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Astuces, Tactiques et Stratégies

Les dangers du combat urbain

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Les CQB (Close Quarter Battle) ou CQC (Close Quarter Combat) ; est aussi bien une technique d’engagement de combat avec arme à courte distance, qu’une pratique de combat rapproché. Très souvent, et moi le premier, nous parlons de CQB ou CQC pour parler d’un lieu de combat fermé et donc par extension de combat urbain. Mea Culpa..

En résumé le CQB est défini comme un ensemble de tactiques d’assauts, de procédures et de techniques employées par une petite équipe de combat pour les engagements rapprochés.

Spécificités liées au milieu urbain

Avant de parler de CQB, parlons du milieu dans lequel ces techniques s’opèrent : le milieu urbain. En airsoft, il est parfois difficile de trouver un terrain en zone urbaine. C’est même un espèce de fantasme pour un certain nombre de joueurs.

Si jamais vous n’avez jamais joué dans des bâtiments (habitations, infrastructures, zones industrielles, etc) je vous conseil une société bien connue des pratiquants qui est spécialisée dans l’organisation de parties d’airsoft en milieux urbains. Je parle évidemment de la société Wild Trigger.

Le milieu urbain est une zone très complexe à appréhender. D’une part par l’architecture qui sera toujours différente d’un bâtiment à un autre, et d’autre part à cause des facteurs que nous allons vous présenter ci-après.

A l’époque, j’avais entendu lors d’une formation (et je ne me souviens plus des statistiques exactes) que lors d’un seul assaut en zone urbaine on avoisinait entre 50 et 100% de perte. Et qu’en cumulant les assauts on tendait forcément vers les 100% de pertes, même avec des professionnels.

Autrement dit, 1 mec contre 10 planqué dans sa forêt, c’est pas gagné. Alors que 1 mec retranché en zone urbaine contre 10 mec ….

Qu’il n’y ai aucun doute, le combat en milieu clos c’est la boucherie assurée. C’est pour ça que dans la vraie vie ce type d’opération est réservée à des unités spécialisées : GIGN, RAID, 1er RPIMA, etc. Vous n’avez qu’à essayer d’ailleurs 🙂 Faîtes une journée entière sur une partie en zone urbaine et vous me postez un p’tit commentaire si vous ne prenez pas une seule bille 🙂

 

Les dangers en zones urbaine

Pour évoluer en milieu clos, il vous faudra des compétences techniques en CQC. Ces techniques sont très difficiles à acquérir. Par contre, le point sur lequel vous pouvez rapidement progresser c’est la connaissance des risques liés à cet environnement très particulier !

 

 

Un environnement multidimensionnel

Contrairement aux espaces ouvert, les zones urbaines sont multidimensionnels. Il faut systématiquement se dire que le danger peut venir de devant, derrière, de droite ou de gauche, mais aussi du haut et du bas ! Le danger peut même venir de plusieurs niveaux de plateformes ou d’étages.

Si vous vous déplacez dans la rue, entre un bâtiment de 2 étages et un bâtiment de 4 étages, vous devez garder à l’esprit qu’il y a potentiellement 9 niveaux qui peuvent avoir une vue sur vous et vous engager.

(pour le calcul : la rue compte comme un niveau, les 2 étages et le RDC du 1er bâtiment pour 3 niveau, et les 4 étages et le RDV du bâtiment B pour 5 niveaux).

 


Un environnement exigu

Les milieux clos sont par définition exigus et restreints. On ne voit pas venir les choses au loin. Tous les espaces sont à prendre en compte spécifiquement ce qui ralentit votre progression et vous expose pièce par pièce – sans exception.

L’entrée va nécessiter un contrôle, le salon à droite également, le couloir au fond aussi, les WC bien sûr et le couloir pareille, sans compter les 2 chambres de l’étage aussi . Chacune de ses pièces fait entre 10 et 20m². Chaque espace est susceptible de cacher un ou plusieurs adversaires retranchés.

Si les choses se passent mal, la fuite vous expose de nouveaux aux coups. Ce type d’environnement est très spécifique et incroyablement compliqué à aborder contrairement à un hangar de 300m² qui vous offrira une plus grande visibilité.


La luminosité

L’intérieur des bâtiments sont rarement, ou très mal éclairés. Les zones d’ombres sont présentes dans presque chacune des pièces.

Les caves, zones souterraines, parking ou greniers sont le plus osuvent dans l’obscurité la plus totale. Équipez-vous en conséquence.

Les zones les plus sombres c’est le paradis des cachettes. Si un adversaire est là, se sera sans nul doute dans un des coins .


Les angles morts

 

C’est comme pour le permis de conduire. Rappelez-vous votre moniteur d’auto école qui vous rabâche de regarder dans le rétroviseur et de tourner la tête. Et bien quand vous passez une ouverture c’est exactement ça ! II faut aussi tourner la tête et contrôler réellement l’angle mort.

Soyez bien conscient que votre adversaire ne vous attendra jamais au milieu de la pièce. Je me souviens encore de ce mec tellement au fond de son angle dans l’obscurité que nous n’avons pas vu moi et mes copains. On avait pourtant tous eu la sensation de vérifier le coin avec notre vision périphérique. Et bien non, le mec était dans l’angle mort ! Il était content. On a eu honte 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les débris au sol

 

Les débris au sol, cailloux, tuyaux, vieux radiateurs rouillés, clous, faux plafonds, etc, sont des risques potentiels à prendre en compte.

Risques de vous faire repérer si ovus marchez dessus ou les déplacez. Risques de cacher un piège. Risque de vous blesser.

Les trous dans le plancher, ou trappes de maintenance, cage d’ascenseur sont des dangers également ! Cheville foulée, fracture, plaie ouverte ne sont pas des cas isolés en partie. Regardez bien ou vous mettez les pieds et ne vous précipitez pas ! C’est comme ça que les risques arrivent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les distances d’engagement raccourcies

Si nous prenons une pièce moyenne, disons 15 m², nous comprenons que les distances d’engagements seront très courtes.

Des contacts au corps à corps, à 10 ou 15 mètres, c’est très très rapide. Vous n’avez généralement pas le temps de tout voir, de tout analyser que vous avez déjà une bille qui vient vous rappeler à l’ordre.

Nous en avons déjà parlé : c’est par ici : ARTICLE DISTANCE ENGAGEMENT 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le son

Vous vous rappelez quand vous entendiez les voisins en train de s’envoyer en l’air dans votre ancien appartement ? Bah là c’est pareille, sauf qu’il n’y a parfois plus de portes, plus de fenêtres, des trous dans les murs, et que les voisins sont remplacées par Marcel et ses 12 potes qui progressent comme des éléphants 🙂 Bon OK c’est moins érotique .. pardon.

Sur ce type de terrain le son ne porte pas extrêmement loin du fait des murs, mais on entend excessivement bien tout ce qui se trouve à proximité. Faîtes attention à vos déplacement, et ce sur quoi vous marchés, attention aux portes qui grincent, attention à votre équipement qui fait parfois du bruit, attention à vos communication et vos moyens radios.

Le son est votre meilleur allié en milieu clos !

 

 


Le rebond sur les murs

En airsoft, le combat en milieu clos est aussi jouissif que pénible. En cause les rebonds des billes sur les murs. Pendant les échanges les plus chauds, quand ça avoine bien comme il faut, il pleut littéralement des billes. Il se peut qu’il soit difficile de faire la différence entre un tir direct qui vous élimine et un tir indirect par rebond. Sachez vous placer en conséquence si possible afin d’éviter les rebonds dans le dos – ou les fesses 🙂


Les ouvertures

Les ouvertures sont les trous dans les murs, les fenêtres, et les portes. Chaque ouverture présente le risque qu’un adversaire soit dans l’espace d’à côté. Chaque ouverture doit être systématiquement abordée et traitée de façon précise afin de vérifier la présence, ou non, d’un adversaire, et réagir le cas échéant. Les ouvertures peuvent être soit ouvertes, soit fermées.

Se précipiter à travers une ouverture ouverte, ou en passant devant sans vérifier, ça fonctionne que si il n’y a personne. Si un adversaire vous attend c’est terminé pour vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les couloirs

Dans un couloir, on vous voit de loin ; dans un couloir, vous êtes une belle cible ; dans un couloir, il n’y a généralement pas de quoi s’abriter.

Pas la peine de vous faire un dessin, ne vous faîtes pas allumer dans un couloir ! Ne traversez pas un couloir avec tout votre groupe sans appuis ! Ne vous arrêtez pas pour réfléchir ou discuter au milieu d’un couloir ! Je vois ça à chaque partie 🙂

Un couloir, ou un corridor, doit être considéré comme une zone à découvert, une zone propice aux embuscades, une zone dangereuse ! Prenez systématiquement vos précautions !

 


La concentration d’ennemis

Les zones urbaines où nous pouvons jouer restent limitées. C’est pas non plus le CENZUB ! Et une partie peut accueillir jusqu’à une centaine de joueur selon les organisateurs et le terrain. En gros : un espace limité pour un nombre de joueurs conséquents.

Donc ça donne une concentration très importante d’adversaires avec un ratio de joueurs par pièce dangereux. C’est la raison pour laquelle il est très difficile d’évoluer sur ce type de parties et de prendre plaisir à évoluer discrètement.

Vous risquez littéralement d’en prendre une à chaque seconde.


Les escaliers

Monter, descendre, prendre ou tenir un escalier sont des actes spécifiques et très techniques. Les étages supérieurs auront toujours un avantage sur ceux du dessous. Les escaliers sont également des points d’affrontement réguliers en partie. Plutôt faciles à défendre, ils constituent le plus souvent un point de blocage pour les assaillants. Il n’est pas rare de voir une équipe interdire l’accès à une équipe adverse. Le matériel a disposition (bouclier, grenades, fumigènes) aura un rôle décisif à jouer pour tenter de débloquer la situation. A défaut un appel à un orga pour fluidifier la partie..

Mon conseil, en cas d’attroupement à un escalier, passer votre chemin ; restez mobiles et fuyez le contact !


Le mobilier

Le mobilier est source de protection. Derrière les plus gros éléments vous risquez de voir apparaître un adversaire. Armoire, canapé, table, fauteuil, etc sont autant de zones de dangers qu’il vous faudra vérifier.

Imaginez un meuble de cuisine en hauteur. Sachez qu’une petite joueuse avait réussi à se cacher à l’intérieur et lorsqu’une petite équipé rentrait dans la pièce visiblement vide, elle entrouvrait son placard et les sortait tous….

Le mobiler n’est pas qu’un moyen de protection, il peut être placer là délibérément pour de multiples raisons : vous faire emprunter un chemin précis, détourner votre attention, vous ralentir, cacher un piège. Restez donc au aguets et ouvrez l’œil.


Les billes au sol

Les zones urbaines sont des terrains rares et appréciés. Donc fortement exploités. La plupart d’entre eux sont littéralement recouverts d’une couche de billes de 6 mm. Une bille ce n’est rien. Mais un tapis de bille c’est une patinoire.

En tant qu’orga, à chaque rappel de sécurité concernant les billes au sol je faisais rire les joueurs. “Attention au billes par terre. Ça glisse !

Et a chaque début de partie tout le monde s’élance dans tous les sens et dans les 3 premières minutes de jeu je pouvais être certain de voir un bonhomme les 4 fers en l’air ..

Donc oui, des centaines de billes au sol ça glisse, et ça peut être dangereux !


En conclusion

En conclusion c’est bien ce que je vous avais dit. Le combat en milieu clos c’est la boucherie. Entre le nombre de joueurs/pièce, toutes les spécificités techniques à prendre en compte, les multitudes de cachettes possibles, la rapidités et la proximité des échanges, vous n’aurez aucune chance de survivre 🙂 Mais c’est aussi ça le challenge, s’améliorer, encore et encore !

 

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08- Marcher secrètement vers Chencang

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8ème stratagème :

Marcher secrètement vers Chencang

Principe :

Détruit l’adversaire en menant une fausse attaque dans une direction alors que c’est ailleurs, là où il ne se défend pas, que porte la véritable offensive.

Faire une manœuvre ostensible de diversion pour fixer la force principale de l’adversaire, et emprunter pendant ce temps un chemin détourné, caché, pour attaquer l’ennemi. Cacher une intention peu ordinaire derrière une action ou des faits conventionnels.

Ce stratagème insiste sur la mise en œuvre d’un mouvement de diversion, en général une attaque frontale, pour dissimuler la manœuvre secrète qui doit déborder l’ennemi. Ceci est bien en accord avec la stratégie de Sun Zi visant à combattre l’ennemi avec des forces ordinaires et à le défaire avec des forces spéciales, mais seulement dans le cas où cet ennemi est maintenu en respect non par la présence de la puissance principale, mais par un mouvement de diversion, qui néanmoins requiert quelques actions concrètes pour devenir crédible.

 

Sources historiques :

Cette maxime fait référence à un épisode très populaire de l’histoire de Chine et à la stratégie utilisée en 206 av. J.-C. par Liu Bang, fondateur de la dynastie Han, quand il mena une campagne contre Xiang Yu, son rival pour le contrôle de l’empire. Il donna l’illusion de se préparer à venir l’affronter par le chemin normal mais pendant ce temps expédia son armée par une voie détournée à Chencang, prenant ainsi l’ennemi par surprise et gagnant un large territoire pour un faible coût.

Le débarquement des Alliés en juin 1944 en Normandie à la place de Calais est une bonne illustration de ce stratagème, comme cela l’était du septième stratagème (Créer quelque chose à partir de rien).

 

 


Adaptation à l’airsoft :

Faire diversion pour prendre l’adversaire par surprise

La classique manœuvre de diversion. Attaquer en frontale et manœuvrer par les flancs ou à revers. Classique mais la mise en oeuvre nécessite quelques précautions :

  • Assurez vous que vos forces frontales soient en mesure de tenir le choc (à la faveur de couvertures du terrain par exemple). Cela favorisera qui plus est la crédibilité de votre attaque !
  • Prévoyez une solution de repli pour vos forces frontales. Rien ne vous assure de tenir les assauts adverses.
  • Réalisez un contournement rapide. Si votre diversion est trop longue c’est le gros des troupes qui fait face qui va devoir absorber les coups. idéalement il faudrait qu’une unité infiltrée ait déjà pris position dans les arrières de votre adversaire et soit dans l’attente de votre Go !
  • Soyez percutant et suffisamment agressifs avec votre contournement pour déstabiliser l’adversaire et permettre au gros de l’équipe d’enfoncer l’adversaire. Envoyer un seul bonhomme ne suffira pas !
  • La communication et la coordination de votre action entre l’équipe frontale et l’équipe de contournement sont primordiaux !
  • Enfin, pensez au report de tir lorsque l’équipe de contournement sera au contact. Il serait dommage vos 2 équipes finissent par se tirer dessus …

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Attitude à adopter avec un PNJ

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Dernièrement nous vous avions fait un petit topo sur les PNJ. Qui ils étaient ? A quoi ils servaient ? Maintenant nous allons étudier la façon d’aborder un PNJ, l’attitude à avoir avec eux en fonction de la situation.

Un seul et unique conseil à retenir !

Il y a un certain nombre de concepts à aborder dans cet article. Et pourtant il y a LE conseil miracle qui vous servira quel que soit la situation !

Un PNJ n’est pas votre ami ! Jamais !!

  • Si le PNJ est hostile ; ce n’est pas évidemment un ami.
  • Si le PNJ est amicale ; ça ne durera peut-être pas.
  • Si le PNJ est non combattant ; il peut changer d’avis.
  • Si le PNJ est non armé ; c’est que les armes sont peut-être cachées.
  • Si le PNJ vous renseigne, il renseigne peut-être aussi l’ennemi.
  • Si le PNJ est coopératif ; c’est peut-être un piège.

OK ! OK ! Je suis parano ! Mais pas tant que ça en vérité.. Toute personne qui ne fait pas parti de votre équipe doit être traité avec vigilance.

Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, ni quels sont ses objectifs, ni sa mission réelle, ni ses moyens, ni son camp.

A l’armée il y a des adages pour les objets – car tout objet inconnu doit être considéré comme potentiellement piégé.

Objet inconnu – touche à ton cul !

Objet inconnu que j’aime – touche à ton cul quand même !

Et bien avec un PNJ c’est pareille. On le considère comme un objet piégé qui peut se déclencher n’importe quand. D’autant plus que sur une partie d’airsoft les PNJ sont généralement très très joueurs. Si il peuvent vous embêter, vous rouler, vous asticoter, ou vous flinguer, ils le feront probablement 🙂

 

Phase 1 : l’observation

Avant d’aller au contact du PNJ, on observe et on prend un maximum de renseignements :

  • Est-il seul ?
  • Est-ce un ami ? un ennemi ?
  • Est-il armé ?
  • A t-il des moyens de communication ?

On analyse la situation, le terrain, et on prévoit son mode d’approche et les règles d’engagements.

Petit conseil : à partir de ce moment là, vous désignez un binôme qui sera chargé de traiter le PNJ. Un équipier qui sera son interlocuteur, et un équipier qui sera chargé de surveiller le PNJ. Se rôle est primordiale et nécessite une attention toute particulière. Cet équipier sera autant un surveillant qu’un garde du corps pour le PNJ. Mais plus important il sera le protecteur de l’équipe ! Par la suite pour la bonne compréhension nous l’appellerons le surveillant.

Phase 2 : l’approche

Dans la configuration évoquée précédemment, vous avez un PAX interlocuteur, un PAX en charge du PNJ (le surveillant, et le reste de l’équipe qui s’occupe d’assurer une bulle de sécurité autour du dispositif.

Le PNJ est à prendre en compte comme n’importe quel objectif. Donc vous connaissez la procédure d’approche !

Point particulier pour le surveillant : se placer en décalé du négociateur de façon à garder une ligne de tir directe et un contact visuel permanent avec le PNJ. A distance comme au contact, il doit toujours avoir un œil sur le PNF, et en particulier sur ses mains car le danger vient de là. J’en profite pour rappeler que le surveillant n’a pas 2 missions, ni 3, ni 4 ; il n’en n’a qu’une et une seule : surveiller ! Ne pas lâcher le PNJ du regard, à aucun moment et être prêt à intervenir !

Phase 3 : le contact

Le contact dépend des éléments d’attitudes que vous avez relevez lors de la phase de renseignement : Ami/Ennemi – Hostile/Pacifique – Armé/Non armé.

Si l’individu semble pacifique et non armé, allez-y sur vos gardes mais sans paraître agressif ni hostile. C’est à dire que pour le surveillant il n’est pas nécessaire de le mettre en joue.

Au contraire si il s’agit d’un PNJ potentiellement hostile il faut le traiter comme tel : par surprise, avec rapidité et agressivité ! Le but est de prendre le dessus (psychologiquement et physiquement si nécessaire) afin de contrôler l’individu.

En dernier recours, si vous êtes pris en visée ; alors défendez-vous et éliminez-le. Allez petit test : qui est censé préserver l’équipe et le descendre ?

Phase 4 : les palpations et la fouille

Vous êtes sur l’individu. Le négociateur questionne alors le PNJ : qui il est ? et si il est armé ? (ce sont les 2 premiers éléments que vous avez besoin de connaître immédiatement). Pendant ce temps là le surveillant se positionne soit sur les flancs du PNJ, soit sur ses arrières de façon à lui mettre légèrement la pression. Avec toujours un œil sur les mains et sur le bonhomme. Si jamais la façon de faire du surveillant dérange le PNJ, c’est que c’est louche. Monter votre niveau de surveillance d’un cran !

Le PNJ répond (généralement) et décline son identité et si il est armé ou non. Viens le moment des palpations de sécurité et de la fouille que vous réalisez dans la foulée et qui vous permet 2 choses :

  • de juger du niveau de confiance que vous pouvez avoir envers le PNJ. Si il vous a menti vous savez à quoi vous attendre par la suite.
  • de savoir si il représente un danger immédiat (et de savoir si il a des documents intéressants sur lui).

Si le PNJ est armé, je ne saurai trop vous conseiller que de lui confisquer son arme par mesure de sécurité ! Si il est agité le négociateur doit l’encadrer et maintir le contact avec lui – toujours protégé par le surveillant. Le PNJ ne doit communiquer qu’avec le surveillant pour permettre au surveillant de ne pas être déranger dans sa tâcher, et pour permettre au reste de l’équipe de se concentrer sur l’environnement et les menaces extérieures.

Allez un petit test : qui réalise la fouille ? Le négociateur ou le surveillant ? Si vous répondez le surveillant vous pouvez relire la phase 2 !

J’en profite pour rappeler que le surveillant n’a pas 2 missions, ni 3, ni 4 ; il n’en n’a qu’une et une seule : surveiller ! Ne pas lâcher le PNJ du regard, à aucun moment et être prêt à intervenir !

Phase 5 : la prise d’informations directe

A partir de la phase 5 vous avez plusieurs indice concernant votre PNJ :

  • qui il est
  • si il ment ou non
  • si il est agité ou calme
  • si il est hostile ou non
  • si être surveillé le dérange.

Tous ces éléments vous donne un degré de confiance. Ce degré de confiance doit rester mesuré. Vous pouvez très bien être en train de vous faire mener par le bout du nez.  Charge au négociateur de continuer sa prise d’information :

la première question à poser est : souhaitez-vous coopérer (ou nous aider) ? Si on vous répond oui généralement vous pouvez enquiller et dérouler toutes les questions les plus pertinentes en fonction de la situation et de votre mission : que fait-il là ? qu’a t-il vu ou entendu ? etc, etc.

Petit conseil : cette prise d’information (et même la pahse de contact et de fouille) ne se fait pas à découvert au milieu d’un carrefour. Protégez-vous ! Quitte à vous déplacer pour vous mettre sur un terrain plus favorable.

Phase 6 : la surveillance

On le répète : Un PNJ n’est pas votre ami ! Jamais !!

Donc le surveillant le surveille. En permanence. Du repérage du PNJ, jusqu’au moment ou vous vous en séparerez. Le surveillant à un regard extérieur par apport au négociateur qui est devenu parti prenante et qui peut se laisser à quelques élans d’empathie et de sympathie. Le surveillant non. Il surveille et analyse le comportement du PNJ, et ne rentre pas dans la discution. Il préserve toujours 2 mètres de distances avec le PNJ pour éviter tout mouvement de rébellion (prise d’arme, geste agressif, etc).

 

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07- Créer quelque chose à partir de rien

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7ème stratagème :

Créer quelque chose à partir de rien

Principe :

Faire une feinte, non pour la faire passer pour la réalité, mais pour la faire devenir réalité après que l’ennemi soit convaincu qu’il s’agit bien d’une feinte. La force véritable croît sous une fausse apparence, tel le Yin croissant à son maximum pour se transformer en Yang.

La guerre demande souvent de feindre des manœuvres pour distraire et induire en erreur l’ennemi. Ce type de ruse étant aisément identifiable, l’ennemi ne pourra être défait que par une action authentique et non par un simulacre. Cette maxime est communément utilisée aujourd’hui pour désigner une personne qui accuse sans fondement.

 

Sources historiques :

L’Histoire regorge d’exemples de telles feintes : on pense en particulier aux centaines d’équipements factices – tanks, avions, transports de troupes – accumulés par les alliés devant Calais en mai-juin 1944 pour faire croire à l’imminence d’un débarquement à cet endroit.

En 756 après J.-C., sous la dynastie des Tang, le général Zhang Xun défend la ville de Yongqiu avec de faibles moyens. Il fait confectionner un millier de mannequins de paille vêtus de noir, et, la nuit venue, les fait descendre le long des remparts de la ville attachés à des cordes. L’ennemi, croyant à une attaque massive, darde les mannequins de flèches qui sont récupérées. Plus tard, de vrais soldats habillés en noir descendent le long des remparts ; l’ennemi qui ne veut pas se faire leurrer à nouveau ne tire pas de flèches. Les soldats incendient son camp et sèment la déroute.


Adaptation à l’airsoft :

Ruser et tromper l’adversaire

La ruse et la tromperie sont de précieux alliés. Précieux et très amusants à mettre en place 🙂 Testez et vous y prendrai vite goût ! Personnellement c’est l’aspect de l’airsoft que j’aime le plus.

Tous vos équipiers et adversaires sont comme vous : 2 bras, 2 jambes, une réplique d’épaule, une réplique de poing…

Alors soyez celui qui sait se servir de son cerveau et vous aurez une longueur d’avance sur un bon nombre de participants. Je ne dis pas que tous les airsofteurs sont bêtes à manger du foin, mais qu’au combat nous avons la fâcheuse habitude de se focaliser exclusivement sur 2 éléments : la recherche de cible et la destruction. C’est naturel, c’est l’effet tunnel mixé avec notre instinct de chasseur (#hommesdescavernes).

Vous voulez quelques exemples ? Rappelez vous, nous avions déjà évoqué ce type de ruses il y a quelques années déjà avec cet article :

Mentir à voix haute

 

TO BE CONTINUED

 

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