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Savoir-faire individuels

Surveiller, repérer et traiter un objectif

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Surveiller, repérer un objectif, le désigner et le traiter ne sont pas des actions qui s’improvisent. Il faut être méthodique et précis, transmettre des informations claires afin que l’ensemble de l’équipe ou du groupe sache de quoi on parle et comment il va falloir réagir. Votre efficacité en dépend.

Surveiller un secteur de tir

Le but est de rechercher par la vue et l’écoute des renseignements concernant le terrain et les activités de l’adversaire et des coéquipiers. Pour se faire il est nécessaire d’établir un secteur de surveillance qui se décompose de cette façon :

  • Repérer les limites du secteur de surveillance (limites gauche et droite)
  • Identifier des points de repère (pont, bâtiments, route)
  • Découper le terrain (du plus loin au plus près)
  • Déterminer les points dangereux (les hauteurs, les points sans visibilités, etc)
  • Assurer la permanence de l’observation en vue de détecter tout indice d’activité adverse.

Surveiller un secteur de tir

 

Situer un objectif

Méthode directe :

C’est la méthode la plus facile et rapide utilisée pour désigner des cibles ou des objectifs évidents (souvent à courte ou moyenne distance). On donne la direction grâce à sa main, où regarder et une description de la cible. N.B : bon sur la photo on utilise un tournevis, allez savoir pourquoi 🙂

Exemple : « A 100 mètres – A gauche de la maison – 2 PAX à découvert »

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Méthode du cadran solaire :

Méthode assez populaire que l’on utilise pour désigner des objectifs un peu moins évidents à courte ou moyenne distance. Pour se faire nous utilisons un point de référence caractéristique comme un poteau indicateur, le pont, la porte, ou n’importe quel objet de référence. Transposez alors un cadran imaginaire sur cet objet et à partir de là indiquez à la position de la cible. Si vous ne précisez pas un point de référence alors on estime que vous êtes ce point.

Exemple : « Poteau indicateur – A 9H- buissons – bord gauche de buisson – 2 PAX »

Cadran solaire

Méthode de la main étalonnée :

Cette méthode est utilisée pour désigner des cibles ou des objectifs un peu plus difficiles à repérer qu’en direct qui se trouveraient à moyenne ou plus longue distance. On donne la direction grâce à sa main, où regarder avec un point de repère et on précise où se trouve l’objectif grâce à sa main que l’on positionne bras tendus dans l’alignement de votre oeil et de l’objectif. Votre coéquipier doit reporter vos indications selon le même procédé pour visualiser la cible.

Exemple : « A 50 mètres – À 3 doigts à droite du drapeau – 2 PAX hostiles »

Main 2

Comment indiquer l’objectif ?

Il faut être en mesure de pouvoir désigner rapidement et précisément un objectif de façon à transmettre son identification et sa localisation au reste du groupe.

  • Chercher les points de repère fixes et caractéristiques et proches de l’objectif
  • Désigner l’objectif : sa direction, par rapport à tel repère et à telle distance
  • Situer l’objectif par rapport au point de repère grâce aux procédés de la main étalonnée, du cadran horaire ou même grâce à un pointeur laser.
  • Décrire l’objectif : nature, forme, couleur, attitude (statique, mobile, se déplaçant de A vers B, etc.).

Ordres pour l’ouverture du feux :

Une fois la cible identifiée le chef d’équipe ou de groupe doit des donner ses indications d’ouverture du feu. Ces indications se décomposent de cette manière :

Groupe : A savoir le groupe ou l’équipe à qui l’ordre est adressé. A voir en fonction de la dénomination de vos équipes. Ex : “Alpha” ou “Binôme Sniper”.

Formation : Précisez ici le type de formation à mettre en place. Ex : en ligne, en V, etc.

Distance : Même si en Airsoft les distances d’engagement sont très courtes cette indication peut être utile pour désigner l’objectif en vu d’un engagement.

Type de feu :

  1. Délibéré : un tir précis toutes les 6 secondes. Utilisé pour de plus longues distances ou pour apporter un soutien plus efficace en termes de précision et de neutralisation.
  2. Rapide : un tir toutes les 2 secondes. C’est le type de feu le plus utilisé en général. Idéal pour faire baisser les têtes efficacement sans vider trop rapidement ses munitions.
  3. Tir de suppression ou de couverture : méthode également appelée « Boule de feu » car elle notamment appliquée pour du soutien ou se désengager. Elle consiste à tirer en full automatique. Le but est d’appliquer un très gros volume de feu afin de fixer l’adversaire. En générale l’action doit être éclair car elle consomme énormément de munitions
  4. Feu à vu : tirer sur l’adversaire dès que vous l’avez en visuel. Les joueurs sont autonomes sur la gestion et le volume de leurs tirs.

 

Quelques exemples de mise en situation :

Ordres complets et détaillés :

Si vous avez tout votre temps vous êtes alors en mesure de désigner précisément la cible et vos ordres de tir.

Exemple :  

  • Le chef d’équipe : « A 200 mètres – A une main à droite du pylône électrique- un rocher – le bord gauche du rocher – 2 PAX »
  • L’équipe : « Vu ! »
  • Le chef d’équipe : « Binôme Sniper – Délibéré – Feux ! »

Binome sniper

Ordres retardés :

A utiliser dans le cadre d’une action prévue dans certaines conditions, type embuscade notamment.

Exemple :

  • Le chef de groupe : « Groupes Alpha et Bravo – pour embuscade à 60 mètres – le chemin à 13H – limite gauche le carrefour à 11H et limite droite le poteau à 14H. »
  • Les chefs d’équipe : « Vu ! »
  • Le chef de groupe : « Alpha et Bravo – En ligne – Sur mon ordre – Feu rapide » – « Charly – Sur mon ordre – Tir de suppression pour couvrir Alpha et Bravo »

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Dans l’action :

Si vous êtes pris à parti, vous n’avez pas le temps de faire dans le détails. Vos ordres doivent être immédiats et concis pour apporter une riposte adéquate.

Exemple :

  • « Pan ! » [vous vous faîtes engager par l’adversaire]
  • Celui qui repère l’origine du tir : « Contact à droite !!! »
  • L’équipe applique alors un tir à vu ou un tir de suppression en fonction de la situation : volume adverse et de leur feu.

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2 Comments

2 Comments

  1. John

    11/08/2015 at 12:29

    Je me demande si c’est une volonté délibéré de ne pas donner les méthodes de désignation de l’infantrie ou si il s’agit d’une adaptation perso pour l’airsoft?

    Dans les exemples les messages sont bien trop long pour être appliqué en situation de combat…

    Hormis cela, vous avez un très bon site, sur lequel j’ai appris beaucoup de petites choses fort utile

    • Hugues

      11/08/2015 at 19:52

      Bonjour John,
      Oui tout à fait. On part de méthodes et techniques d’infanteries, pour les adapter autan que faire se peut à l’airsoft. Après chacun remanie à sa sauce. Le tout étant d’être à l’aise et efficace.

      L’article traite de surveillance et de repérage. Normalement dans ce cadre ou a tout le temps de détailler correctement.

      En situation de combat, il me semble avoir écrit : “Si vous êtes pris à parti, vous n’avez pas le temps de faire dans le détails. Vos ordres doivent être immédiats et concis pour apporter une riposte adéquate.”

      En tout cas merci, et au plaisir !

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Savoir-faire individuels

La thermorégulation du corps humain (2/3)

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L’Homme est un animal homéotherme, il a besoin d’avoir sa température centrale constamment aux alentours de 37,5°C. Malheureusement, la nature fait tout pour nous pomper de la chaleur, comme nous venons de le voir. Le corps doit donc réagir pour ne pas se refroidir.

 

Chez l’Homme, lorsque les thermo-récepteurs sensibles au froid captent une baisse de la température cutanée due au froid (de l’ordre du dixième de degré !) une série de mécanismes innées et involontaires est déclenchée.

 

À court terme

 

La vasoconstriction 

 

Lorsque notre corps a froid, une des premières réactions de celui-ci, sous l’effet de l’adrénaline, va être de contracter ses petits vaisseaux sanguins proches de la peau (capillaires) ainsi que les petites artères qui irriguent doigts, oreilles, orteils et nez. En effet, ces parties représentent de grandes surfaces d’échange proportionnellement à leur taille et au volume sanguin qu’elles contiennent, le corps va donc d’abord chercher à économiser sa chaleur qui part par là.

Ceci permet de limiter les échanges thermiques entre notre peau et l’extérieur : comme nous l’avons vu plus haut, le corps perd de la chaleur (ou énergie), «captée» par notre environnement (soit par conduction, convection, radiation ou évaporation, vous vous souvenez ?). Cette chaleur est en majeure partie transportée par le sang et en étant sous la peau elle est donc facilement exposée à notre environnement. Le sang est alors transporté vers le centre de l’organisme où il sera protégé des déperditions de chaleur puisque mieux isolé (plus de masse adipeuse -graisse- au centre de la masse qu’aux extrémités). De plus, cela permet aux organes vitaux de rester alimentés par du sang à température idéale.

Ainsi, ces parties périphériques seront toujours sacrifiées au profit du noyau vital en cas de nécessité.

 

Frissonnement

 

En plus de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques permettant de conserver la chaleur, un mécanisme va être mis en jeu pour produire de la chaleur : une hormone, l’acétylcholine, est sécrétée et va augmenter la contractilité de nos muscles.

Autrement dit, plus on a froid plus les muscles auront tendances à se contracter facilement, jusqu’à ce que cela devienne involontaire, c’est le frissonnement.

Ces frissonnements sont tellement puissants que seul le meilleur carburant de notre corps peut les alimenter : le glycogène (sorte de glucose transformé qui est stocké dans le foie pour la majeure partie mais aussi dans les muscles eux-même). Le problème est que nos réserves de glycogène sont limitées : on a environ 24 H de glycogène stocké dans notre organisme.

Le frissonnement ne peut donc pas être infini. C’est notre ultime recourt face au refroidissement et il faut tout faire pour éviter d’en arriver là !

 

Thermogenèse volontaire

 

Un autre mécanisme peut entrer en jeux dans la production de chaleur grâce aux muscles à court terme : la thermogenèse volontaire.

Par exemple, un individu exposé au froid qui décide de marcher va produire de la chaleur. Au repos, un corps humain moyen produit en 70 et 100 watts de chaleur, alors qu’en activité physique intense, il peut dégager jusqu’à 1500 watts!

 

L’horripilation 

 

Nos ancêtres, il y a encore quelques millions d’années, étaient recouvert d’une épaisse couche de poils.

L’érection des poils avait pour but de conserver la chaleur en emprisonnant une importante couche d’air sous les poils en augmentant leur volume (l’air étant le meilleur isolant qui soit).

Aujourd’hui, ce réflexe n’est plus d’aucune utilité puisque notre corps n’est quasiment plus poilu. A la place, nous portons des vêtements ayant exactement le même but : se protéger du froid (en emprisonnant une couche d’air plus ou moins épaisse).

 

À long terme

 

Augmentation de la couche de graisse

 

À l’approche de l’hiver, notre organisme stimule l’appétit pour les aliments riches en graisse. La graisse étant un très bon isolant et stockée sous la peau, se réflexe permet d’augmenter notre isolation corporelle (et donc de mieux résister au froid).

De plus, comme nous le verrons plus tard, dans « thermogenèse involontaire du corps humain », cette graisse possède certaines propriétés qui font d’elle un moyen de chauffage en plus d’être isolante.

 

Adaptation à l’hypothermie

 

Les Inuits vivent très bien par des températures largement négatives sans pour autant ressembler à des bibendums accumulant les couches de vêtements… Pourtant, il n’existe pas de gêne du froid.

Il a été montré que le corps des Inuits s’était adapté, depuis leur enfance, à l’environnement dans lequel ils vivaient.

En effet, les Inuits n’ont pas besoin d’avoir une température interne de 37° C mais peuvent fonctionner naturellement à 36 voire 35°C (nous verrons plus loin qu’à cette température un individu non acclimaté serait déjà en hypothermie légère).

De plus, contrairement à un individu non acclimaté, les Inuits ont une proportion d’adypocytes bruns au niveaux du cou et des joues beaucoup plus importante, ce qui leur permet de brûler beaucoup plus de graisse dans cette zone et donc de produire de la chaleur (cf paragraphe ci-dessous).

À travers cet exemple, nous voyons bien que le corps peut s’acclimater au froid en y étant exposé quotidiennement sur une longue période.

 

Thermogenèse involontaire du corps humain

 

La couche de graisse décrite plus haut est stockée dans deux types distincts de cellules adipeuses.

Nous avons tout d’abord les adipocytes blancs qui stockent les graisses et ensuite les adipocytes bruns qui les brûlent.

Sous l’effet d’une hormone, la noradrénaline, l’organisme va stimuler la création d’adipocytes bruns qui vont ensuite se mettre en activité pour «brûler» la graisse (stockée dans les adipocytes blancs) et donc augmenter le métabolisme basal et produire de la chaleur. Cela permet de ne pas puiser dans nos réserve de glucose, comme c’est le cas lors du frissonnement.

Si notre alimentation est assez riche en graisses et que nous sommes acclimatés, notre organisme peut donc produire assez de chaleur pour conserver sa température interne stable dans le froid grâce aux adipocytes bruns sans utiliser sa réserve « de la dernière chance » et déclencher le frissonnement.

Ainsi, c’est en majeure partie par l’augmentation des adipocytes blancs et bruns que se fait l’acclimatation à long terme au froid.

 

 

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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Comment supporter la chaleur ?

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Les beaux jours sont de retour, vous marchez sur un joli petit sentier en montagne, vers 2000 mètre d’altitude, il est 14 heures, vous avez déjà repris la marche depuis 1h30.

Soudain, l’un de vos deux copain s’effondre, devant vous… Oh c’est balot …

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Le mal est déjà fait : il est victime d’une « hyperthermie » ou « coup de chaleur » dû à l’effort et à l’ambiance chaude. Comment ne pas en arriver là ? Autrement dit, comment éviter l’hyperthermie ?

Voyons donc comment continuer à bien fonctionner par temps chaud…

Qu’a-t-on envie de faire lorsqu’il fait très chaud ? Rien n’est-ce pas ? Enfin si, trouver la meilleur place à l’ombre pour y faire la sieste ;).

Le corps humain est bien fait, par forte chaleur il passe en mode « zen attitude » afin de produire le moins de chaleur possible due aux mouvements qui viendraient s’ajouter à la chaleur ambiante.

On essayera donc, dans la mesure du possible, d’économiser tout mouvement.

Évidemment, on évitera les heures les plus chaudes de la journée, soit 14h-16h (12h-14h heure solaire), pas la peine d’en rajouter ;).

Malheureusement il arrive parfois que l’on ait pas le choix, que l’on ait à produire un effort en ambiance chaude. Heureusement pour nous, la nature nous a doté d’un magnifique outil entre les deux oreilles que l’on va pouvoir mettre à profit pour fonctionner sous ces fortes chaleurs.

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Pour se faire, commençons par quelques notions de physionomie et de thermodynamique.

La chaleur est transportée dans notre corps via le sang. Le corps lui a besoin d’être constamment aux alentours des 37.5°C. Il joue donc sur l’afflux de sang dans le corps afin de conserver cet équilibre autour de 37.5°C.

Ainsi, lorsqu’on a trop chaud, le corps cherche à relarguer de la chaleur dans l’environnement pour rester à 37.5°C. Il envoie donc beaucoup de sang à la surface de la peau afin que la chaleur qu’il transporte puisse être transférer à l’environnement facilement. On parle de « vasodilatation » (littéralement : dilatation des vaisseaux sanguins). Exemple : quand votre peau devient toute rouge dans un bain bien chaud, c’est parce que le sang est près de la surface de sa peau.

Mais le corps humain est complexe et certaines zones sont plus vascularisées que d’autres ou ont moins cette capacité à dilater/contracter les vaisseaux sanguins.

C’est le cas de la tête, du cou et du tronc. On dit qu’en moyenne, 60% des échanges de chaleur avec l’environnement se font via ces zones : 20% pour la tête, 20% pour le cou, 20% pour le tronc (et 10% pour chaque membres).

Compliquons un peu les choses maintenant. L’environnement nous pompe de la chaleur, transportée par le sang jusqu’à la surface de la peau, de manière non uniforme comme on vient de le voir. Mais comment fait-il ?

Il y a quatre phénomènes physiques qui font que l’on échange de la chaleur avec l’environnement : la conduction, la rayonnement, l’évaporation et la convection. Afin d’y voir plus clair, voici quelques exemples :

Conduction : je pose ma main sur la plaque électrique encore chaude, je me brûle par conduction, il y a transfert de « chaleur » de la plaque vers ma main,

Rayonnement : le soleil nous chauffe par rayonnement, en envoyant ce que l’on appelle des rayons infrarouges. Le feu de camp aussi nous chauffe via ses rayonnements infrarouges,

Évaporation : pour transformer l’eau liquide en vapeur il faut il apporter de l’énergie (autrement dit : pour faire bouillir l’eau des pâtes il faut la mettre sur le gaz). Le corps utilise ce phénomène pour se refroidir, c’est la transpiration (l’eau liquide à la surface de notre peau s’évapore en nous pompant de la « chaleur »),

Convection : le petit vent frais qui passe sous l’arbre sous lequel je viens de m’allonger à l’ombre me refroidit par convection.

Bien. Et si on combinait tout ça maintenant ?

Éviter de se mettre en plein soleil aux heures les plus chaudes, vous voyez pourquoi maintenant ? Et oui, afin de ne pas être exposé aux rayonnements ! Lorsque les arbres ne sont pas légion, il ne faut pas hésiter à tendre un abri pour créer une zone d’ombre, l’idéal étant la couverture de survie avec la face alu vers le ciel qui renverra les rayonnement d’où ils viennent.

Lorsque la pause à l’ombre n’est pas envisageable, on veillera à se couvrir l’intégralité du corps afin de bloquer les rayonnements (et les coups de soleil). Oui mais comment ?

Avec des vêtements et un chapeau à large bords (pour protéger aussi la nuque et les oreilles) de couleur claire, amples et en coton si possible. Le noir absorbe la « chaleur » alors que les couleurs claires vont renvoyer un peu de rayonnement (c’est pour cela que les voitures noires sont un vrai four en été). Le fait qu’ils soient amples permet à l’air de circuler à l’intérieur (et oui, ce n’est ni plus ni moins que de la convection à petite échelle).

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Le coton quant à lui est une fibre hydrophile. Il aime l’eau et nous aussi, dans ces conditions.

Plutôt que de transpirer à grosses gouttes et laisser votre corps perdre toute son eau, pourquoi ne pas ré-créer une transpiration artificielle ? En mouillant vos vêtements, ils vont sécher sur vous grâce au phénomène d’évaporation, vous venez de créer la clim du pauvre. Cela peut-être de l’eau croupie, on s’en fiche, elle s’évaporera tout pareil. Mais vous aurez conservé votre précieuse eau.

Mieux encore, on peut ajuster assez finement cette « clim » : en jouant avec les zones d’échange du corps. Il suffit de mettre un linge mouillé autour du coup et/ou sur la tête pour sentir de suite l’effet « kiss cool » (vous vous rappelez ? 20% par la tête, 20% par le cou, etc.).

Et l’eau justement dans tout ça ?

Nous avons vu plus haut que le sang transportant la chaleur dans notre corps alors facilitez-lui la tâche, restez bien hydraté ! Le sang restera fluide et le transfert de chaleur vers l’environnement ne sera pas altéré.

Lorsque l’on est bien hydraté, on a une urine claire et abondante. En effet, le corps peut se permettre de relarguer de l’eau dans les urines puisqu’il en a suffisamment pour réhydrater les cellules.

On boira donc régulièrement en quantité modérées, avant d’avoir soif.

La soif est le signal du corps qu’il est déjà déshydraté à 2% et qu’il fonctionne plus qu’à 90% de ses capacités physiques et mentales. Pourquoi donc se priver de 10 % de ses capacités ?

L’ensemble de nos cellules peuvent absorber jusqu’à 700 mL par heure. Malheureusement, il arrive que nous perdions plus de 700 mL par heure. Et là il n’y a pas d’autre choix que de s’arrêter pour refaire les niveaux…

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Lorsque nous transpirons, nous perdons aussi du sel avec l’eau (qui n’a jamais eu de la sueur lui couler dans les yeux, ça pique, non ?). Là encore il faut recharger les batteries. Une alimentation normale permet de combler les pertes de sel sauf en cas d’effort trop intenses/prolongés. En effet, il peut arriver que l’on transpire plus que ce que l’on peut absorber en eau.

Dans ce cas, on va devoir compenser longtemps après l’effort. Il existe des petits sachets de réhydratation (dit « isotoniques ») vendus en pharmacie ou dans les magasins de sport qui aident à refaire le « plein ».

 Coup de chaleur

Malgré si tout cela ne fonctionne pas et que la situation dégénère, comme dans le scénario d’introduction, il va falloir mettre tout en œuvre pour refroidir la victime : la mettre à l’ombre, lui mettre un linge humide si la tête, lui donner à boire si elle est capable de boire toute seule, etc.

En d’autres termes, il faut appliquer ce que l’on vient de voir et ce, le plus vite possible ! Voici une petite illustration pour vous aider :

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Pensez toutefois à ne pas mettre en danger le reste du groupe : ce n’est pas le bon moment pour avoir une deuxième personne victime d’un coup de chaleur.

Rien de bien sorcier, juste du bon sens. Mais les choses simples sont parfois les plus dures à appliquer !

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Le meilleur camouflage du monde

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Mais quel est le meilleur camouflage au monde ? Quel est le camouflage le plus efficace ? Hmmm Hmmm .. je lis et j’entends énormément de choses à propos ces 2 questions .. tels que :

Pour être bien camouflé il faut absolument une Ghillie

Avec du MarPat, c’est digital ça marche partout

Avec le MultiCam on passe inaperçu dans n’importe quel environnement

Je suppose que vous aussi vous avez déjà vu sur FB ces photos de Snipers embusqués qu’il fallait chercher dans le décors en mode Où est Charly !? 19fj1oc7w2vyygif

Où qu’il est le Sniper ? Mais où qu’il est ? 

15 min plus tard ..

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Bah il était là ! Parce-qu’il a le meilleur camouflage au monde !!!!!

 ERREUR !

Il n’y a pas de camouflage parfait. Le seul camouflage parfait est celui qui est adapté à l’environnement dans le quel vous évoluez !! Et ce quelque soit l’environnement, et quelque soit votre tenue.

 

 

Preuve #1 – La Ghillie, arme ultime du camouflage ?

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Oui .. mais NON ! 

Au milieu du métro c’est clairement évident ! On ne voit que lui. Notre attention est totalement focalisée sur la Ghillie car elle n’est pas adaptée à son environnement. Un peu comme un flamand rose au milieu d’un terrain de foot. Alors que la Miss à côté elle passe inaperçue sur la photo.

  • La Ghillie, en forêt européenne Oui !
  • Dans la verdure : Oui !
  • Au milieu du métro : Non !
  • En bâtiment : Non !
  • Dans le désert : Non !
  • Au milieux des rochers : Non !

 

Preuve #2 – Le bleu à rayures jaunes c’est trop visible ?

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Ouais le bleu à rayures jaunes c’est trop visible, sauf sur un sol bleu à rayures jaunes !

Voilà, c’est super ridicule, très vilain, sans doute conçu à l’arrache et ça ne servira spécifiquement que sur ce sol là, mais ces gars là sont camouflés dans cet environnement ci. Et bien c’est ça le camouflage !

Ce qu’il faut retenir :

Je ne dis pas qu’une Ghillie ne sert à rien. Je ne dis pas non plus que s’habiller en Schtroumph à paillettes est la meilleure solution.

Je dis juste que le meilleur camouflage est celui qui est adapté à votre environnement.

Pour ceux que ça intéresse, lisez cet article qui vous permettra de vous camoufler avec rien du tout

Et si les notions de camouflage vous intéresse vraiment, consultez notre rubrique dédiée.

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