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Savoir-faire individuels

Utilité des masques au combat ?

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Vous rappelez-vous mon article intitulé Comment intimider et stressé son adversaire ? Figurez-vous que j’ai eu quelques retours, directs et indirects, tantôt amicales, parfois moins. J’ai pu lire sur un forum d’une équipe notamment que c’était “n’importe quoi”, etc, etc. (oui parfois je piste mes visiteurs jusqu’au fin fond de leurs propres forums, donc méfiance chers amis !!)

Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui j’ai vu une vidéo de présentation de Call of Duty et que cela m’a méchamment donné envie de relancer le débat !!

[blockquote indent=”yes” ]Quelle est l’utilité, l’intérêt, et la portée à porter des masques au combat ?[/blockquote]

Avant toute chose, pour ceux qui ne l’auraient pas vu, découvrez la fameuse vidéo en question :

Alors concernant les jeux vidéos, qu’on y joue, qu’on aime ou pas, sur ce coup là il faut avouer que ce petit trailer a le mérite d’être un intéressant rappel historique et culturel.

En effet, cette vidéo nous rappelle fort bien qu’a travers les âges les masques ont eu un rôle à la fois tactique et culturel : peur, courage, confiance, discrétion, anonymat, révolte, confort, protection et j’en passe.

paintball, airsoft, masque, stalker, ghost, call of duty ghost, protection, lunettes, accident, peur

Alors réagissez en m’écrivant un petit commentaire, et indiquez moi pour vous, quel est l’intérêt de porter un masque, un casque ou autre en Airsoft :

  • Pour le côté jeu de rôle ?
  • Pour essayer de faire peur ?
  • Pour vous protéger ?
  • Pour faire beau ?
  • Pour le côté tactique ?

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14 Comments

14 Comments

  1. grogor

    03/05/2013 at 13:26

    Pour la protection.
    En aucun cas ça peut faire peur.
    Eventuellement pour certaines OP RP.
    Et ça fait très moche.

    En tant que joueur milsim, le masque n’est plus envisageable (j’en portais)
    Et pour la protection, tjr en milsim, vu qu’on a bcp moins de chances de se prendre de grosses longues rafales dans le visage il y en a besoin de moins.

    Puis le casque + kéffié + cagoule + lunettes, c’est suffisant! (Mon avis)

  2. Angel

    03/05/2013 at 14:15

    je découvre tout juste ton site et je me permet d’y postez un commentaire personnellement
    le port du masque serait plutot des objectif:

    -protection sa amortira toujours les billes que ce soit de longue rafale ou de semi rapide je vous rappel que 1 seul bille peut cassez une dent

    -Pour le role play par rapport au choix des dress code des équipes des scénario etc..

    -Et pour faire beau car le joueur crée une tenue pour lui pour s’identifier et plus d’un utilise un style cosplay de ghost de MW2 qui reste quand même assez beau et toujours plaisant de voir sur un terrain

    aprés pour faire peur je ne pense pas même si la surprise d’un sourire squelettique peut faire sursauté au coin d’un virage si ont est concentré sur le jeux

  3. RugbyGoth

    03/05/2013 at 15:39

    Dans mon équipe le masque est OBLIGATOIRE! En fait cette décision a été prise après un accident où une bille (tir en semi…) a emporté 2 dents, la bille et les dents ont été avalées par le malheureux. Nous le portons donc pour nous protéger. La plupart des joueurs portent un masque grillagé pour éviter la formation de buée et je vais adapter un ventilateur sur le mien 😀

  4. Llunatik

    03/05/2013 at 18:07

    Alors… le masque vaste débat!
    Personnellement, je n’en porte qu’en CQB ou sur des terrains où je sais que les tirs seront proches et donc le risque important de se prendre une bille dans les dents (et des dents cassées, j’en ai vu quelques unes en partie).

    Sinon je n’en mets jamais pour deux raisons principales:
    – L’esthétique bien sur, c’est moche! Je préfère une chèche la plupart du temps.
    – Le confort, quand on est une fille avec un tout petit visage, difficile de trouver “chaussure à son pied”. Du coup, je me retrouve avec de la buée, un masque qui tombe ou qui me remonte sous les yeux (et du coup soulève mes lunettes)… pourtant des masques j’en ai essayé un sacré paquets de modèles (j’en ai au moins 5/6 différents à la maison).

    J’envisage de m’en faire fabriquer un sur mesure par un ami qui fabrique des holster en kydex, il pourra peut être quelque chose pour moi… et en attendant (sauf CQB bien sur) je joue en acceptant le risque de devoir me faire refaire une dent ou de me retrouver avec un impact sur le nez!

  5. YM

    03/05/2013 at 19:40

    Bonjour à tous,

    Personnelement je trouve le masque plutôt pratique niveau protection et c’est vrai qu’il apporte un style pour certains modèles.

    Par contre niveau visibilité ce n’est pas aussi agréable que des lunettes de protections classique.

  6. vincent tim

    26/05/2013 at 20:51

    je porte un masque grillagé Od, pour la protection et le camouflage car les visages roses c’est souvent ce que je repère en premier lors d’une embuscade.

    • Hugues

      28/05/2013 at 10:50

      et oui, la peau est assez visible selon les milieux ou l’on joue. Une cagoule, du maquillage ou un masque permettent de rapidement se camoufler !

  7. Yann

    06/06/2014 at 06:29

    Les masques type COD (tête de mort etc), je suis pour… si porté par l’adversaire en face. Pourquoi ? Ca m’aide à mieux les repérer en forêt et le motif blanc sur fond noir aide à viser.

    En revanche, le masque grillagé, depuis que j’y ai gouté, je ne m’en passe plus. Certes, ça ne fait pas RS, mais pour 2 raisons : protection des dents (oui, ça n’arrive qu’aux autres d’avoir une dent pêté par une bille) et ça permet de pouvoir respirer tranquillement par la bouche plutôt que par le nez, et limiter ainsi l’apparition de buée sur les lunettes

    • Hugues

      06/06/2014 at 11:04

      Si tu es en mesure de voir le petit bout de blanc que porte l’adversaire en forêt, il y a de très fortes chances que tu ais vu le reste ou une partie du bonhomme bien avant ^^ Côté aide à la visée j’ai quelques doutes. L’airsoft implique des engagements à très courte distance, et la visée quasi systématiquement instinctive (en clair tu vises une masse pas un point particulier).
      Voilà voilà. Après il y a de tout sur le terrain (treillis / basket etc). Côté RS attention ! Car il y a le RS des magazines et des films (tous beaux, tous propres, tous guerriers), et le RS opérationnel sur le terrain (moins beaux, moins propres, et parfois un peu penchés sur des accessoires de ce type. Ex : le légionnaire avec son foulard tête de mort. Il y a des milliers d’exemples de ce type).
      Pour en revenir au matos : pour moi ce qui compte c’est la sécurité avant tout, ensuite le confort et la praticité, après chacun voit midi à sa porte question originalité, goût et couleur.

  8. sylvain

    23/07/2014 at 17:42

    Salut Hugues
    Je m’appel sylvain j’ai 36 ans bientôt 37 snif !! je pratique l airsoft depuis pfoui ..A l’époque mon premier lanceur fut le g36 de marui 1er gen quand il est sortie pour te dire !!
    Depuis 5ans j’évolue avec ma team, une bande de potes qui aiment le beau jeu sans tomber dans le milsim aseptisé !! Notre dernière op était un gn-soft farwest et notre prochaine est basée sur l’univers de stalker (on aiment bien sortir du us vs afgha de temps en temps)
    Bref après cette brève présentation j’en reviens à ton blog (si je peux l appeler comme ..Je peux?? )
    Nous avons déjà participé à un drill sur un week end et j avoue y avoir passé un excellent moment !! Notre cohésion de groupe s y est vu renforcé et l’on a choppé quelque techniques à retravailler !! Mais il est vrai que dès que c’est ludique c’est carrément plus formateur !!
    Tout ça pour te dire que je dévore ton blog qui va surement devenir une grosse source de motivation pour bouger mes potes sur des formats plus courts ( barbuc drill !!)
    Je tiens donc surtout par ce message a te remercier de ton initiative car l’airsoft c’est cool , courir dans les bois en essayant de faire le plus de frags avant d’être touché c est sympa un moment mais réussir une mission grâce à une belle action de groupe c ‘est carrément jouissif !!
    voila merci encore et bonne continuation !!!

    • Hugues

      24/07/2014 at 14:06

      Salut Sylvain et merci pour ta présentation et ton comm’ !!!
      L’idée du barbuc drill est excellente. Idéale pour les weekends ou on ne peut pas rassembler toute l’équipe et/ou quand on a du mal à trouver une partie pour nous accueillir ! Y a toujours moyen de s’amuser en apprenant. En tout cas encore merci et à la prochaine ^^ N’hésites pas à suivre notre nouvelle rubrique “Astuce de joueurs” tout tout en haut du site (bandeau rouge) et à nous proposer tes astuces persos. A bientôt.

  9. Antoine ASAS

    30/11/2014 at 23:36

    Le masque à un rendu psychologique fort, -et qui diffère selon sa forme (panoramique, 3 trous, bas de visage, ec.c) sa couleur (noir, kaki, motif, etc) et la manière dont il est porté (voit-on les yeux ? le nez ? la bouche ?)- après tout dépend du contexte et de la culture.
    Chez nous par exemple quand on voit un mec avec une cagoule panoramique kaki on pense aux gars du 13è RDP, donc des mecs surentrainés, de vrais fantômes qui n’ont pas peur de tuer.
    Ou par exemple une cagoule noire 3 trous renvoie aux terroristes, etc.

    Bref, en tout cas porter un masque déshumanise, mais dans le sens guerrier du terme, ça fait jouer l’esprit et permet de faire passer pour “plus” qu’un homme (à mon humble avis). Enfin tout dépend des critères cités plus haut !

    PS. l’avantage déjà c’est que ça efface le repère “faciès” que le cerveau est habitué à reconnaitre (quand il vous semble qu’un nuage à une forme de visage, etc.), donc déjà un bon point en camouflage !

  10. manuel

    06/09/2015 at 15:53

    salut est ce qu’une shemag sur le bas du visage permet de proteger ma machoire en cas d’un impact abev un bille ?

    • Hugues

      08/09/2015 at 12:33

      Bonjour Manuel. Effectivement, une couche de tissus limitera le ressentis de l’impact. C’est une bonne alternative que beaucoup de joueurs utilisent. Après attention au positionnement : si le tissus recouvre trop le nez ou la bouche cela peut favoriser énormément la buée sur les lunettes. En espérant avoir répondu à ta question. Hugues

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Les distances d’engagement

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En partie, les engagements sont déterminés par les règles en vigueur. Celles-ci sont variables selon la nature des terrains et des organisations. Les distances d’engagement se font du corps à corps à environ 50 mètres. Certaines répliques vont au delà mais pour faciliter les explications parleront d’une distance générale maximum de 50 mètres.

 

Avant de commencer je me permets un petit rappel. Sait-on jamais ..

Tirer sans identifier sa cible est strictement interdit !

Les 4 règles de sécurité

 


Au corps à corps

La règle établie dès le début de partie va définir si il y a engagement ou pas. Cette distance minimale de sécurité peut varier de 2 à 10 mètres le plus souvent.

Au corps à corps, et dans le cadre ou aucune distance minimale d’engagement n’est imposée, 3 solutions vont alors s’offrir à vous :

  • le “Pan T’es Out” (ou la tape sur l’épaule)
  • le coup couteau
  • la doublette dans la poitrine.

Le “Pan T’es Out”

L’idée est de limitée les risques mais de poursuivre la confrontation. Le premier qui surprend l’autre trop prêt crie le “Pan T’es Out”. L’avantage c’est qu’on est certain d’éviter de faire mal à l’autre. L’inconvénient est que l’autre est souvent persuadé d’avoir crié “Pan T’es Out” avant vous 🙂

Je ne suis pas fan de cette méthode. Elle casse le jeux et pousse souvent au désaccord. Si nécessaire je préconise plutôt la tape sur l’épaule, d’autant plus si vous êtes souhaitez nettoyer discrètement les environs.

Le coup de couteau

On reste dans une philosophie MilSim. C’est sans appel et indiscutable ! sauf si le type d’en face vous sort un “Pan T’es Out” évidemment ….

La doublette dans la poitrine

Ma préférée soit-dit en passant. Mon matériel me permet d’engager au contact. 99% des joueurs sont équipés d’un gilet ou à minima d’une couche de vêtement suffisant, donc selon moi la doublette à la poitrine n’est pas une problématique en soit. Evidemment, si vous jouez avec une saloperie à 2 joules, vous êtes un danger ambulant mais ça vous vous en doutez !

Alors pourquoi la doublette ? Parce que dans le feu de l’action tout le monde à le palpitant qui monte en flèche. Vous êtes en mode effet tunnel, concentré sur votre propre action. Votre cerveau fait un focus sur ce que vous faîtes, et non sur ce que vous subissez. Donc vous risquez de continuer dans votre élan et une bille ne vous stoppera peut-être pas. Alors que la doublette vous casse dans votre élan. Une seule bille pas systématiquement. Testé et approuvé !

Et pourquoi à la poitrine ? Parce que je suis un bourrin mais pas un salopard. C’est la partie de votre corps la plus protégée, et la moins sensible. Les cuisses, les bras, les mains sont souvent moins protégés que votre buste. En outre, votre poitrine est la zone la plus large, la plus facile à acquérir en visé et donc à shooter. C’est comme pour la doublette : la visée à la poitrine est un réflexe : on allume là où c’est le plus direct, le plus facile, le plus sûr.

Quoi qu’il en soit, il est à mon avis totalement proscris d’engager un adversaire à la tête, et ce quelque soit la distance et même si ce dernier porte une protection faciale ou un casque. Il est difficile dans l’action d’analyser si l’adversaire est correctement équipé ou pas, et on n’est jamais à l’abri d’un accident.


A 25 mètres

A 25 mètres, par un tir tendu, avec n’importe quelle réplique, vous devez avoir un tir direct (sinon vous utilisez nu Nerf et vous n’êtes pas sur le bon blog). A cette distance et en respectant les règles de puissance en vigueur, vous pouvez toucher n’importe quelle partie du corps sans problème. Concernant les tirs à la tête, je reste sur mes positions. La surface du corps est 5 fois supérieur à celle de la tête, il n’y a donc aucune raison de la prendre pour cible.

Encore une fois, je vous préconise de doubler vos tirs. “Bim – Bim” .. ça bouge encore : “Bim – Bim”. L’avantage de la doublette ici est double :

  • stopper l’adversaire dans son élan (comme précisé avant)
  • recadrer immédiatement la position de votre canon afin de corriger la trajectoire de votre second tir en temps réel. Le premier shoot est trop à droite, dès le deuxième coup je peux corriger. Si ça rate, la seconde doublette vous permettra de nouveau de corriger votre tir.


A 50 mètres

Je ne sais pas pour vous, mais moi avec mon matos à 50 mètres, ça devient compliqué. Pour beaucoup d’entre-nous le tir tendu se transforme en tir en cloche (ou tir plongeant).

Si vous êtes dans mon cas, posez-vous déjà la question de savoir si il est nécessaire d’engager ?

  • Si l’adversaire se déplace rapidement, bonne chance.
  • Si l’adversaire est à couvert, ça va être difficile.
  • Si l’adversaire ne vous a pas repéré, peut-être vaut-il mieux temporiser et attendre d’avoir une fenêtre de tir plus favorable.

Si vous engagez l’adversaire à 50 mètres, la technique de la doublette rapprochée va vous être très utile. Comme expliqué précédemment vous allez corriger en temps réel votre tir afin de compenser l’effet plongeant.


Et au delà de 50 mètres..?

 

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La vie en bivouac pour les nuls

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Voilà comment fonctionne le Ltn Winters en bivouac depuis toujours. Si vous n’avez jamais bivouaqué lisez ce qui suit. Ces conseils sont à titre d’exemple … et puis un peu de rusticité pour une op c’est cool non ?

Le sommeil

Il est important de reposer le corps et l’esprit pour être toujours d’attaque dans la nuit ou le lendemain. Surtout si vous comptez enquiller sur une Opé de 48 heures ou plus. Que vous soyez habitués ou non, privilégier de bonnes phases de sommeil est primordial ! Dormez bien dès que vous le pouvez !

Nos petits conseils :

  • Ne mangez pas trop lourd avant d’aller dormir (genre pizza en entrée, raclette et pot de Nutella.. je dis ça parce que c’est du déjà vu..)
  • Respirer fortement pour récupérer de l’oxygène
  • Buvez beaucoup d’eau, beaucoup … vraiment beaucoup d’eau MAIS pas plus de 70cl en moins de 20mn, c’est la limite d’ingestion du corps pour enlever les toxines. Prévoyez aussi un repérage pause pipi pour la nuit avant de vous coucher.
  • Vous pouvez dormir assis, debout, allonger, etc (même en marchant, si si, véridique !). Évidemment privilégiez autant que faire se peut la position qui vous est le plus confortable en fonction de la situation.
  • Ne discutez pas des heures au coin du feu, ne chahutez pas comme des gosses de 16 ans qui font leur première boom, bref restez calme et détendus.

Voilà pour les conseils bisounours. C’était le côté idéal pour dormir maintenant passons à la réalité.

S’il fait froid

Si vous avez froid, alors vous être en train de commencer la phase dite d’hypo-thermie : donc c’est pas bon ! Relisez nos articles sur le sujet !

Les indispensables :

  • Prenez un tapis de sol léger MAIS avec un revêtement en aluminium, celui si va garder la chaleur et vous isoler du sol. Si les sans abris tentent de s’isoler du sol ce n’est pas pour rien. Le froid remonte du sol !
  • Prenez un duvet dit de survie (soit en sac soit en tarp, avec pareil un revêtement en aluminium). Franchement les deux ce n’est pas cher, et ça sera rentabilisé quand vous dormirez.
  • Mettez un bonnet !!!

Les petits conseils supplémentaires :

  • Mangez deux trois gâteaux secs avant de dormir (ex : LU), noisettes, noix de cajou, etc.
  • Buvez, encore et toujours comme d’hab. On se déshydrate également avec le froid. Si si ..
  • Mettez vos vêtements secs pour le lendemain  au fond de votre duvet. Ca vous permet de vous réchauffer les pieds et vous aurez des habits chauds au réveil 🙂
  • Personne n’y pense mais prenez-vous un treillis de rechange pour le « spécial dodo » en taille plus grande pour plus de confort.
  • Pensez à vous installer confortablement (tirer les cordes pour le tarp, nettoyer le sol pour éviter les cailloux et branches, etc.)
  • Si vous voulez un matelas, allez acheter un rouleau de sac poubelle de min 150l et remplissez le de feuilles 🙂  … et si vous réfléchissez bien ça fait aussi sac de couchage express pour être prêt à partir en 10s secondes !

 

Manger

Manger est tout aussi important que le sommeil. Manger c’est votre carburant pour tenir la journée ! C’est indispensable ! Vous ne tournez au moteur hybride pro écolo, non votre corps est un bon char T55 qui fait du 80l/100km donc il faut faire le plein :

  • Ne prenez pas de plat en sauce (indigestes).
  • Pas de jus d’orange ni de lait (indigestes).
  • Préférez les repas « secs » (barres de céréales, boite de conserves genre raviolis, viande séchée, sachet de m&ms, noisettes, noix, fruits secs, etc.) ou pré-cuits car vous pouvez les manger en marchant. Vous pouvez aussi les manger froid. Bref gain de temps, discrétion, et d’apport calorique imbattable !
  • Ne prenez rien de lourd si vous savez que vous ne le mangerez pas ou pas tout ce qu’il y dedans (ex : les rations de combat)
  • Prenez de l’eau, beaucoup d’eau.
  • Mangez entre les repas des barres de céréales, gâteaux sec etc. Evidemment ne mangez pas comme 10 comme un goret !

Personnellement voilà ce que je prends en général (chacun fait ce qu’il veut et en fonction de ses besoins nutritionnels !!!) :

  • Sachet de 1kg de mélange de noix, noisettes, noix de cajou, etc.
  • M&ms
  • Boite de corned beaf de 250g par repas
  • Boite de ravioli mangé froid de 250g

Et voilà mon plateau repas digne du Ritz.

 

Hygiène

Il n’y a pas 36 solutions : les fameuses lingettes pour bébés !! C’est compact, pas cher, et ça permet de :

  • Se laver les mains pour les repas
  • Se laver la tête pour le camo
  • Se laver les pieds après les marches
  • Se laver le zeub, les fesses et les dessous de bras (version nettoyage rapide pour une sensation de propre).
  • Se laver tout court … oui je sais y pas la douche ou le bain chaud mais vous n’aurez pas la rivière (froid au passage) pour vous laver au moins.

Petit bonus : le flacon hydroalcoolique au cas ou..

Confort

Très généralement le raisonnement suivant fonctionne assez bien : le confort apporte un plus mentalement. Et ce bénéfice est proportionnel au poids de la solution. En gros : plus ça pèse, plus ça fait plaisir ! A vous de juger ce qui est le plus important pour vous et ce que vous pouvez emmener !

  • Chaussettes en plus
  • Chaufferettes
  • Chaussettes spéciales « froid »
  • Réchaud pour manger ( chaud forcément)
  • Un matelas en mousse mais rigide (comme ceux de l’armée allemande ou US)
  • Sacs poubelles fermés des habits de rechange ou des objets sensibles à la pluie
  • Hamac
  • Cordes
  • TV
  • PlayStation
  • Etc…

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La thermorégulation du corps humain (2/3)

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L’Homme est un animal homéotherme, il a besoin d’avoir sa température centrale constamment aux alentours de 37,5°C. Malheureusement, la nature fait tout pour nous pomper de la chaleur, comme nous venons de le voir. Le corps doit donc réagir pour ne pas se refroidir.

 

Chez l’Homme, lorsque les thermo-récepteurs sensibles au froid captent une baisse de la température cutanée due au froid (de l’ordre du dixième de degré !) une série de mécanismes innées et involontaires est déclenchée.

 

À court terme

 

La vasoconstriction 

 

Lorsque notre corps a froid, une des premières réactions de celui-ci, sous l’effet de l’adrénaline, va être de contracter ses petits vaisseaux sanguins proches de la peau (capillaires) ainsi que les petites artères qui irriguent doigts, oreilles, orteils et nez. En effet, ces parties représentent de grandes surfaces d’échange proportionnellement à leur taille et au volume sanguin qu’elles contiennent, le corps va donc d’abord chercher à économiser sa chaleur qui part par là.

Ceci permet de limiter les échanges thermiques entre notre peau et l’extérieur : comme nous l’avons vu plus haut, le corps perd de la chaleur (ou énergie), «captée» par notre environnement (soit par conduction, convection, radiation ou évaporation, vous vous souvenez ?). Cette chaleur est en majeure partie transportée par le sang et en étant sous la peau elle est donc facilement exposée à notre environnement. Le sang est alors transporté vers le centre de l’organisme où il sera protégé des déperditions de chaleur puisque mieux isolé (plus de masse adipeuse -graisse- au centre de la masse qu’aux extrémités). De plus, cela permet aux organes vitaux de rester alimentés par du sang à température idéale.

Ainsi, ces parties périphériques seront toujours sacrifiées au profit du noyau vital en cas de nécessité.

 

Frissonnement

 

En plus de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques permettant de conserver la chaleur, un mécanisme va être mis en jeu pour produire de la chaleur : une hormone, l’acétylcholine, est sécrétée et va augmenter la contractilité de nos muscles.

Autrement dit, plus on a froid plus les muscles auront tendances à se contracter facilement, jusqu’à ce que cela devienne involontaire, c’est le frissonnement.

Ces frissonnements sont tellement puissants que seul le meilleur carburant de notre corps peut les alimenter : le glycogène (sorte de glucose transformé qui est stocké dans le foie pour la majeure partie mais aussi dans les muscles eux-même). Le problème est que nos réserves de glycogène sont limitées : on a environ 24 H de glycogène stocké dans notre organisme.

Le frissonnement ne peut donc pas être infini. C’est notre ultime recourt face au refroidissement et il faut tout faire pour éviter d’en arriver là !

 

Thermogenèse volontaire

 

Un autre mécanisme peut entrer en jeux dans la production de chaleur grâce aux muscles à court terme : la thermogenèse volontaire.

Par exemple, un individu exposé au froid qui décide de marcher va produire de la chaleur. Au repos, un corps humain moyen produit en 70 et 100 watts de chaleur, alors qu’en activité physique intense, il peut dégager jusqu’à 1500 watts!

 

L’horripilation 

 

Nos ancêtres, il y a encore quelques millions d’années, étaient recouvert d’une épaisse couche de poils.

L’érection des poils avait pour but de conserver la chaleur en emprisonnant une importante couche d’air sous les poils en augmentant leur volume (l’air étant le meilleur isolant qui soit).

Aujourd’hui, ce réflexe n’est plus d’aucune utilité puisque notre corps n’est quasiment plus poilu. A la place, nous portons des vêtements ayant exactement le même but : se protéger du froid (en emprisonnant une couche d’air plus ou moins épaisse).

 

À long terme

 

Augmentation de la couche de graisse

 

À l’approche de l’hiver, notre organisme stimule l’appétit pour les aliments riches en graisse. La graisse étant un très bon isolant et stockée sous la peau, se réflexe permet d’augmenter notre isolation corporelle (et donc de mieux résister au froid).

De plus, comme nous le verrons plus tard, dans « thermogenèse involontaire du corps humain », cette graisse possède certaines propriétés qui font d’elle un moyen de chauffage en plus d’être isolante.

 

Adaptation à l’hypothermie

 

Les Inuits vivent très bien par des températures largement négatives sans pour autant ressembler à des bibendums accumulant les couches de vêtements… Pourtant, il n’existe pas de gêne du froid.

Il a été montré que le corps des Inuits s’était adapté, depuis leur enfance, à l’environnement dans lequel ils vivaient.

En effet, les Inuits n’ont pas besoin d’avoir une température interne de 37° C mais peuvent fonctionner naturellement à 36 voire 35°C (nous verrons plus loin qu’à cette température un individu non acclimaté serait déjà en hypothermie légère).

De plus, contrairement à un individu non acclimaté, les Inuits ont une proportion d’adypocytes bruns au niveaux du cou et des joues beaucoup plus importante, ce qui leur permet de brûler beaucoup plus de graisse dans cette zone et donc de produire de la chaleur (cf paragraphe ci-dessous).

À travers cet exemple, nous voyons bien que le corps peut s’acclimater au froid en y étant exposé quotidiennement sur une longue période.

 

Thermogenèse involontaire du corps humain

 

La couche de graisse décrite plus haut est stockée dans deux types distincts de cellules adipeuses.

Nous avons tout d’abord les adipocytes blancs qui stockent les graisses et ensuite les adipocytes bruns qui les brûlent.

Sous l’effet d’une hormone, la noradrénaline, l’organisme va stimuler la création d’adipocytes bruns qui vont ensuite se mettre en activité pour «brûler» la graisse (stockée dans les adipocytes blancs) et donc augmenter le métabolisme basal et produire de la chaleur. Cela permet de ne pas puiser dans nos réserve de glucose, comme c’est le cas lors du frissonnement.

Si notre alimentation est assez riche en graisses et que nous sommes acclimatés, notre organisme peut donc produire assez de chaleur pour conserver sa température interne stable dans le froid grâce aux adipocytes bruns sans utiliser sa réserve « de la dernière chance » et déclencher le frissonnement.

Ainsi, c’est en majeure partie par l’augmentation des adipocytes blancs et bruns que se fait l’acclimatation à long terme au froid.

 

 

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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