtés !

    Vous vous souvenez de l’article Airsoft Attitude sur la manière d’apréhender une intersection de mur ou un coin, par secteurs et de manière progressive ? Et bien vous devez impérativement appliquer ces consignes et donc, vous exposer le moins possible en passant le coin (notemment en CQB). Si votre mur est sur votre gauche, et que vous êtes droitier, vous devez épauler comme un gaucher. Pas facile, mais on y arrive, en s’entraînant un peu.
    Et au delà du coin de mur à droite, pouvoir épauler des deux côtés vous ouvre un évantail de possibilités que vous ne soupçonniez pas : pop droit / pop gauche, tir couché avec obstacle longitudinal, etc, etc… Faites l’expérience par vous-même : retournez sur votre terrain favori, replacez-vous aux positions clés, repensez aux angles de tirs qui vous ont marqués (soit parceque vous vous êtes fait sortir à cet endroit,soit parceque le combat était chaud, soit encore parcequ’il s’est passé unephase d’action mémorable à cet endroit…) ou les angles de tirs qui reviennent souvent à telles ou telles positions. Ainsi “relisez” votre terrain avec l’idée de pouvoir épauler des deux côtés, vous verrez vous-même un tas depossibilités tactiques que vous n’aviez même pas envisagées.

    Bref, relevez ce challenge de maîtriser le tir ambidextre : vous monterez d’un niveau, soyez-en certain.

    Eth3r

  5. Volgin

    21/07/2014 at 21:52

    et moi je suis, je pense un cas relativement rare. En effet ayant un oeil droit avec 0.5/10 d’acuité, j’ai l’oeil directeur gauche. cependant j’épaule ma réplique comme si j’avais l’oeil directeur gauche. certaine réplique se préte plus facilement a ce genre de position : avec un AK 74M c’est super aisé (avec ou sans optique), avec un M16 je n’y arrive pas.

  6. tibof

    29/07/2014 at 23:50

    salut, moi je suis droitier mon oeil directeur c’est le gauche et je tire en droitier et je fais de très bon tir… le red hot résoud le probléme si on garde bien les 2 yeux ouverts… et en ayant fait du tir sport en gaucher mon entraineur ma apris a tiré avec le droit simplement en alignant les organes de visé et en fermant l’oeil gauche… sinon au niveau de l’airsoft il suffit souvent de regarder les trajectoirs des billes tirées. et surtout il faut jouer comme on le sens… 😀 😀 😀

  7. Lyam

    12/08/2014 at 18:39

    C’est possible deux yeux directeurs? ^^’

    • Hugues

      12/08/2014 at 19:37

      Faut toujours qu’il y en ait un pour poser la question chiante ^^ Et bien je pense que non mais avec toutes les bizarreries de la nature je préfère m’être mon Joker !

  8. Nemesium

    03/08/2015 at 11:43

    Bon je viens d’apprendre que je me planter dans l’utilisation de ma réplique mais j’ai cependant une question, tu pense que l’utilisation d’une RED DOT permettant donc de ne plus à avoir à fermer un oeil peut palier à ce problème, est-ce qu’un réglage de celle ci peut aussi éviter le ré-apprentissage?

    Merci par avance

    • Hugues

      03/08/2015 at 13:53

      Bonjour Nemesium, alors selon moi il faut prendre en compte 2 choses :

      – 2 yeux ouverts = visée juste. Si tu as fait l’exercice tu as tout d’abord aligné ton pouce sur l’objectif les 2 yeux ouverts. Donc les 2 yeux ouverts tu es aligné sur ton objectif (CQFD) 🙂
      – plus la distance est réduite, moins ce décalage joue. Or en Airsoft, très très généralement les distances d’engagement sont très très courtes – donc si le tir est réalisé sur un homme, ou même un demi homme cela reste jouable. D’autant qu’en Airsoft tu peux voir les billes et réadapter ton tir automatiquement et instantanément. En vrai (la guerre, tout ça), les distances d’engagements sont plus longues, voir beaucoup, beaucoup plus longues. Le micro décalage de quelques 3 ou 5 cm à 20 mètres (qui touchent la cibles quand même) font des décalages de quelques dizaines à centaines de centimètres à 100, 200, 300 mètres. Et là tu touches hors cible.

      J’ai 2 autres conseils pour toi : être à l’aise avec ta façon de tirer et ton équipement.Donc charge à toi de prendre une cible et de faire des tests chez toi, au calme sur une distance de 20/30 mètres.
      – tir comme d’habitude. Si ton tir est groupé dans la cible c’est bueno. Reste plus qu’à régler pour approcher le centre.
      – fais tes tests avec ton équipement de jeu (même billes, tout ça). Si tu mets tout à côté, effectivement il faut retravailler ta visée et vérifier tes réglages.

  9. Jérérmie

    14/08/2015 at 04:24

    J’ai l’oeil dominant gauche mais je suis droitier.Avec un aeg type M4 est-il possible de simplement fermer mon oeil gauche et d’avoir une visée précise en épaulant du côté droit et en visant avec l’oeil droit tout comme le ferait un gars avec l’oeil dominant droit et qui tire de la droite?

    • Hugues

      14/08/2015 at 09:25

      Salut Jérémie,
      Je pense que ta visée sera décalée, ou alors tu vas devoir te tordre le cou à chaque fois. Fais le test. Prend ton M4, prend une visée au loin 2 yeux ouverts, et test œil droit puis œil gauche ouverts pour voir ce qui est le plus confortable pour toi et ce qui permet de maintenir ta visée.

      • Jérémie

        15/08/2015 at 01:24

        Mais si je vise en changeant mon œil dominant pour le droit en en fermant l’oeil gauche(en épaulant à droite) cela fait-il l’affaire? Comme le ferai un gars avec l’oeil dominant droit et qui épaule à droite? Je suppose que le canon reste aligné. D’après de que je crois comprendre, tu croit que je demande d’épauler à droite mais de viser avec l’oeil gauche en fermant le droit? Puisque non, ce n’est pas çà, je demande simplement si je peut fermer mon oeil dominant gauche et de viser avec le droit ouvert(en épaulant à droite). Désolé, j’ai fait du mieux que j’ai pu pour être compréhensible…

        • Hugues

          16/08/2015 at 12:54

          Olalalala;) Pour répondre à ta question initiale, viser avec ton oeil non directeur entraînera un décalage quoi qu’il en soit. Ce décalage sera minimum à courte distance, et augmentera proportionnellement avec des tirs plus lointains.

          L’idéal comme je le disais est de tirer avec son oeil directeur. Avec un pistolet on peut tricher et adapter sa posture à son oeil directeur. Avec une réplique longue, si tu ne veux pas changer ta main forte, essaye de tirer 2 yeux ouverts.

          • Jérémie

            17/08/2015 at 01:47

            Super donc pour résumer mes deux possibilités c’est soit de tirer de la gauche avec mon oeil directeur gauche et le droit fermé ou bien c’est de rester à droite mais de viser avec les deux yeux? Un red dot me premetterai t-il de fermer l’oeil gauche ou bien c’est seulement pour faciliter la visée avec les deux eux?

          • Hugues

            17/08/2015 at 10:16

            Si tu fermes ton œil directeur (le gauche en l’occurrence) ta visée sera faussée quoi qu’il en soit. Après, comme on dit, ça reste à l’appréciation et au confort du tireur. Certains arrivent à prendre des visées correctes 2 yeux ouverts. A toi de voir si tu y arrives, si ça te gêne beaucoup, et si le tire reste relativement précis.

            Ensuite tu peux essayer de tirer main droite avec ton œil droit, et réajuster le tir. L’airsoft permet de voir ses billes et donc de corriger le tir. En plus les engagements sont à courtes distances, donc le décalage n’est pas trop trop important. Donc si tu ne veux pas changer tes habitudes (main forte : droite + visée œil droit), essaye de régler ton Hop-up afin de compenser un peu le décalage de visée et essaye de tirer au jugé (tir réflexe) en réajustant ton tir.

            Fait des tests chez toi, au calme, avec différentes configurations. Tu prend une cible à 10 mètres. Et tu essayes de tout placer dans un cercle aussi gros qu’une pièce de 2€. Si tes tirs sont groupés : tu tires juste. Ensuite tu règles ton équipement (Hop-up – Red Hot) et ta visée (1 oeil, 2 yeux, etc) au fur et à mesure pour te rapprocher du cercle.

            Envois nous tes photos avec tes différents tests.

        • Jérémie

          17/08/2015 at 14:34

          Super merci beaucoup pour tes conseils c’est très apprécié! Je recommande ton site à mes amis! 🙂

  10. Mercenary

    23/08/2015 at 08:53

    Bonjour, je suis droitier et viens d’apprendre que mon oeil directeur est le gauche. Gros soucis puisque je tir avec l oeil droit ouvert depuis mes 8 ans, avec une air comprimé a lunette. J’ai l’intention de me mettre a l’airsoft en antisnip, avec donc une lunette… j’ai bien évidemment essayé d’épauler a gauche, sans un grand succés ! Mais la précision étant importante pour le poste envisagé, j aimerai savoir si un épaulage a droite avec l’oeil gauche serait suffisant pour compenser le décalage. Merci.

    • Hugues

      24/08/2015 at 13:07

      Salut Mercenary,

      Tu as le même problèmes que beaucoup de joueurs/tireurs (moi y compris). Comme évoqué dans les commentaires précédents : le mieux est de changer de main forte. Cela s’apprend. Personnellement j’étais (ou je croyais être) tireur droitier. J’ai réappris à me servir de ma main gauche. Cela se fait très bien pour le peu que tu en prennes la peine. Et maintenant je fonctionne très bien avec une main forte gauche. L’avantage c’est que je suis désormais ambidextre. Je peux manipuler mon arme ou ma réplique avec les 2 mains. C’est vraiment super utile en CQB.

      Ensuite, si vraiment tu as décidé de ne pas changer, tu peux essayer de compenser en utiliser la mauvaise main (en l’occurrence ta droite) et de viser oeil gauche. Si cette gymnastique te convient (ce dont je doute – fais le test tu verras), pourquoi pas.

      Avec un PA cela reste jouable (c’est ce que je fais), pour une réplique d’épaule vive le torticolis !

      Donc soit tu changes tout, soit tu te tords le cou comme pas possible, soit tu restes tel quel en essayant de compenser le décalage par un réglage de ta réplique et/ou une visée un peu décalée. Test toutes ces configurations dans ton jardin avec des tirs de précisions. Vois ce qui est le plus confortable et le plus efficace pour toi, et tiens nous au courant 🙂

      Hugues

      • Mercenary

        24/08/2015 at 14:59

        Après m’être renseigner avec plus d aprofondissement et fais des test je peux te dire et t’affirmer ceci :
        -l’épaule de visée doit correspondre a l’oeil directeur si et seulement si tu vises les 2 yeux ouverts.
        -le fait de fermer un oeil, que l’on soit droitier ou gaucher avec n’importe quel oeil directeur rend ton oeil ouvert directeur, que cela soit sur une arme ( ou réplique pour l’airsoft ) courte ou longue.

        Donc mon conseil est tout simplement de fermer un oeil pour avoir votre seul et unique oeil directeur en visé.. cordialement !

  11. Jordan

    13/12/2015 at 16:02

    Alors moi, je ne comprend pas.lol quand j’essaye d aligner kes deux yeux ouvert le pouce sur une cible, si je regarde le pouce, la cible devient double de chaque côté du pouce, si je regarde la cible le pouce devient double de chaque côté de la cible. Quand j aligne seulement avec l’oeil gauche en clignant ensuite ds deux yeux, je me retrouve bien aligné avec l’oeil gauche, et il en bas de même si je fait pareil avec l’oeil droit. Par contre, si je vise les deux yeux ouvert dans un orifice avec mes mains. Ces plus naturelment l’oeil droit qui et directeur. Simplement, je joue depuis des années avec l’oeil gauche et en gaucher. Ayant une réplique ak47 upgradé et précise avec des organe de visé d’origine, pas de red hot ou autre, ne rate jamais ma cible même sur des distance de 50m. Explication?

    • Hugues

      15/12/2015 at 18:17

      Voir un ophtalmo ?? :p

      Bon, je te conseil de faire du tir de précision sur une cible. Un coup oeil gauche, un coup oeil droit. Tu vois ce qui est le plus groupé. Tu réajustes ta visée au niveau de ta réplique si besoin et fais quelques tests (droit et gauche). Tu seras vite fixé ^^

  12. Kév'

    25/06/2016 at 15:57

    Bonjour, après avoi lu cet article très intéressant, j’ai toujours quelques soucis.
    Pour tout ce qui peut tenir dans une seule main ( révolver, pistolet ou autres) c’est avec la main droite mais je suis incapable de le faire main gauche et vice-versa pour les “canon long” ….
    Comment puis-je changer cela ?

    • Hugues

      27/06/2016 at 12:18

      Bonjour, pour ce qui est des répliques de poing j’ai le même soucis. Je les tiens main droite et vise oeil gauche en compensant. Ce n’est pas propre mais ça passe. Pour les répliques longues impossible de compenser. Soit tu te forces à les utiliser main gauche (et ça vient, maintenant je ne peux plus revenir en arrière) soit tu joues main droite en visant un peu à côté.

      • Kév'

        03/07/2016 at 15:04

        D’accord, super merci beaucoup
        Je m’y attelle cette semaine !

  13. Kevin

    21/11/2016 at 14:30

    Merci miles fois de m’avoir fait remarquer que j’étais droitier avec un oeil gaucher !

    • Hugues

      21/11/2016 at 14:58

      Mais de rien, en espérant que ça puisse t’aider 🙂

  14. Julien

    09/02/2017 at 14:56

    Ca me rappelle mes débuts ^^ ! Moi aussi jsuis gaucher et mon oeil directeur est le droit, j’ai bien galéré !

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La vie en bivouac pour les nuls

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Voilà comment fonctionne le Ltn Winters en bivouac depuis toujours. Si vous n’avez jamais bivouaqué lisez ce qui suit. Ces conseils sont à titre d’exemple … et puis un peu de rusticité pour une op c’est cool non ?

Le sommeil

Il est important de reposer le corps et l’esprit pour être toujours d’attaque dans la nuit ou le lendemain. Surtout si vous comptez enquiller sur une Opé de 48 heures ou plus. Que vous soyez habitués ou non, privilégier de bonnes phases de sommeil est primordial ! Dormez bien dès que vous le pouvez !

Nos petits conseils :

  • Ne mangez pas trop lourd avant d’aller dormir (genre pizza en entrée, raclette et pot de Nutella.. je dis ça parce que c’est du déjà vu..)
  • Respirer fortement pour récupérer de l’oxygène
  • Buvez beaucoup d’eau, beaucoup … vraiment beaucoup d’eau MAIS pas plus de 70cl en moins de 20mn, c’est la limite d’ingestion du corps pour enlever les toxines. Prévoyez aussi un repérage pause pipi pour la nuit avant de vous coucher.
  • Vous pouvez dormir assis, debout, allonger, etc (même en marchant, si si, véridique !). Évidemment privilégiez autant que faire se peut la position qui vous est le plus confortable en fonction de la situation.
  • Ne discutez pas des heures au coin du feu, ne chahutez pas comme des gosses de 16 ans qui font leur première boom, bref restez calme et détendus.

Voilà pour les conseils bisounours. C’était le côté idéal pour dormir maintenant passons à la réalité.

S’il fait froid

Si vous avez froid, alors vous être en train de commencer la phase dite d’hypo-thermie : donc c’est pas bon ! Relisez nos articles sur le sujet !

Les indispensables :

  • Prenez un tapis de sol léger MAIS avec un revêtement en aluminium, celui si va garder la chaleur et vous isoler du sol. Si les sans abris tentent de s’isoler du sol ce n’est pas pour rien. Le froid remonte du sol !
  • Prenez un duvet dit de survie (soit en sac soit en tarp, avec pareil un revêtement en aluminium). Franchement les deux ce n’est pas cher, et ça sera rentabilisé quand vous dormirez.
  • Mettez un bonnet !!!

Les petits conseils supplémentaires :

  • Mangez deux trois gâteaux secs avant de dormir (ex : LU), noisettes, noix de cajou, etc.
  • Buvez, encore et toujours comme d’hab. On se déshydrate également avec le froid. Si si ..
  • Mettez vos vêtements secs pour le lendemain  au fond de votre duvet. Ca vous permet de vous réchauffer les pieds et vous aurez des habits chauds au réveil 🙂
  • Personne n’y pense mais prenez-vous un treillis de rechange pour le « spécial dodo » en taille plus grande pour plus de confort.
  • Pensez à vous installer confortablement (tirer les cordes pour le tarp, nettoyer le sol pour éviter les cailloux et branches, etc.)
  • Si vous voulez un matelas, allez acheter un rouleau de sac poubelle de min 150l et remplissez le de feuilles 🙂  … et si vous réfléchissez bien ça fait aussi sac de couchage express pour être prêt à partir en 10s secondes !

 

Manger

Manger est tout aussi important que le sommeil. Manger c’est votre carburant pour tenir la journée ! C’est indispensable ! Vous ne tournez au moteur hybride pro écolo, non votre corps est un bon char T55 qui fait du 80l/100km donc il faut faire le plein :

  • Ne prenez pas de plat en sauce (indigestes).
  • Pas de jus d’orange ni de lait (indigestes).
  • Préférez les repas « secs » (barres de céréales, boite de conserves genre raviolis, viande séchée, sachet de m&ms, noisettes, noix, fruits secs, etc.) ou pré-cuits car vous pouvez les manger en marchant. Vous pouvez aussi les manger froid. Bref gain de temps, discrétion, et d’apport calorique imbattable !
  • Ne prenez rien de lourd si vous savez que vous ne le mangerez pas ou pas tout ce qu’il y dedans (ex : les rations de combat)
  • Prenez de l’eau, beaucoup d’eau.
  • Mangez entre les repas des barres de céréales, gâteaux sec etc. Evidemment ne mangez pas comme 10 comme un goret !

Personnellement voilà ce que je prends en général (chacun fait ce qu’il veut et en fonction de ses besoins nutritionnels !!!) :

  • Sachet de 1kg de mélange de noix, noisettes, noix de cajou, etc.
  • M&ms
  • Boite de corned beaf de 250g par repas
  • Boite de ravioli mangé froid de 250g

Et voilà mon plateau repas digne du Ritz.

 

Hygiène

Il n’y a pas 36 solutions : les fameuses lingettes pour bébés !! C’est compact, pas cher, et ça permet de :

  • Se laver les mains pour les repas
  • Se laver la tête pour le camo
  • Se laver les pieds après les marches
  • Se laver le zeub, les fesses et les dessous de bras (version nettoyage rapide pour une sensation de propre).
  • Se laver tout court … oui je sais y pas la douche ou le bain chaud mais vous n’aurez pas la rivière (froid au passage) pour vous laver au moins.

Petit bonus : le flacon hydroalcoolique au cas ou..

Confort

Très généralement le raisonnement suivant fonctionne assez bien : le confort apporte un plus mentalement. Et ce bénéfice est proportionnel au poids de la solution. En gros : plus ça pèse, plus ça fait plaisir ! A vous de juger ce qui est le plus important pour vous et ce que vous pouvez emmener !

  • Chaussettes en plus
  • Chaufferettes
  • Chaussettes spéciales « froid »
  • Réchaud pour manger ( chaud forcément)
  • Un matelas en mousse mais rigide (comme ceux de l’armée allemande ou US)
  • Sacs poubelles fermés des habits de rechange ou des objets sensibles à la pluie
  • Hamac
  • Cordes
  • TV
  • PlayStation
  • Etc…

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Savoir-faire individuels

La thermorégulation du corps humain (2/3)

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L’Homme est un animal homéotherme, il a besoin d’avoir sa température centrale constamment aux alentours de 37,5°C. Malheureusement, la nature fait tout pour nous pomper de la chaleur, comme nous venons de le voir. Le corps doit donc réagir pour ne pas se refroidir.

 

Chez l’Homme, lorsque les thermo-récepteurs sensibles au froid captent une baisse de la température cutanée due au froid (de l’ordre du dixième de degré !) une série de mécanismes innées et involontaires est déclenchée.

 

À court terme

 

La vasoconstriction 

 

Lorsque notre corps a froid, une des premières réactions de celui-ci, sous l’effet de l’adrénaline, va être de contracter ses petits vaisseaux sanguins proches de la peau (capillaires) ainsi que les petites artères qui irriguent doigts, oreilles, orteils et nez. En effet, ces parties représentent de grandes surfaces d’échange proportionnellement à leur taille et au volume sanguin qu’elles contiennent, le corps va donc d’abord chercher à économiser sa chaleur qui part par là.

Ceci permet de limiter les échanges thermiques entre notre peau et l’extérieur : comme nous l’avons vu plus haut, le corps perd de la chaleur (ou énergie), «captée» par notre environnement (soit par conduction, convection, radiation ou évaporation, vous vous souvenez ?). Cette chaleur est en majeure partie transportée par le sang et en étant sous la peau elle est donc facilement exposée à notre environnement. Le sang est alors transporté vers le centre de l’organisme où il sera protégé des déperditions de chaleur puisque mieux isolé (plus de masse adipeuse -graisse- au centre de la masse qu’aux extrémités). De plus, cela permet aux organes vitaux de rester alimentés par du sang à température idéale.

Ainsi, ces parties périphériques seront toujours sacrifiées au profit du noyau vital en cas de nécessité.

 

Frissonnement

 

En plus de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques permettant de conserver la chaleur, un mécanisme va être mis en jeu pour produire de la chaleur : une hormone, l’acétylcholine, est sécrétée et va augmenter la contractilité de nos muscles.

Autrement dit, plus on a froid plus les muscles auront tendances à se contracter facilement, jusqu’à ce que cela devienne involontaire, c’est le frissonnement.

Ces frissonnements sont tellement puissants que seul le meilleur carburant de notre corps peut les alimenter : le glycogène (sorte de glucose transformé qui est stocké dans le foie pour la majeure partie mais aussi dans les muscles eux-même). Le problème est que nos réserves de glycogène sont limitées : on a environ 24 H de glycogène stocké dans notre organisme.

Le frissonnement ne peut donc pas être infini. C’est notre ultime recourt face au refroidissement et il faut tout faire pour éviter d’en arriver là !

 

Thermogenèse volontaire

 

Un autre mécanisme peut entrer en jeux dans la production de chaleur grâce aux muscles à court terme : la thermogenèse volontaire.

Par exemple, un individu exposé au froid qui décide de marcher va produire de la chaleur. Au repos, un corps humain moyen produit en 70 et 100 watts de chaleur, alors qu’en activité physique intense, il peut dégager jusqu’à 1500 watts!

 

L’horripilation 

 

Nos ancêtres, il y a encore quelques millions d’années, étaient recouvert d’une épaisse couche de poils.

L’érection des poils avait pour but de conserver la chaleur en emprisonnant une importante couche d’air sous les poils en augmentant leur volume (l’air étant le meilleur isolant qui soit).

Aujourd’hui, ce réflexe n’est plus d’aucune utilité puisque notre corps n’est quasiment plus poilu. A la place, nous portons des vêtements ayant exactement le même but : se protéger du froid (en emprisonnant une couche d’air plus ou moins épaisse).

 

À long terme

 

Augmentation de la couche de graisse

 

À l’approche de l’hiver, notre organisme stimule l’appétit pour les aliments riches en graisse. La graisse étant un très bon isolant et stockée sous la peau, se réflexe permet d’augmenter notre isolation corporelle (et donc de mieux résister au froid).

De plus, comme nous le verrons plus tard, dans « thermogenèse involontaire du corps humain », cette graisse possède certaines propriétés qui font d’elle un moyen de chauffage en plus d’être isolante.

 

Adaptation à l’hypothermie

 

Les Inuits vivent très bien par des températures largement négatives sans pour autant ressembler à des bibendums accumulant les couches de vêtements… Pourtant, il n’existe pas de gêne du froid.

Il a été montré que le corps des Inuits s’était adapté, depuis leur enfance, à l’environnement dans lequel ils vivaient.

En effet, les Inuits n’ont pas besoin d’avoir une température interne de 37° C mais peuvent fonctionner naturellement à 36 voire 35°C (nous verrons plus loin qu’à cette température un individu non acclimaté serait déjà en hypothermie légère).

De plus, contrairement à un individu non acclimaté, les Inuits ont une proportion d’adypocytes bruns au niveaux du cou et des joues beaucoup plus importante, ce qui leur permet de brûler beaucoup plus de graisse dans cette zone et donc de produire de la chaleur (cf paragraphe ci-dessous).

À travers cet exemple, nous voyons bien que le corps peut s’acclimater au froid en y étant exposé quotidiennement sur une longue période.

 

Thermogenèse involontaire du corps humain

 

La couche de graisse décrite plus haut est stockée dans deux types distincts de cellules adipeuses.

Nous avons tout d’abord les adipocytes blancs qui stockent les graisses et ensuite les adipocytes bruns qui les brûlent.

Sous l’effet d’une hormone, la noradrénaline, l’organisme va stimuler la création d’adipocytes bruns qui vont ensuite se mettre en activité pour «brûler» la graisse (stockée dans les adipocytes blancs) et donc augmenter le métabolisme basal et produire de la chaleur. Cela permet de ne pas puiser dans nos réserve de glucose, comme c’est le cas lors du frissonnement.

Si notre alimentation est assez riche en graisses et que nous sommes acclimatés, notre organisme peut donc produire assez de chaleur pour conserver sa température interne stable dans le froid grâce aux adipocytes bruns sans utiliser sa réserve « de la dernière chance » et déclencher le frissonnement.

Ainsi, c’est en majeure partie par l’augmentation des adipocytes blancs et bruns que se fait l’acclimatation à long terme au froid.

 

 

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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Savoir-faire individuels

Comment supporter la chaleur ?

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Les beaux jours sont de retour, vous marchez sur un joli petit sentier en montagne, vers 2000 mètre d’altitude, il est 14 heures, vous avez déjà repris la marche depuis 1h30.

Soudain, l’un de vos deux copain s’effondre, devant vous… Oh c’est balot …

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Le mal est déjà fait : il est victime d’une « hyperthermie » ou « coup de chaleur » dû à l’effort et à l’ambiance chaude. Comment ne pas en arriver là ? Autrement dit, comment éviter l’hyperthermie ?

Voyons donc comment continuer à bien fonctionner par temps chaud…

Qu’a-t-on envie de faire lorsqu’il fait très chaud ? Rien n’est-ce pas ? Enfin si, trouver la meilleur place à l’ombre pour y faire la sieste ;).

Le corps humain est bien fait, par forte chaleur il passe en mode « zen attitude » afin de produire le moins de chaleur possible due aux mouvements qui viendraient s’ajouter à la chaleur ambiante.

On essayera donc, dans la mesure du possible, d’économiser tout mouvement.

Évidemment, on évitera les heures les plus chaudes de la journée, soit 14h-16h (12h-14h heure solaire), pas la peine d’en rajouter ;).

Malheureusement il arrive parfois que l’on ait pas le choix, que l’on ait à produire un effort en ambiance chaude. Heureusement pour nous, la nature nous a doté d’un magnifique outil entre les deux oreilles que l’on va pouvoir mettre à profit pour fonctionner sous ces fortes chaleurs.

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Pour se faire, commençons par quelques notions de physionomie et de thermodynamique.

La chaleur est transportée dans notre corps via le sang. Le corps lui a besoin d’être constamment aux alentours des 37.5°C. Il joue donc sur l’afflux de sang dans le corps afin de conserver cet équilibre autour de 37.5°C.

Ainsi, lorsqu’on a trop chaud, le corps cherche à relarguer de la chaleur dans l’environnement pour rester à 37.5°C. Il envoie donc beaucoup de sang à la surface de la peau afin que la chaleur qu’il transporte puisse être transférer à l’environnement facilement. On parle de « vasodilatation » (littéralement : dilatation des vaisseaux sanguins). Exemple : quand votre peau devient toute rouge dans un bain bien chaud, c’est parce que le sang est près de la surface de sa peau.

Mais le corps humain est complexe et certaines zones sont plus vascularisées que d’autres ou ont moins cette capacité à dilater/contracter les vaisseaux sanguins.

C’est le cas de la tête, du cou et du tronc. On dit qu’en moyenne, 60% des échanges de chaleur avec l’environnement se font via ces zones : 20% pour la tête, 20% pour le cou, 20% pour le tronc (et 10% pour chaque membres).

Compliquons un peu les choses maintenant. L’environnement nous pompe de la chaleur, transportée par le sang jusqu’à la surface de la peau, de manière non uniforme comme on vient de le voir. Mais comment fait-il ?

Il y a quatre phénomènes physiques qui font que l’on échange de la chaleur avec l’environnement : la conduction, la rayonnement, l’évaporation et la convection. Afin d’y voir plus clair, voici quelques exemples :

Conduction : je pose ma main sur la plaque électrique encore chaude, je me brûle par conduction, il y a transfert de « chaleur » de la plaque vers ma main,

Rayonnement : le soleil nous chauffe par rayonnement, en envoyant ce que l’on appelle des rayons infrarouges. Le feu de camp aussi nous chauffe via ses rayonnements infrarouges,

Évaporation : pour transformer l’eau liquide en vapeur il faut il apporter de l’énergie (autrement dit : pour faire bouillir l’eau des pâtes il faut la mettre sur le gaz). Le corps utilise ce phénomène pour se refroidir, c’est la transpiration (l’eau liquide à la surface de notre peau s’évapore en nous pompant de la « chaleur »),

Convection : le petit vent frais qui passe sous l’arbre sous lequel je viens de m’allonger à l’ombre me refroidit par convection.

Bien. Et si on combinait tout ça maintenant ?

Éviter de se mettre en plein soleil aux heures les plus chaudes, vous voyez pourquoi maintenant ? Et oui, afin de ne pas être exposé aux rayonnements ! Lorsque les arbres ne sont pas légion, il ne faut pas hésiter à tendre un abri pour créer une zone d’ombre, l’idéal étant la couverture de survie avec la face alu vers le ciel qui renverra les rayonnement d’où ils viennent.

Lorsque la pause à l’ombre n’est pas envisageable, on veillera à se couvrir l’intégralité du corps afin de bloquer les rayonnements (et les coups de soleil). Oui mais comment ?

Avec des vêtements et un chapeau à large bords (pour protéger aussi la nuque et les oreilles) de couleur claire, amples et en coton si possible. Le noir absorbe la « chaleur » alors que les couleurs claires vont renvoyer un peu de rayonnement (c’est pour cela que les voitures noires sont un vrai four en été). Le fait qu’ils soient amples permet à l’air de circuler à l’intérieur (et oui, ce n’est ni plus ni moins que de la convection à petite échelle).

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Le coton quant à lui est une fibre hydrophile. Il aime l’eau et nous aussi, dans ces conditions.

Plutôt que de transpirer à grosses gouttes et laisser votre corps perdre toute son eau, pourquoi ne pas ré-créer une transpiration artificielle ? En mouillant vos vêtements, ils vont sécher sur vous grâce au phénomène d’évaporation, vous venez de créer la clim du pauvre. Cela peut-être de l’eau croupie, on s’en fiche, elle s’évaporera tout pareil. Mais vous aurez conservé votre précieuse eau.

Mieux encore, on peut ajuster assez finement cette « clim » : en jouant avec les zones d’échange du corps. Il suffit de mettre un linge mouillé autour du coup et/ou sur la tête pour sentir de suite l’effet « kiss cool » (vous vous rappelez ? 20% par la tête, 20% par le cou, etc.).

Et l’eau justement dans tout ça ?

Nous avons vu plus haut que le sang transportant la chaleur dans notre corps alors facilitez-lui la tâche, restez bien hydraté ! Le sang restera fluide et le transfert de chaleur vers l’environnement ne sera pas altéré.

Lorsque l’on est bien hydraté, on a une urine claire et abondante. En effet, le corps peut se permettre de relarguer de l’eau dans les urines puisqu’il en a suffisamment pour réhydrater les cellules.

On boira donc régulièrement en quantité modérées, avant d’avoir soif.

La soif est le signal du corps qu’il est déjà déshydraté à 2% et qu’il fonctionne plus qu’à 90% de ses capacités physiques et mentales. Pourquoi donc se priver de 10 % de ses capacités ?

L’ensemble de nos cellules peuvent absorber jusqu’à 700 mL par heure. Malheureusement, il arrive que nous perdions plus de 700 mL par heure. Et là il n’y a pas d’autre choix que de s’arrêter pour refaire les niveaux…

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Lorsque nous transpirons, nous perdons aussi du sel avec l’eau (qui n’a jamais eu de la sueur lui couler dans les yeux, ça pique, non ?). Là encore il faut recharger les batteries. Une alimentation normale permet de combler les pertes de sel sauf en cas d’effort trop intenses/prolongés. En effet, il peut arriver que l’on transpire plus que ce que l’on peut absorber en eau.

Dans ce cas, on va devoir compenser longtemps après l’effort. Il existe des petits sachets de réhydratation (dit « isotoniques ») vendus en pharmacie ou dans les magasins de sport qui aident à refaire le « plein ».

 Coup de chaleur

Malgré si tout cela ne fonctionne pas et que la situation dégénère, comme dans le scénario d’introduction, il va falloir mettre tout en œuvre pour refroidir la victime : la mettre à l’ombre, lui mettre un linge humide si la tête, lui donner à boire si elle est capable de boire toute seule, etc.

En d’autres termes, il faut appliquer ce que l’on vient de voir et ce, le plus vite possible ! Voici une petite illustration pour vous aider :

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Pensez toutefois à ne pas mettre en danger le reste du groupe : ce n’est pas le bon moment pour avoir une deuxième personne victime d’un coup de chaleur.

Rien de bien sorcier, juste du bon sens. Mais les choses simples sont parfois les plus dures à appliquer !

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