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Savoir-faire collectifs

Principes de base du combat de nuit

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Si vous êtes amené à participer à des bonnes grosses Opérations qui se déroulent sur plusieurs jours, il est fort probable que la nuit ne soit pas dédiée exclusivement aux chansons et shamalos échangés autour d’un bon feu de camp. Quoi que des fois c’est un peu ça quand même. Enfin bref, vous risquez quand même de participer à des opérations de nuit. Alors autant lire ceci et vous préparer car entre le combat de jour et de nuit, et bien, c’est le jour et la nuit. (OK, les blagues c’est finit pour moi).

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Opé nocturne

La dimension psychologique

L’obscurité totale peut être assez effrayante. Vous serez rapidement confronté à une perte de repères. Sachez garder votre sang froid, et faîtes régulièrement le point sur la situation.

Lors d’exercices militaires nous travaillons régulièrement de nuit, que ce soit des marches ou en surveillance en positions fixes. Et lorsque vous êtes dans votre trou de combat à surveiller votre secteur de tir en pleine nuit, avec la fatigue et surtout le manque d’expérience il est très dur de rester concentré et de ne pas se faire des films. En effet, l’obscurité, le vent, le silence, le bruit de la nature, votre imagination, les jeux d’ombres font que vous êtes rapidement sujet à des espèces de minis hallucinations visuelles et auditives.

Combien de fois j’ai cru entendre quelqu’un marcher ou bouger à quelques mètres de moi ? Si vous saviez. Seul conseil : la nuit, tous les chats sont gris. Non, je me suis trompé ce n’est pas ça J Ce que je veux vous dire c’est que vous serez fatalement en phases de doutes. Souffler, analyser calmement la situation. Si effectivement l’adversaire est dans les parages c’est qu’il se déplace ou sera amené à se déplacer et il risquera fort bien de faire une erreur. Ne bougez plus, concentrez-vous et reprenez la surveillance jusqu’à identifier clairement sa présence. A réagir trop rapidement sur un élément douteux vous ferez plus de mal que de bien.

L’éveil des sens

Lorsqu’on est plongé dans l’obscurité, tous les sens s’exacerbent. Il faut donc les utiliser au maximum. Rappelez-vous toutefois qu’avec cette acuité accrue, même les bruits familiers vous paraîtrons plus forts et plus proches. Pour certains cette ambiance nocturne peut vite devenir inquiétante. Gardez-donc votre calme. Et si jamais vous commencez à psychoter n’hésitez pas à vous parler à vous-même ou chanter dans votre tête.

Astuces :

  • pour augmenter au maximum votre sens auditif de nuit, fermez la bouche. Et oui.
  • en position fixe vous aurez peut être le vent dans les oreilles. Alors détournez la tête pour une meilleure audition.

Les déplacements

Vérifiez avant de partir de bien avoir une source lumineuse sur vous. Vous vous déplacerez très certainement en groupe, et d’ailleurs nous vous le conseillons fortement. Alors déplacez-vous en resserrant les distances de sécurité. En général de nuit celles-ci ne dépassent pas la longueur d’un bras. Ici l’expression « bite à cul » prend tout son sens 🙂 Faîtes extrêmement attention lors de vos déplacements.

Pendant vos déplacements il faut à la fois faire attention à votre environnement, mais aussi et toujours garder un œil sur vos coéquipiers. Cela vaut de jour comme de nuit. Alors n’hésitez pas ç jeter un coup d’œil en arrière très régulièrement afin de vous assurer de ne perdre personne en route. On appelle ça garder la liaison.

Lorsque vous marchez, déroulez bien vos pas en attaquant le sol avec le talon et surtout avec douceur, pour ensuite aplatir et dérouler votre pas jusqu’à la pointe des orteils. Côté sécurité ça permet de tâter le terrain grâce au talon et d’amortir le son des feuilles et brindilles. Bref cela permet surtout d’étouffer le bruit du pas contrairement à ceux qui marchent en frappant le sol de tout le plat de leur pied en écrabouillant tout au passage.

Astuce : comme pour l’infiltration il faut se prémunir du bruit et des effets visuels qui trahissent votre présence. Donc mettez du scotch sur les parties métalliques de vos équipements afin d’éviter les reflets et les bruits métalliques.

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La nuit le bruit vous trahit !

Les dangers du terrain

Certes il faut à la fois être silencieux afin de ne pas se faire repérer par l’adversaire, mais surtout bien faire attention à ne pas se blesser. Il paraît que dans le noir on y voit moins bien. Logique. Et donc n’importe quel petit trou peut devenir un piège, de même que les gros cailloux, branches et autres joyeusetés de la nature. Les chevilles foulées, chutes à terre, égratignures et branches dans la figure sont les dangers les plus immédiats et les plus fréquents. A ce propos, n’hésitez pas à lire notre article sur nos conseils en terme de premiers secours.

Astuce concernant les branches : personnellement, plutôt que de marcher le bras tendu en avant, je place mon bras perpendiculaire au sol juste devant ma face. Un peu comme  un bras d’honneur. C’est bon, vous visualisez mieux là ? Bras tendu les branches peuvent passer au dessus ou bien au dessous de votre bras. Tandis qu’en équerre vous protégez votre figure entière.

La vision de nuit

Lorsque l’on reste longtemps dans l’obscurité complète, on développe ce qu’on appelle la vision de nuit. C’est un état où les yeux s’ajustent à la faible luminosité. Cependant, cette capacité cesse immédiatement dès lors que les yeux sont de nouveaux confrontés à une source lumineuse (lampe torche ou flamme par exemple). Alors dès que vous voyez une lumière vive, fermez vite un œil.

On m’a appris qu’il fallait quinze à vingt minutes pour habituer son regard à l’obscurité. Alors évitez de vous aveugler bêtement vous et vos collègues. Plus la source lumineuse est forte plus vous aurez du mal à récupérer votre vision de nuit. Donc si vous devez absolument éclairer une carte par exemple, privilégiez les lumières moins intense comme les lumières rouges.

Autre chose, si vous devez impérativement  éclairer une zone, déjà dans un premier temps prévenez si vous le pouvez, puis faîtes en sorte que cette tâche soit attribuée aux mêmes joueurs comme le binôme de tête par exemple afin de préserver la vision de nuit du reste du groupe et donc leur efficacité.

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Vision nocturne

L’orientation

Alors là accrochez-vous. Parce que se déplacer et s’orienter de nuit est très difficile. Notamment à cause du manque de repères visuels et du rythme de marche plus lent qui fausse vos impressions de distances.

Pour l’anecdote, en marche de nuit il nous arrive parfois de nous planter royalement. Et pourtant lors de certains exercices de nuit nous évoluons sur un terrain militaire que nous connaissons très bien et avec des chefs de groupes expérimentés pour nous guider.

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Orientation et marche de nuit

Alors si possible, examinez attentivement la zone à traverser avant que la nuit ne tombe et mémorisez votre itinéraire. Vous allez devoir apprendre à vous repérer grâce à d’autres indices. En effet, le vieil arbre mort à 15 mètre de la piste ne sera sans doute plus visible de nuit. Néanmoins essayez quand même de repérer des éléments du paysage facilement identifiables. Sait-on jamais cela peut toujours servir.

De nuit, des éléments simples peuvent vous servir :

  • Le dénivelé : est-ce que ça monte, est ce que ça descend ?
  • Le sol : terre, herbe, rocaille, sable.
  • La densité et le type de végétation : herbes hautes, ronces, arbres, etc.

Qui plus est, le contraste le contraste lumineux peut également vous aider à la navigation nocturne. En effet, un terrain enneigé reflète la lumière des étoiles et de la lune (ou toute source de luminosité environnante). Au clair de lune, il est possible de voir jusqu’à 100 mètres en terrain découvert. En zone boisée, il existe aussi un contraste entre la forêt sombre et le ciel qui est plus clair. Ce contraste peut vous servir de guide si vous marchez dans la forêt car  il suffit alors de lever les yeux et de regarder la silhouette des arbres.

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Attention aux obstacles

 Pour conclure

Le combat de nuit n’est pas encore très répandu en Airsoft. Pourtant c’est bien pendant les phases nocturnes qu’il est possible de réaliser les actions les plus percutantes : infiltration dans la profondeur, attaque pendant que l’adversaire sommeil, etc. C’est une façon de jouer et de combattre d’une toute autre dimension, alors si vous en avez l’occasion, je vous conseille fortement d’essayer !

Donc, si jamais il vous arrive de jouer de nuit : soyez prudent, préparés, et attentifs à votre environnement et vous aurez de grande chance de bien vous amuser et de faire de très belles actions !

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3 Comments

3 Comments

  1. anl48

    04/11/2014 at 12:54

    j’adore les parties de nuit avec ma team on essai d’en faire un max. merci pour tes conseil. et c’est vrais qu’on peut faire de belles actions en jouant la nuit lors de notre derniere partie j’ai fait 5 freeze et aucune bille de tirée 🙂

  2. quelqu'un

    29/10/2016 at 13:10

    bonjour.
    merci pour cette article très intéressant comme le reste du site.
    j’ai aussi deux petit conseil sur l’orientation nocturne venu de mon père commando.
    -ne pas regarder directement l’objectif : en effet l’œil est constitué de deux types de récepteurs, ceux qui repère les couleurs (inutile la nuit) au centre et ceux qui repère la lumière (noir et blanc) surtout en périphérie. donc si vous cherche un objectif, un point de repère ect.. ne le regardé pas directement , mais un peu a coté. c’est a l’encontre de nos réflexes diurne mais c’est assez efficace.

    -utiliser les mains courantes: c’est la base de nuit, jamais tenté de se déplacer en ligne droite de point en point. vous aller forcement dévier et ne jamais arriver la ou vous voulait. décompose le trajet en suivant des repère linéaire (les mains courantes; crête, lisière de foret, route, lit de rivière) . ça fait des longs détour mais vous garantie d’atteindre l’objectif. après si vous devait rejoindre un objectif précis (exemple un pont pile au nord) et que vous n’avait pas de mains courante pour l’atteindre, prenez un cap nord-est au lieux de plein nord, comme ça une fois que vous aurait atteint la rivière vous n’aurez plus qu’a la suivre vers l’ouest pour attendre l’objectif.

  3. Sylvain PASSEMAR

    05/05/2018 at 12:21

    Bonjour,
    Pour information, il faut compter environ 20 minutes, pour que les bâtonnets aient un stock de rhodopsine suffisamment élevé qui permettra une vision plus confortable dans l’obscurité. Après 45 minutes environ, le confort sera à son maximum.
    Toute lumière claire et forte détruira la rhodopsine, donc, il faudra de nouveau compter 20 minutes pour bien revoir.
    C’est pour cela qu’il est conseiller d’utiliser un œil pour sa vision de “jour” c’est à dire avec une lampe, et un pour sa vision de nuit.
    Cordialement Sylvain PASSEMAR

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Défendez-vous

En cas d’attaque surprise personne n’est capable de faire face et donc défense nulle et donc… massacre…

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Nouveau post sur un sujet important étant donné qu’il s’agit de la défense. Non pas le quartier d’affaire parisien mais le fait de résister à un assaut et si possible d’en réchapper entier…

La définition exacte du terme défense est l’acte de faire face. Soit de supporter stoïquement dans le cas de l’airsoft l’attaque adverse. Qui dit faire face dit préparation. Sinon en cas d’attaque surprise personne n’est capable de faire face et donc défense nulle et donc… massacre…

Donc nous verrons en premier la préparation. La défense comprend :
– des défenseurs (le gogo qui s’amuse de courir d’arbre en arbre pour se protéger n’est pas un défenseur par définition)
– un périmètre de défense.
des attaquants 

Le périmètre de défense est une zone de danger dans laquelle les joueurs se sont préparés à encaisser l’assaut adverse. On y trouve le périmètre de sécurité, les zones sécurisées et les zones de danger :

  • le périmètre de sécurité est la zone où l’on est sûr de ne pas être atteint par des tirs adverses et autre projectile (par exemple un bunker puisque le bunker est une protection défensive stoppant les projectiles).

  • les zones sécurisées : il s’agit des zones où l’adversaire ne peut pas passer et qui offrent donc une protection aux défenseurs. Par exemple une falaise, une rivière, un champ de mines… Si l’adversaire a la moindre chance de passer par cet endroit alors il s’agit d’une zone de danger et demande donc des défenses. La zone sécurisée étant elle même une défense n’en requiert pas.

  • les zones de danger sont les zones où l’adversaire est susceptible d’attaquer par exemple un pont, une porte, une brèche dans la défense etc.).

Il est donc bien nécessaire de savoir jongler entre les zones de danger et le périmètre de sécurité. en effet l’absence de ce dernier donne un net désavantage car cela signifie que n’importe où dans le périmètre de défense nul n’est à l’abri… Le périmètre de sécurité doit servir aux mouvements des joueurs. Par exemple si l’espace ne comporte aucun périmètre de sécurité, aucun joueur ne pourra se déplacer pour rejoindre un autre endroit sans s’exposer à des tirs de toutes parts.

Les zones évoluent en fonction de la bataille. On prendre soin de se réserver un périmètre de sécurité dans lequel les derniers défenseurs pourront se protéger et se mouvoir pour porter là où il est nécessaire renfort et ravitaillement. Evidemment, cela demande de grands espaces.

Dans ce cas ci, l’adversaire doit attaquer par le pont, deux joueurs attendent l’assaut derrière des barricades (position 1), ici il s’agit d’une zone de danger car à portée de l’adversaire que ce soit des AEG ou des grenades.

En position 2, derrière le blockhaus, il s’agit ici du périmètre de sécurité tant que l’adversaire n’a pas passé les barricades, et même si il venait à les passer et être à portée des défenseurs à l’intérieur, il s’agit encore d’un périmètre de sécurité car le bâtiment en lui même empêche les adversaires d’atteindre en tir direct les défenseurs positionnés derrière (tant qu’ils sont accrochés par le blockhaus).

En position 3 soit à proximité du champ de mines, il s’agit d’un périmètre de sécurité et une zone sécurisée car non exposé aux projectiles de toutes sortes et offrant un obstacle à l’adversaire. Maintenant imaginons que l’adversaire peut ne pas attaquer par le pont mais par la gauche, les positions 1 et 2 sont des zones de danger et la position 3 une zone de sécurité et un périmètre de sécurité tant que l’adversaire n’a pas investi le blockhaus et n’est à portée.

Les 3 zones (périmètre de sécurité, zone sécurisée, zone de danger) forment le périmètre de défense. Tout ce qui est en dehors n’est pas défendu et défendable. C’est pourquoi on fera attention à l’endroit où on établira ses positions. Par exemple, établir une zone sécurisée là où la progression de l’adversaire lui est le + intéressant afin de le forcer à utiliser le chemin le plus désavantageux pour lui (bande de 40m de largeur de prairie à découvert par exemple… Shocked ), choisir une hauteur permet d’augmenter la portée des réplique et diminue d’autant la portée des adversaires. On veillera toujours à avoir le champ de tir le plus efficace et le plus grand possible. Egalement si cela est possible de superposer plusieurs champs de tir afin de multiplier la puissance de feu. Un champ de tir de 360 ° n’est pas l’idéal car il demande à l’individu d’avoir des yeux derrière la tête… Les arbres gênent le champ de tir on évitera donc ce genre de positions où l’adversaire trouvera des endroit de protection naturelle en plus de pouvoir progresser plus ou moins à couvert grâce à la végétation.

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A l’attaque

Entre ceux qui ont la pétoche d’aller en premier et ceux qui ont la trouille de se faire sortir sans avoir vu la bataille mener un assaut n’est pas une si mince affaire.

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Sujet au combien important et au combien qui fâche. En effet un assaut est toujours source d’ennuis, entre ceux qui ont la pétoche d’aller en premier et la trouille de se faire outer sans avoir vu la bataille, ceux qui sont pas d’accord sur la tactique mais qui proposent rien, ceux qui écoutent pas les instructions et qui se font décapiter par la mitrailleuse malgré les chaudes recommandations, etc. Bref, quand faut y aller, on trouve toujours des grandes gueules, rarement des courageux. Et pourtant, dans une partie y’en faut au moins un qui attaque sans cela les équipes se regardent de loin et font bronzette…

Nous verrons dans ce post la manière la plus générale d’attaquer, la manière la plus basique et pourtant jamais appliquée, les airsofteurs préférant le plus souvent attaquer sans coordination et sans liaison, tactique qui correspond plus à de la recherche d’adversaire et à des duels isolés. Ne niez pas, ça se passe comme ça…

Décomposition d’un assaut

En fait un assaut se déroule en plusieurs temps :

1. Trouver des cibles

Le choix est très important car c’est du succès rencontré contre la première cible qu’évoluera la bataille, en effet un assaut repoussé ou qui dure permet à l’adversaire de manoeuvrer contre vous, en revanche un assaut rapide et avec succès va surprendre l’adversaire et le désorganiser. Pour choisir ses cible, envoyez votre reco en avant, il transmettra au groupe la position des cibles, nombre, capacité défensive, proximité des renforts.


2. Le chef décide quoi faire

Attaquer par un côté ou par l’autre, de dos ou de face si le terrain le permet. La tactique choisie, les assauts se positionnent et évoluent vers l’adversaire.

3. Le soutien se positionne

Son rôle est de couvrir la progression des assauts, il utilise une réplique longue portée, son but n’est pas d’outer mais de scotcher l’adversaire et l’empêcher de sortir la tête.

4. L’attaque

Les assauts ont évolué furtivement vers leur cible, ordre est d’attaquer : le soutien commence à arroser la zone où se trouve les cibles, celles ci se défendent, répliquent, le soutien doit les scotcher sur place et avec des tirs assez précis les gêner dans leur mouvement. Les assauts passent à l’attaque en second, une fois l’attention des cible prise par le soutien. Les assauts agissent comme un rouleau compresseur, leur but est de faire vite, pas propre, et de créer un effet de panique qui manquera pas de désorganiser l’adversaire. Pour cela, ils utilisent tous les moyens appropriés : grenade, lance grenade, AEG avec chargeur tambour pour tirer sans molleter et pour l’effet visuel redoutable sur le moral. Le boulot des assauts est de faire du nettoyage : en somme pas le temps de viser, une course sans arrêts, des grosses rafales qui feront peur (exactement comme l’assaut du camp japonais dans le film La ligne rouge). Objectif : détruire l’adversaire, le désorganiser, le démoraliser, le briser. Le soutien servira de lapin au départ, histoire d’attirer l’attention de l’adversaire, de l’immobiliser pour que les assauts puissent attaquer de flanc ou de dos et si la portée le permet arroser les renforts qui accoureront désorganisés pour contenir les assaillants.

Le groupe d’assaut se dirigera vers le groupe contenant le plus d’adversaires, ainsi il sera plus profitable d’outer 2 ou 3 joueurs d’un coup que de réitérer l’opération 2 ou 3 fois pour attaquer chaque cible individuellement, avec les risques de pertes que cela comportent. Mais en revanche le travail du soutient sera plus difficile si il faut contenir plusieurs adversaires, mais empêchera l’adversaire d’acheminer des renforts ou de contre attaquer le reco le soutien et le chef. Pour ce faire il est important comme il a été dit d’attaquer à la greande et à la rafale avec une grosse capacité de tir et d’emport de munitions, d’où les chargeurs Hi Cap et si possible avec un remontoir qui permet de remonter les billes sans avoir à molleter tous les 30 coups ou moins.

Le reco quant à lui continuera de donner des infos sur les positions adverses, sur les renforts qui arrivent, sur les points défensifs où l’adversaire se retranche pour contenir l’assaut.

L’effet de panique est un facteur important d’un assaut réussi. Ainsi les joueurs adverses chercheront une position qu’ils estiment protégée et pas forcément mieux défensive. De plus, la panique outre le fait d’abolir chez eux leur raisonnement, ils chercheront à se regrouper selon l’instinct grégaire humain, ce qui permettra à une rafale bien tirée d’en sortir plusieurs ou bien de dévoiler les positions adverses. Néanmoins un joueur paniqué ne cherchera pas à se défendre mais à s’éloigner le plus loin possible pour retrouver ses sens et son moral. D’où la nécessité de la poursuite, que nous verrons dans un autre post.

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Astuces, Tactiques et Stratégies

Le sacrifice : mode d’emploi

C’est typiquement le concept du Kamikaze Japonais : faire plus de dégâts à l’adversaire que vous n’allez en subir. Vous devez donc être certain que si vous vous apprêtez à vous faire éliminer, ce sera pour éliminer plusieurs adversaires.

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Nous avions abordé le pourquoi du sacrifice à l’airsoft lors d’un précédent article .. voici la suite.

Se sacrifier pour faire un maximum de dégâts

C’est typiquement le concept du Kamikaze Japonais : faire plus de dégâts à l’adversaire que vous n’allez en subir. Vous devez donc être certain que si vous vous apprêtez à vous faire éliminer, ce sera pour éliminer au moins 2 adversaires en face.  Dans l’idée c’est ça, même si je trouve absurde l’idée d’être certain de perdre pour toucher seulement 2 adversaires !

Alors comment créer un maximum de dégâts chez l’adversaire ? 

  • En se constituant prisonnier en milieu clos avec une grenade dégoupillée sous ses vêtements qu’on laissera tomber au sol lors d’une fouille entouré d’un bon nombre de joueurs peu vigilants ?
  • En défense fixe derrière des protections adéquats ou correctement embusqué face à un bon groupe adverse qui saura vous détruire en 3 phases mais en payant le prix ?
  • En pénétrant avec une grenade de 40 mm dans une pièce pleine d’adversaires retranchés  ?

Se sacrifier pour limiter les dégâts

C’est souvent ce qu’on voit dans les films 🙂 “Vas-y court Maurice, je te couvre ! Et dit à ma femme que je l’aime !!” C’est naze on est d’accord, mais à l’airsoft ça s’applique parfaitement.

La question que je me pose tourne plutôt autour du choix du sacrifié. Comment procéder ? Alors soit un joueur annonce son sacrifice, soit le chef donne son ordre. Voici quelques pistes pour vous aider à choisir :

  • le serre-file, autrement dit celui qui est placé au bout d’une colonne lors d’un déplacement de troupe. Tout joueur désigné serre-file sait alors que lors d’un affrontement il doit se sacrifier si nécessaire. Comme ça c’est automatique et donc plus efficace !
  • le joueur qui est à court de munition et dont la capacité offensive est limitée. Charge à lui de se terrer et de ralentir la progression adverse.
  • le joueur le moins en forme physiquement. Personne en surpoids, asthmatique, uni-jambiste, ou toute personne qui a vraiment de très grosses difficultés à cavaler laisse les copains déguerpir au galop et retient l’adversaire tranquillement. Attention : je ne critique pas ces personnes !

C’est aussi le principe du garde ou de la sentinelle. Protéger un groupement ou une infrastructure, et a minima donner l’alerte quitte à se prendre une bille afin de garantir autant que possible la protection de ce qu’il devait garder.

Se sacrifier pour faire diversion

L’idée est de détourner l’attention et le regard de l’adversaire des mouvements et actions que votre groupe est en train d’opérer. Pour vous donner quelques exemples, un de vos équipiers peut attirer ceux d’en face afin de :

  • détourner les déplacements adverses vers une embuscade, une zone isolée, un cul de sac, loin des objectifs prioritaires, etc.
  • favoriser un mouvement de troupe allié en attirant la concentration des forces adverses vers des éléments isolés plutôt que sur le gros des troupes qui est alors libre de circuler librement sur le terrain.
  • attirer les forces adverses sans but réel (des fois casser toute logique mènera l’adversaire sur de fausses pistes).

Se sacrifier pour le Rôle Play

Le Rôle Play à son importance pour l’aspect immersif et le fun d’une partie. Si la nécessité l’oblige sacrifiez-vous !

  • en tant que prisonnier (ça m’est déjà arrivé, c’est terriblement frustrant mais c’est le jeu !). On se laisse capturer pour les scénaristiques du jeu..
  • en tant que blessé : on laisse son rôle de commandant ou combattant de côté pour devenir un blessé (voir un futur mort).

Se sacrifier pour l’accomplissement de la mission

La réussite de la mission prime sur le reste. Après tout, on est là pour atteindre nos objectifs et remporter la partie ?

  • Si votre mission est de protéger un VIP ; alors vous devez être prêt à prendre une bille pour le protéger.
  • Si votre mission est de faire exploser une bombe ; vous devez empêcher quiconque de l’approcher, même si vous êtes contre 10 !
  • Si votre mission est de ramener un objet, un document, une information ; alors vous devez pouvoir vous sacrifier pour être certain que l’objet, le document ou l’information soit ramené à bon port !
  • Etc, etc.

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