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Savoir-faire individuels

Les priorités en survie

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Qu’est-ce qu’une situation de survie ?

Lorsqu’on entend parler de situation de survie, on s’attend à une lente descente aux enfers, tiraillé par la faim, obsédé par la recherche de nourriture et traquant sans cesse le moindre petit gibier, une lance à la main, etc. Image largement véhiculée par les médias (tous supports confondus) et reprise par les concepteurs de matériel de « survie ».

Et pourtant ! En fait, notre corps répond à des lois physiologiques claires et identifiées depuis très longtemps. Pour tenter de s’en souvenir et poser les bons actes en situation de « survie », Ron Hood a établi qu’on survivait 3 heures sans abri, 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger. Ce sont bien sûr des moyennes, mais cela permettait déjà de hiérarchiser un peu les besoins que l’on pouvait avoir en tant qu’être humain.

David Manise (Fondateur et Directeur Technique du Centre d’Étude et d’Enseignement aux Techniques de Survie) a, quant à lui, complété cette première règle pour y placer l’ensemble des besoins physiologiques.

Au final, on peut considérer que l’on survit :

3 secondes sans vigilance

Par exemple, je cherche une station 2 secondes sur l’autoradio à 130 km/h sur l’autoroute, je lève le nez pour avoir juste le temps de réaliser que je percute la rambarde de sécurité la seconde suivante. Cela signifie donc qu’il faut en permanence être conscient et informé de ce qui nous entoure, être « aware » comme dirait JCVD ;).

La plupart des accidents « cons » arrivent par inadvertance.

3 minutes sans dioxygène dans les centres vitaux

Autrement dit, il faut une respiration qui fonctionne, un système sanguin avec assez de pression pour que le sang circule dans tout le corps, le tout sans altération de la conscience.

Le brevet de premiers secours (PSC1) a sauvé et sauve encore des centaines de vies tous les jours. Formez-vous !

3 heures sans réguler sa température corporelle

C’est ce qui tue le plus de gens dans la nature, souvent en association avec autre chose (une hypothermie et une cheville cassée au beau milieu des Pyrénées par exemple).

La gestion de la température corporelle passe par énormément de choses comme respecter la physique de base (les façons dont on échange la chaleur avec notre environnement), la gestion des couches de vêtements, faire du feu, faire un abri, etc.

3 jours sans boire

Lorsque nous n’avons qu’une simple sensation de soif, nous sommes déjà déshydraté à 2%. Et 2% de déshydratation signifie que nous avons perdu 10% de nos capacités physiques et mentales. En situation de « survie », on ne peut pas se permettre de ne pas fonctionner de manière optimale. Nous avons besoin de toutes nos ressources intellectuelles et physiques pour poser les bons gestes, à commencer par respecter cette « check liste » ;).

3 semaines sans manger

Et parfois beaucoup plus ! Un homme d’environ 70 kg de taille moyenne contient environ 7 kg de gras (10%). À ces 7 kg on peut enlever environ 2 kg d’eau (30% d’eau dans la graisse), ce qui nous donne 5 kg de graisse à 9 kcal le gramme. Au final, après un rapide calcul, on se retrouve avec 45 000 kcal de stockées dans notre corps.

En prenant une base de 2000 kcal de consommées par jour, cela nous donne 22 jours !

Se nourrir, en situation de « survie », n’est donc pas une priorité ;).

3 mois sans hygiène

L’hygiène sur le terrain est primordiale, au risque de laisser survenir des petits désagréments qui rendent la vie infernale voire même empêchent toute action (la fameuse ampoule non soignée par exemple).

3 ans avec un boulot de merde

Certain(e)s y résistent mieux que d’autres ;).

Ainsi, chasser le cerf avec un arc réalisé avec le lacet de la rangers, n’est pas pour demain. Voilà qui est dit ;).

Nous venons de voir que notre corps avait des besoins physiologiques, hiérarchisés dans cette « check liste » qu’on appelle règle des 3 (je vous laisse deviner pourquoi).

Cependant, la nature étant bien faite, nous sommes dotés « d’outils » pour subvenir à nos besoins.

Ces outils, sont regroupés sous l’acronyme C²VMD et Ça, Ça Vaut Mille Dollars ;).

C pour « Conscience »

Nous sommes des êtres doués de réflexion et notre première arme est notre Cerveau ! Il est d’autant plus important de le garder en bon état de fonctionnement (petit rappel, on survit 3 minutes sans quoi déjà ?)

C pour « Communication »

Les militaires savent à quel point « garder la liaison » est important. Cela permet, tout simplement de s’organiser et collaborer.

En situation de « survie », savoir communiquer avec les sauveteurs (appel, signaux, etc.) permet de rentrer au plus vite au bercail.

V pour « Vision »

Tout le monde a déjà eu une poussière dans l’œil. Imaginez maintenant deux secondes que vous perdiez la vue.

M pour « Mobilité »

 Si monter un abri et allumer son feu sont déjà deux choses complexes, qu’en serait-il avec un bras cassé ? Une cheville cassée ?

D pour « Dextérité »

Que celui qui ne s’est jamais énervé devant un nœud récalcitrant en plein hiver avec les doigts gourds me jette la première pierre !

Nos doigts et plus particulièrement la « pince » que forme notre pouce ont été une avancé majeure dans l’évolution de notre espèce.

Nous nous retrouvons ainsi avec des besoins physiologiques (Règle des 3) mais aussi des moyens pour y subvenir (C²VMD).

Une situation de survie c’est donc, par définition, lorsqu’un point de la règle des 3 ou du C²VMD est touché. C’est à ce moment là qu’il faut mettre tout en œuvre pour rétablir ces deux « check listes » fondamentales.

Cependant, cette capacité à agir dès les premiers instants est conditionnée par la volonté de survivre ou « l’attitude ».

Vous avez déjà vu un petit chat menacé ? Ou entendu des histoires de sangliers blessés qui foncent sur les chasseurs pour les éventrer ? Eux ont l’attitude. Ils ne lâcheront rien tant qu’ils ne seront pas tirés d’affaire.

Ainsi, comme Maslow, nous avons aussi notre pyramide qui remet un peu les choses à leur place quant à nos facultés à « survivre ».

En bas de la pyramide se trouve l’Attitude.

Sans cette volonté de ne rien lâcher, vous mourrez d’une mort lente et douloureuse ;). Attention, cela ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit de pleurer, de hurler si cela permet derrière de poser les bons gestes. Et au quotidien cela se travaille, en ayant jamais la flemme de faire quelque chose notamment.

Au dessus se trouvent les connaissances et les compétences.

On l’a dit, notre premier outil est notre cerveau qui nous permet d’avoir des connaissances (je sais que si M.Dupont a une hémorragie, je dois appuyer dessus) qui, avec l’entraînement/l’expérience se transforment en compétences (je sais poser un pansement compressif sous stress).

Encore au dessus se trouve le physique.

Il permet de décupler votre attitude et vos connaissances/compétences, le physique étant à leur service. Pas besoin d’être un sur-homme mais pour marcher longtemps, courir un peu, sprinter, tirer son propre poids est un minimum.

Et enfin, au sommet se trouvent les outils.

Ils sont le prolongement de votre attitude, des vos connaissances/compétences et de votre physique. Autrement dit, m’acheter une trousse à outils Facom ne fera pas de moi un mécano. Avoir un bistouri dans les mains ne fera pas de moi un chirurgien. Cela relativise les tonnes de forums et sites internet regorgeant de matos « tactikeul » pour nous faire croire que nous sommes « des vrais ».

Tout ceci, n’est que du bon sens de base. Il n’y a pas de recette magique. Simplement des besoins physiologiques et des moyens d’y subvenir, le tout tout dicté par une volonté féroce de survivre.

Nous sommes le fruit d’une longue évolution où seuls nos ancêtres les plus résistants ont pu engendrer une descendance. Nous sommes donc des « machines à survivre » ayant pris le meilleur de nos ancêtres. Faisons-nous confiance.

Guillaume Mussard, moniteur de survie au CEETS (http://stages-survie-ceets.org/).

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3 Comments

3 Comments

  1. Philippe Ollioules

    28/09/2013 at 07:06

    Excellente intro avec un ton décalé par rapport à ce que l’on peut lire par ailleurs sur le sujet.
    On a l’impression de se trouver dans la salle face au tableau blanc pour le briefing d’intro avant de partir sur le terrain pour le stage.
    Petite suggestion : l’adresse du site du CEETS est mentionnée, mais un hyperlien serait sympa (ha oui l’attitude et la flemme….. Ok, ok, je fais un copier/collé…)

    Bon courage pour la suite des articles !

  2. Philippe Ollioules

    19/10/2013 at 20:42

    Alors Guillaume?
    Un petit coup de mou ?
    Y’a plus d’article sur la survie ?

    Et Hugues faut réveiller les troupes ! Au TAF les gars !?!

    (Pas de malaise, chacun son rythme, mais on prend goût aux bonnes choses….)
    😉

    • Hugues

      23/10/2013 at 17:47

      Bonsoir Philippe ! Je transmets le message à Guillaume.

      LTN Winters va reprendre du service, pour les autres c’est vrai qu’il y a quelques priorités persos ces derniers temps mais on va faire quelque chose !!

      Des eBooks sont en programmation également ^^

      En tout cas merci du soutien !! Ca motive !!

      A la prochaine !

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Les distances d’engagement

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En partie, les engagements sont déterminés par les règles en vigueur. Celles-ci sont variables selon la nature des terrains et des organisations. Les distances d’engagement se font du corps à corps à environ 50 mètres. Certaines répliques vont au delà mais pour faciliter les explications parleront d’une distance générale maximum de 50 mètres.

 

Avant de commencer je me permets un petit rappel. Sait-on jamais ..

Tirer sans identifier sa cible est strictement interdit !

Les 4 règles de sécurité

 


Au corps à corps

La règle établie dès le début de partie va définir si il y a engagement ou pas. Cette distance minimale de sécurité peut varier de 2 à 10 mètres le plus souvent.

Au corps à corps, et dans le cadre ou aucune distance minimale d’engagement n’est imposée, 3 solutions vont alors s’offrir à vous :

  • le “Pan T’es Out” (ou la tape sur l’épaule)
  • le coup couteau
  • la doublette dans la poitrine.

Le “Pan T’es Out”

L’idée est de limitée les risques mais de poursuivre la confrontation. Le premier qui surprend l’autre trop prêt crie le “Pan T’es Out”. L’avantage c’est qu’on est certain d’éviter de faire mal à l’autre. L’inconvénient est que l’autre est souvent persuadé d’avoir crié “Pan T’es Out” avant vous 🙂

Je ne suis pas fan de cette méthode. Elle casse le jeux et pousse souvent au désaccord. Si nécessaire je préconise plutôt la tape sur l’épaule, d’autant plus si vous êtes souhaitez nettoyer discrètement les environs.

Le coup de couteau

On reste dans une philosophie MilSim. C’est sans appel et indiscutable ! sauf si le type d’en face vous sort un “Pan T’es Out” évidemment ….

La doublette dans la poitrine

Ma préférée soit-dit en passant. Mon matériel me permet d’engager au contact. 99% des joueurs sont équipés d’un gilet ou à minima d’une couche de vêtement suffisant, donc selon moi la doublette à la poitrine n’est pas une problématique en soit. Evidemment, si vous jouez avec une saloperie à 2 joules, vous êtes un danger ambulant mais ça vous vous en doutez !

Alors pourquoi la doublette ? Parce que dans le feu de l’action tout le monde à le palpitant qui monte en flèche. Vous êtes en mode effet tunnel, concentré sur votre propre action. Votre cerveau fait un focus sur ce que vous faîtes, et non sur ce que vous subissez. Donc vous risquez de continuer dans votre élan et une bille ne vous stoppera peut-être pas. Alors que la doublette vous casse dans votre élan. Une seule bille pas systématiquement. Testé et approuvé !

Et pourquoi à la poitrine ? Parce que je suis un bourrin mais pas un salopard. C’est la partie de votre corps la plus protégée, et la moins sensible. Les cuisses, les bras, les mains sont souvent moins protégés que votre buste. En outre, votre poitrine est la zone la plus large, la plus facile à acquérir en visé et donc à shooter. C’est comme pour la doublette : la visée à la poitrine est un réflexe : on allume là où c’est le plus direct, le plus facile, le plus sûr.

Quoi qu’il en soit, il est à mon avis totalement proscris d’engager un adversaire à la tête, et ce quelque soit la distance et même si ce dernier porte une protection faciale ou un casque. Il est difficile dans l’action d’analyser si l’adversaire est correctement équipé ou pas, et on n’est jamais à l’abri d’un accident.


A 25 mètres

A 25 mètres, par un tir tendu, avec n’importe quelle réplique, vous devez avoir un tir direct (sinon vous utilisez nu Nerf et vous n’êtes pas sur le bon blog). A cette distance et en respectant les règles de puissance en vigueur, vous pouvez toucher n’importe quelle partie du corps sans problème. Concernant les tirs à la tête, je reste sur mes positions. La surface du corps est 5 fois supérieur à celle de la tête, il n’y a donc aucune raison de la prendre pour cible.

Encore une fois, je vous préconise de doubler vos tirs. “Bim – Bim” .. ça bouge encore : “Bim – Bim”. L’avantage de la doublette ici est double :

  • stopper l’adversaire dans son élan (comme précisé avant)
  • recadrer immédiatement la position de votre canon afin de corriger la trajectoire de votre second tir en temps réel. Le premier shoot est trop à droite, dès le deuxième coup je peux corriger. Si ça rate, la seconde doublette vous permettra de nouveau de corriger votre tir.


A 50 mètres

Je ne sais pas pour vous, mais moi avec mon matos à 50 mètres, ça devient compliqué. Pour beaucoup d’entre-nous le tir tendu se transforme en tir en cloche (ou tir plongeant).

Si vous êtes dans mon cas, posez-vous déjà la question de savoir si il est nécessaire d’engager ?

  • Si l’adversaire se déplace rapidement, bonne chance.
  • Si l’adversaire est à couvert, ça va être difficile.
  • Si l’adversaire ne vous a pas repéré, peut-être vaut-il mieux temporiser et attendre d’avoir une fenêtre de tir plus favorable.

Si vous engagez l’adversaire à 50 mètres, la technique de la doublette rapprochée va vous être très utile. Comme expliqué précédemment vous allez corriger en temps réel votre tir afin de compenser l’effet plongeant.


Et au delà de 50 mètres..?

 

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La vie en bivouac pour les nuls

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Voilà comment fonctionne le Ltn Winters en bivouac depuis toujours. Si vous n’avez jamais bivouaqué lisez ce qui suit. Ces conseils sont à titre d’exemple … et puis un peu de rusticité pour une op c’est cool non ?

Le sommeil

Il est important de reposer le corps et l’esprit pour être toujours d’attaque dans la nuit ou le lendemain. Surtout si vous comptez enquiller sur une Opé de 48 heures ou plus. Que vous soyez habitués ou non, privilégier de bonnes phases de sommeil est primordial ! Dormez bien dès que vous le pouvez !

Nos petits conseils :

  • Ne mangez pas trop lourd avant d’aller dormir (genre pizza en entrée, raclette et pot de Nutella.. je dis ça parce que c’est du déjà vu..)
  • Respirer fortement pour récupérer de l’oxygène
  • Buvez beaucoup d’eau, beaucoup … vraiment beaucoup d’eau MAIS pas plus de 70cl en moins de 20mn, c’est la limite d’ingestion du corps pour enlever les toxines. Prévoyez aussi un repérage pause pipi pour la nuit avant de vous coucher.
  • Vous pouvez dormir assis, debout, allonger, etc (même en marchant, si si, véridique !). Évidemment privilégiez autant que faire se peut la position qui vous est le plus confortable en fonction de la situation.
  • Ne discutez pas des heures au coin du feu, ne chahutez pas comme des gosses de 16 ans qui font leur première boom, bref restez calme et détendus.

Voilà pour les conseils bisounours. C’était le côté idéal pour dormir maintenant passons à la réalité.

S’il fait froid

Si vous avez froid, alors vous être en train de commencer la phase dite d’hypo-thermie : donc c’est pas bon ! Relisez nos articles sur le sujet !

Les indispensables :

  • Prenez un tapis de sol léger MAIS avec un revêtement en aluminium, celui si va garder la chaleur et vous isoler du sol. Si les sans abris tentent de s’isoler du sol ce n’est pas pour rien. Le froid remonte du sol !
  • Prenez un duvet dit de survie (soit en sac soit en tarp, avec pareil un revêtement en aluminium). Franchement les deux ce n’est pas cher, et ça sera rentabilisé quand vous dormirez.
  • Mettez un bonnet !!!

Les petits conseils supplémentaires :

  • Mangez deux trois gâteaux secs avant de dormir (ex : LU), noisettes, noix de cajou, etc.
  • Buvez, encore et toujours comme d’hab. On se déshydrate également avec le froid. Si si ..
  • Mettez vos vêtements secs pour le lendemain  au fond de votre duvet. Ca vous permet de vous réchauffer les pieds et vous aurez des habits chauds au réveil 🙂
  • Personne n’y pense mais prenez-vous un treillis de rechange pour le « spécial dodo » en taille plus grande pour plus de confort.
  • Pensez à vous installer confortablement (tirer les cordes pour le tarp, nettoyer le sol pour éviter les cailloux et branches, etc.)
  • Si vous voulez un matelas, allez acheter un rouleau de sac poubelle de min 150l et remplissez le de feuilles 🙂  … et si vous réfléchissez bien ça fait aussi sac de couchage express pour être prêt à partir en 10s secondes !

 

Manger

Manger est tout aussi important que le sommeil. Manger c’est votre carburant pour tenir la journée ! C’est indispensable ! Vous ne tournez au moteur hybride pro écolo, non votre corps est un bon char T55 qui fait du 80l/100km donc il faut faire le plein :

  • Ne prenez pas de plat en sauce (indigestes).
  • Pas de jus d’orange ni de lait (indigestes).
  • Préférez les repas « secs » (barres de céréales, boite de conserves genre raviolis, viande séchée, sachet de m&ms, noisettes, noix, fruits secs, etc.) ou pré-cuits car vous pouvez les manger en marchant. Vous pouvez aussi les manger froid. Bref gain de temps, discrétion, et d’apport calorique imbattable !
  • Ne prenez rien de lourd si vous savez que vous ne le mangerez pas ou pas tout ce qu’il y dedans (ex : les rations de combat)
  • Prenez de l’eau, beaucoup d’eau.
  • Mangez entre les repas des barres de céréales, gâteaux sec etc. Evidemment ne mangez pas comme 10 comme un goret !

Personnellement voilà ce que je prends en général (chacun fait ce qu’il veut et en fonction de ses besoins nutritionnels !!!) :

  • Sachet de 1kg de mélange de noix, noisettes, noix de cajou, etc.
  • M&ms
  • Boite de corned beaf de 250g par repas
  • Boite de ravioli mangé froid de 250g

Et voilà mon plateau repas digne du Ritz.

 

Hygiène

Il n’y a pas 36 solutions : les fameuses lingettes pour bébés !! C’est compact, pas cher, et ça permet de :

  • Se laver les mains pour les repas
  • Se laver la tête pour le camo
  • Se laver les pieds après les marches
  • Se laver le zeub, les fesses et les dessous de bras (version nettoyage rapide pour une sensation de propre).
  • Se laver tout court … oui je sais y pas la douche ou le bain chaud mais vous n’aurez pas la rivière (froid au passage) pour vous laver au moins.

Petit bonus : le flacon hydroalcoolique au cas ou..

Confort

Très généralement le raisonnement suivant fonctionne assez bien : le confort apporte un plus mentalement. Et ce bénéfice est proportionnel au poids de la solution. En gros : plus ça pèse, plus ça fait plaisir ! A vous de juger ce qui est le plus important pour vous et ce que vous pouvez emmener !

  • Chaussettes en plus
  • Chaufferettes
  • Chaussettes spéciales « froid »
  • Réchaud pour manger ( chaud forcément)
  • Un matelas en mousse mais rigide (comme ceux de l’armée allemande ou US)
  • Sacs poubelles fermés des habits de rechange ou des objets sensibles à la pluie
  • Hamac
  • Cordes
  • TV
  • PlayStation
  • Etc…

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Savoir-faire individuels

La thermorégulation du corps humain (2/3)

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L’Homme est un animal homéotherme, il a besoin d’avoir sa température centrale constamment aux alentours de 37,5°C. Malheureusement, la nature fait tout pour nous pomper de la chaleur, comme nous venons de le voir. Le corps doit donc réagir pour ne pas se refroidir.

 

Chez l’Homme, lorsque les thermo-récepteurs sensibles au froid captent une baisse de la température cutanée due au froid (de l’ordre du dixième de degré !) une série de mécanismes innées et involontaires est déclenchée.

 

À court terme

 

La vasoconstriction 

 

Lorsque notre corps a froid, une des premières réactions de celui-ci, sous l’effet de l’adrénaline, va être de contracter ses petits vaisseaux sanguins proches de la peau (capillaires) ainsi que les petites artères qui irriguent doigts, oreilles, orteils et nez. En effet, ces parties représentent de grandes surfaces d’échange proportionnellement à leur taille et au volume sanguin qu’elles contiennent, le corps va donc d’abord chercher à économiser sa chaleur qui part par là.

Ceci permet de limiter les échanges thermiques entre notre peau et l’extérieur : comme nous l’avons vu plus haut, le corps perd de la chaleur (ou énergie), «captée» par notre environnement (soit par conduction, convection, radiation ou évaporation, vous vous souvenez ?). Cette chaleur est en majeure partie transportée par le sang et en étant sous la peau elle est donc facilement exposée à notre environnement. Le sang est alors transporté vers le centre de l’organisme où il sera protégé des déperditions de chaleur puisque mieux isolé (plus de masse adipeuse -graisse- au centre de la masse qu’aux extrémités). De plus, cela permet aux organes vitaux de rester alimentés par du sang à température idéale.

Ainsi, ces parties périphériques seront toujours sacrifiées au profit du noyau vital en cas de nécessité.

 

Frissonnement

 

En plus de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques permettant de conserver la chaleur, un mécanisme va être mis en jeu pour produire de la chaleur : une hormone, l’acétylcholine, est sécrétée et va augmenter la contractilité de nos muscles.

Autrement dit, plus on a froid plus les muscles auront tendances à se contracter facilement, jusqu’à ce que cela devienne involontaire, c’est le frissonnement.

Ces frissonnements sont tellement puissants que seul le meilleur carburant de notre corps peut les alimenter : le glycogène (sorte de glucose transformé qui est stocké dans le foie pour la majeure partie mais aussi dans les muscles eux-même). Le problème est que nos réserves de glycogène sont limitées : on a environ 24 H de glycogène stocké dans notre organisme.

Le frissonnement ne peut donc pas être infini. C’est notre ultime recourt face au refroidissement et il faut tout faire pour éviter d’en arriver là !

 

Thermogenèse volontaire

 

Un autre mécanisme peut entrer en jeux dans la production de chaleur grâce aux muscles à court terme : la thermogenèse volontaire.

Par exemple, un individu exposé au froid qui décide de marcher va produire de la chaleur. Au repos, un corps humain moyen produit en 70 et 100 watts de chaleur, alors qu’en activité physique intense, il peut dégager jusqu’à 1500 watts!

 

L’horripilation 

 

Nos ancêtres, il y a encore quelques millions d’années, étaient recouvert d’une épaisse couche de poils.

L’érection des poils avait pour but de conserver la chaleur en emprisonnant une importante couche d’air sous les poils en augmentant leur volume (l’air étant le meilleur isolant qui soit).

Aujourd’hui, ce réflexe n’est plus d’aucune utilité puisque notre corps n’est quasiment plus poilu. A la place, nous portons des vêtements ayant exactement le même but : se protéger du froid (en emprisonnant une couche d’air plus ou moins épaisse).

 

À long terme

 

Augmentation de la couche de graisse

 

À l’approche de l’hiver, notre organisme stimule l’appétit pour les aliments riches en graisse. La graisse étant un très bon isolant et stockée sous la peau, se réflexe permet d’augmenter notre isolation corporelle (et donc de mieux résister au froid).

De plus, comme nous le verrons plus tard, dans « thermogenèse involontaire du corps humain », cette graisse possède certaines propriétés qui font d’elle un moyen de chauffage en plus d’être isolante.

 

Adaptation à l’hypothermie

 

Les Inuits vivent très bien par des températures largement négatives sans pour autant ressembler à des bibendums accumulant les couches de vêtements… Pourtant, il n’existe pas de gêne du froid.

Il a été montré que le corps des Inuits s’était adapté, depuis leur enfance, à l’environnement dans lequel ils vivaient.

En effet, les Inuits n’ont pas besoin d’avoir une température interne de 37° C mais peuvent fonctionner naturellement à 36 voire 35°C (nous verrons plus loin qu’à cette température un individu non acclimaté serait déjà en hypothermie légère).

De plus, contrairement à un individu non acclimaté, les Inuits ont une proportion d’adypocytes bruns au niveaux du cou et des joues beaucoup plus importante, ce qui leur permet de brûler beaucoup plus de graisse dans cette zone et donc de produire de la chaleur (cf paragraphe ci-dessous).

À travers cet exemple, nous voyons bien que le corps peut s’acclimater au froid en y étant exposé quotidiennement sur une longue période.

 

Thermogenèse involontaire du corps humain

 

La couche de graisse décrite plus haut est stockée dans deux types distincts de cellules adipeuses.

Nous avons tout d’abord les adipocytes blancs qui stockent les graisses et ensuite les adipocytes bruns qui les brûlent.

Sous l’effet d’une hormone, la noradrénaline, l’organisme va stimuler la création d’adipocytes bruns qui vont ensuite se mettre en activité pour «brûler» la graisse (stockée dans les adipocytes blancs) et donc augmenter le métabolisme basal et produire de la chaleur. Cela permet de ne pas puiser dans nos réserve de glucose, comme c’est le cas lors du frissonnement.

Si notre alimentation est assez riche en graisses et que nous sommes acclimatés, notre organisme peut donc produire assez de chaleur pour conserver sa température interne stable dans le froid grâce aux adipocytes bruns sans utiliser sa réserve « de la dernière chance » et déclencher le frissonnement.

Ainsi, c’est en majeure partie par l’augmentation des adipocytes blancs et bruns que se fait l’acclimatation à long terme au froid.

 

 

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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