Les priorités en survie - Airsoft Attitude
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Les priorités en survie

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Qu’est-ce qu’une situation de survie ?

Lorsqu’on entend parler de situation de survie, on s’attend à une lente descente aux enfers, tiraillé par la faim, obsédé par la recherche de nourriture et traquant sans cesse le moindre petit gibier, une lance à la main, etc. Image largement véhiculée par les médias (tous supports confondus) et reprise par les concepteurs de matériel de « survie ».

Et pourtant ! En fait, notre corps répond à des lois physiologiques claires et identifiées depuis très longtemps. Pour tenter de s’en souvenir et poser les bons actes en situation de « survie », Ron Hood a établi qu’on survivait 3 heures sans abri, 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger. Ce sont bien sûr des moyennes, mais cela permettait déjà de hiérarchiser un peu les besoins que l’on pouvait avoir en tant qu’être humain.

David Manise (Fondateur et Directeur Technique du Centre d’Étude et d’Enseignement aux Techniques de Survie) a, quant à lui, complété cette première règle pour y placer l’ensemble des besoins physiologiques.

Au final, on peut considérer que l’on survit :

3 secondes sans vigilance

Par exemple, je cherche une station 2 secondes sur l’autoradio à 130 km/h sur l’autoroute, je lève le nez pour avoir juste le temps de réaliser que je percute la rambarde de sécurité la seconde suivante. Cela signifie donc qu’il faut en permanence être conscient et informé de ce qui nous entoure, être « aware » comme dirait JCVD ;).

La plupart des accidents « cons » arrivent par inadvertance.

3 minutes sans dioxygène dans les centres vitaux

Autrement dit, il faut une respiration qui fonctionne, un système sanguin avec assez de pression pour que le sang circule dans tout le corps, le tout sans altération de la conscience.

Le brevet de premiers secours (PSC1) a sauvé et sauve encore des centaines de vies tous les jours. Formez-vous !

3 heures sans réguler sa température corporelle

C’est ce qui tue le plus de gens dans la nature, souvent en association avec autre chose (une hypothermie et une cheville cassée au beau milieu des Pyrénées par exemple).

La gestion de la température corporelle passe par énormément de choses comme respecter la physique de base (les façons dont on échange la chaleur avec notre environnement), la gestion des couches de vêtements, faire du feu, faire un abri, etc.

3 jours sans boire

Lorsque nous n’avons qu’une simple sensation de soif, nous sommes déjà déshydraté à 2%. Et 2% de déshydratation signifie que nous avons perdu 10% de nos capacités physiques et mentales. En situation de « survie », on ne peut pas se permettre de ne pas fonctionner de manière optimale. Nous avons besoin de toutes nos ressources intellectuelles et physiques pour poser les bons gestes, à commencer par respecter cette « check liste » ;).

3 semaines sans manger

Et parfois beaucoup plus ! Un homme d’environ 70 kg de taille moyenne contient environ 7 kg de gras (10%). À ces 7 kg on peut enlever environ 2 kg d’eau (30% d’eau dans la graisse), ce qui nous donne 5 kg de graisse à 9 kcal le gramme. Au final, après un rapide calcul, on se retrouve avec 45 000 kcal de stockées dans notre corps.

En prenant une base de 2000 kcal de consommées par jour, cela nous donne 22 jours !

Se nourrir, en situation de « survie », n’est donc pas une priorité ;).

3 mois sans hygiène

L’hygiène sur le terrain est primordiale, au risque de laisser survenir des petits désagréments qui rendent la vie infernale voire même empêchent toute action (la fameuse ampoule non soignée par exemple).

3 ans avec un boulot de merde

Certain(e)s y résistent mieux que d’autres ;).

Ainsi, chasser le cerf avec un arc réalisé avec le lacet de la rangers, n’est pas pour demain. Voilà qui est dit ;).

Nous venons de voir que notre corps avait des besoins physiologiques, hiérarchisés dans cette « check liste » qu’on appelle règle des 3 (je vous laisse deviner pourquoi).

Cependant, la nature étant bien faite, nous sommes dotés « d’outils » pour subvenir à nos besoins.

Ces outils, sont regroupés sous l’acronyme C²VMD et Ça, Ça Vaut Mille Dollars ;).

C pour « Conscience »

Nous sommes des êtres doués de réflexion et notre première arme est notre Cerveau ! Il est d’autant plus important de le garder en bon état de fonctionnement (petit rappel, on survit 3 minutes sans quoi déjà ?)

C pour « Communication »

Les militaires savent à quel point « garder la liaison » est important. Cela permet, tout simplement de s’organiser et collaborer.

En situation de « survie », savoir communiquer avec les sauveteurs (appel, signaux, etc.) permet de rentrer au plus vite au bercail.

V pour « Vision »

Tout le monde a déjà eu une poussière dans l’œil. Imaginez maintenant deux secondes que vous perdiez la vue.

M pour « Mobilité »

 Si monter un abri et allumer son feu sont déjà deux choses complexes, qu’en serait-il avec un bras cassé ? Une cheville cassée ?

D pour « Dextérité »

Que celui qui ne s’est jamais énervé devant un nœud récalcitrant en plein hiver avec les doigts gourds me jette la première pierre !

Nos doigts et plus particulièrement la « pince » que forme notre pouce ont été une avancé majeure dans l’évolution de notre espèce.

Nous nous retrouvons ainsi avec des besoins physiologiques (Règle des 3) mais aussi des moyens pour y subvenir (C²VMD).

Une situation de survie c’est donc, par définition, lorsqu’un point de la règle des 3 ou du C²VMD est touché. C’est à ce moment là qu’il faut mettre tout en œuvre pour rétablir ces deux « check listes » fondamentales.

Cependant, cette capacité à agir dès les premiers instants est conditionnée par la volonté de survivre ou « l’attitude ».

Vous avez déjà vu un petit chat menacé ? Ou entendu des histoires de sangliers blessés qui foncent sur les chasseurs pour les éventrer ? Eux ont l’attitude. Ils ne lâcheront rien tant qu’ils ne seront pas tirés d’affaire.

Ainsi, comme Maslow, nous avons aussi notre pyramide qui remet un peu les choses à leur place quant à nos facultés à « survivre ».

En bas de la pyramide se trouve l’Attitude.

Sans cette volonté de ne rien lâcher, vous mourrez d’une mort lente et douloureuse ;). Attention, cela ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit de pleurer, de hurler si cela permet derrière de poser les bons gestes. Et au quotidien cela se travaille, en ayant jamais la flemme de faire quelque chose notamment.

Au dessus se trouvent les connaissances et les compétences.

On l’a dit, notre premier outil est notre cerveau qui nous permet d’avoir des connaissances (je sais que si M.Dupont a une hémorragie, je dois appuyer dessus) qui, avec l’entraînement/l’expérience se transforment en compétences (je sais poser un pansement compressif sous stress).

Encore au dessus se trouve le physique.

Il permet de décupler votre attitude et vos connaissances/compétences, le physique étant à leur service. Pas besoin d’être un sur-homme mais pour marcher longtemps, courir un peu, sprinter, tirer son propre poids est un minimum.

Et enfin, au sommet se trouvent les outils.

Ils sont le prolongement de votre attitude, des vos connaissances/compétences et de votre physique. Autrement dit, m’acheter une trousse à outils Facom ne fera pas de moi un mécano. Avoir un bistouri dans les mains ne fera pas de moi un chirurgien. Cela relativise les tonnes de forums et sites internet regorgeant de matos « tactikeul » pour nous faire croire que nous sommes « des vrais ».

Tout ceci, n’est que du bon sens de base. Il n’y a pas de recette magique. Simplement des besoins physiologiques et des moyens d’y subvenir, le tout tout dicté par une volonté féroce de survivre.

Nous sommes le fruit d’une longue évolution où seuls nos ancêtres les plus résistants ont pu engendrer une descendance. Nous sommes donc des « machines à survivre » ayant pris le meilleur de nos ancêtres. Faisons-nous confiance.

Guillaume Mussard, moniteur de survie au CEETS (http://stages-survie-ceets.org/).

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3 Comments

3 Comments

  1. Philippe Ollioules

    28/09/2013 at 07:06

    Excellente intro avec un ton décalé par rapport à ce que l’on peut lire par ailleurs sur le sujet.
    On a l’impression de se trouver dans la salle face au tableau blanc pour le briefing d’intro avant de partir sur le terrain pour le stage.
    Petite suggestion : l’adresse du site du CEETS est mentionnée, mais un hyperlien serait sympa (ha oui l’attitude et la flemme….. Ok, ok, je fais un copier/collé…)

    Bon courage pour la suite des articles !

  2. Philippe Ollioules

    19/10/2013 at 20:42

    Alors Guillaume?
    Un petit coup de mou ?
    Y’a plus d’article sur la survie ?

    Et Hugues faut réveiller les troupes ! Au TAF les gars !?!

    (Pas de malaise, chacun son rythme, mais on prend goût aux bonnes choses….)
    😉

    • Hugues

      23/10/2013 at 17:47

      Bonsoir Philippe ! Je transmets le message à Guillaume.

      LTN Winters va reprendre du service, pour les autres c’est vrai qu’il y a quelques priorités persos ces derniers temps mais on va faire quelque chose !!

      Des eBooks sont en programmation également ^^

      En tout cas merci du soutien !! Ca motive !!

      A la prochaine !

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Comment supporter la chaleur ?

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Les beaux jours sont de retour, vous marchez sur un joli petit sentier en montagne, vers 2000 mètre d’altitude, il est 14 heures, vous avez déjà repris la marche depuis 1h30.

Soudain, l’un de vos deux copain s’effondre, devant vous… Oh c’est balot …

 coup-chaleur

Le mal est déjà fait : il est victime d’une « hyperthermie » ou « coup de chaleur » dû à l’effort et à l’ambiance chaude. Comment ne pas en arriver là ? Autrement dit, comment éviter l’hyperthermie ?

Voyons donc comment continuer à bien fonctionner par temps chaud…

Qu’a-t-on envie de faire lorsqu’il fait très chaud ? Rien n’est-ce pas ? Enfin si, trouver la meilleur place à l’ombre pour y faire la sieste ;).

Le corps humain est bien fait, par forte chaleur il passe en mode « zen attitude » afin de produire le moins de chaleur possible due aux mouvements qui viendraient s’ajouter à la chaleur ambiante.

On essayera donc, dans la mesure du possible, d’économiser tout mouvement.

Évidemment, on évitera les heures les plus chaudes de la journée, soit 14h-16h (12h-14h heure solaire), pas la peine d’en rajouter ;).

Malheureusement il arrive parfois que l’on ait pas le choix, que l’on ait à produire un effort en ambiance chaude. Heureusement pour nous, la nature nous a doté d’un magnifique outil entre les deux oreilles que l’on va pouvoir mettre à profit pour fonctionner sous ces fortes chaleurs.

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Pour se faire, commençons par quelques notions de physionomie et de thermodynamique.

La chaleur est transportée dans notre corps via le sang. Le corps lui a besoin d’être constamment aux alentours des 37.5°C. Il joue donc sur l’afflux de sang dans le corps afin de conserver cet équilibre autour de 37.5°C.

Ainsi, lorsqu’on a trop chaud, le corps cherche à relarguer de la chaleur dans l’environnement pour rester à 37.5°C. Il envoie donc beaucoup de sang à la surface de la peau afin que la chaleur qu’il transporte puisse être transférer à l’environnement facilement. On parle de « vasodilatation » (littéralement : dilatation des vaisseaux sanguins). Exemple : quand votre peau devient toute rouge dans un bain bien chaud, c’est parce que le sang est près de la surface de sa peau.

Mais le corps humain est complexe et certaines zones sont plus vascularisées que d’autres ou ont moins cette capacité à dilater/contracter les vaisseaux sanguins.

C’est le cas de la tête, du cou et du tronc. On dit qu’en moyenne, 60% des échanges de chaleur avec l’environnement se font via ces zones : 20% pour la tête, 20% pour le cou, 20% pour le tronc (et 10% pour chaque membres).

Compliquons un peu les choses maintenant. L’environnement nous pompe de la chaleur, transportée par le sang jusqu’à la surface de la peau, de manière non uniforme comme on vient de le voir. Mais comment fait-il ?

Il y a quatre phénomènes physiques qui font que l’on échange de la chaleur avec l’environnement : la conduction, la rayonnement, l’évaporation et la convection. Afin d’y voir plus clair, voici quelques exemples :

Conduction : je pose ma main sur la plaque électrique encore chaude, je me brûle par conduction, il y a transfert de « chaleur » de la plaque vers ma main,

Rayonnement : le soleil nous chauffe par rayonnement, en envoyant ce que l’on appelle des rayons infrarouges. Le feu de camp aussi nous chauffe via ses rayonnements infrarouges,

Évaporation : pour transformer l’eau liquide en vapeur il faut il apporter de l’énergie (autrement dit : pour faire bouillir l’eau des pâtes il faut la mettre sur le gaz). Le corps utilise ce phénomène pour se refroidir, c’est la transpiration (l’eau liquide à la surface de notre peau s’évapore en nous pompant de la « chaleur »),

Convection : le petit vent frais qui passe sous l’arbre sous lequel je viens de m’allonger à l’ombre me refroidit par convection.

Bien. Et si on combinait tout ça maintenant ?

Éviter de se mettre en plein soleil aux heures les plus chaudes, vous voyez pourquoi maintenant ? Et oui, afin de ne pas être exposé aux rayonnements ! Lorsque les arbres ne sont pas légion, il ne faut pas hésiter à tendre un abri pour créer une zone d’ombre, l’idéal étant la couverture de survie avec la face alu vers le ciel qui renverra les rayonnement d’où ils viennent.

Lorsque la pause à l’ombre n’est pas envisageable, on veillera à se couvrir l’intégralité du corps afin de bloquer les rayonnements (et les coups de soleil). Oui mais comment ?

Avec des vêtements et un chapeau à large bords (pour protéger aussi la nuque et les oreilles) de couleur claire, amples et en coton si possible. Le noir absorbe la « chaleur » alors que les couleurs claires vont renvoyer un peu de rayonnement (c’est pour cela que les voitures noires sont un vrai four en été). Le fait qu’ils soient amples permet à l’air de circuler à l’intérieur (et oui, ce n’est ni plus ni moins que de la convection à petite échelle).

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Le coton quant à lui est une fibre hydrophile. Il aime l’eau et nous aussi, dans ces conditions.

Plutôt que de transpirer à grosses gouttes et laisser votre corps perdre toute son eau, pourquoi ne pas ré-créer une transpiration artificielle ? En mouillant vos vêtements, ils vont sécher sur vous grâce au phénomène d’évaporation, vous venez de créer la clim du pauvre. Cela peut-être de l’eau croupie, on s’en fiche, elle s’évaporera tout pareil. Mais vous aurez conservé votre précieuse eau.

Mieux encore, on peut ajuster assez finement cette « clim » : en jouant avec les zones d’échange du corps. Il suffit de mettre un linge mouillé autour du coup et/ou sur la tête pour sentir de suite l’effet « kiss cool » (vous vous rappelez ? 20% par la tête, 20% par le cou, etc.).

Et l’eau justement dans tout ça ?

Nous avons vu plus haut que le sang transportant la chaleur dans notre corps alors facilitez-lui la tâche, restez bien hydraté ! Le sang restera fluide et le transfert de chaleur vers l’environnement ne sera pas altéré.

Lorsque l’on est bien hydraté, on a une urine claire et abondante. En effet, le corps peut se permettre de relarguer de l’eau dans les urines puisqu’il en a suffisamment pour réhydrater les cellules.

On boira donc régulièrement en quantité modérées, avant d’avoir soif.

La soif est le signal du corps qu’il est déjà déshydraté à 2% et qu’il fonctionne plus qu’à 90% de ses capacités physiques et mentales. Pourquoi donc se priver de 10 % de ses capacités ?

L’ensemble de nos cellules peuvent absorber jusqu’à 700 mL par heure. Malheureusement, il arrive que nous perdions plus de 700 mL par heure. Et là il n’y a pas d’autre choix que de s’arrêter pour refaire les niveaux…

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Lorsque nous transpirons, nous perdons aussi du sel avec l’eau (qui n’a jamais eu de la sueur lui couler dans les yeux, ça pique, non ?). Là encore il faut recharger les batteries. Une alimentation normale permet de combler les pertes de sel sauf en cas d’effort trop intenses/prolongés. En effet, il peut arriver que l’on transpire plus que ce que l’on peut absorber en eau.

Dans ce cas, on va devoir compenser longtemps après l’effort. Il existe des petits sachets de réhydratation (dit « isotoniques ») vendus en pharmacie ou dans les magasins de sport qui aident à refaire le « plein ».

 Coup de chaleur

Malgré si tout cela ne fonctionne pas et que la situation dégénère, comme dans le scénario d’introduction, il va falloir mettre tout en œuvre pour refroidir la victime : la mettre à l’ombre, lui mettre un linge humide si la tête, lui donner à boire si elle est capable de boire toute seule, etc.

En d’autres termes, il faut appliquer ce que l’on vient de voir et ce, le plus vite possible ! Voici une petite illustration pour vous aider :

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Pensez toutefois à ne pas mettre en danger le reste du groupe : ce n’est pas le bon moment pour avoir une deuxième personne victime d’un coup de chaleur.

Rien de bien sorcier, juste du bon sens. Mais les choses simples sont parfois les plus dures à appliquer !

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Le meilleur camouflage du monde

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Mais quel est le meilleur camouflage au monde ? Quel est le camouflage le plus efficace ? Hmmm Hmmm .. je lis et j’entends énormément de choses à propos ces 2 questions .. tels que :

Pour être bien camouflé il faut absolument une Ghillie

Avec du MarPat, c’est digital ça marche partout

Avec le MultiCam on passe inaperçu dans n’importe quel environnement

Je suppose que vous aussi vous avez déjà vu sur FB ces photos de Snipers embusqués qu’il fallait chercher dans le décors en mode Où est Charly !? 19fj1oc7w2vyygif

Où qu’il est le Sniper ? Mais où qu’il est ? 

15 min plus tard ..

sniper

Bah il était là ! Parce-qu’il a le meilleur camouflage au monde !!!!!

 ERREUR !

Il n’y a pas de camouflage parfait. Le seul camouflage parfait est celui qui est adapté à l’environnement dans le quel vous évoluez !! Et ce quelque soit l’environnement, et quelque soit votre tenue.

 

 

Preuve #1 – La Ghillie, arme ultime du camouflage ?

odd-subway1

Oui .. mais NON ! 

Au milieu du métro c’est clairement évident ! On ne voit que lui. Notre attention est totalement focalisée sur la Ghillie car elle n’est pas adaptée à son environnement. Un peu comme un flamand rose au milieu d’un terrain de foot. Alors que la Miss à côté elle passe inaperçue sur la photo.

  • La Ghillie, en forêt européenne Oui !
  • Dans la verdure : Oui !
  • Au milieu du métro : Non !
  • En bâtiment : Non !
  • Dans le désert : Non !
  • Au milieux des rochers : Non !

 

Preuve #2 – Le bleu à rayures jaunes c’est trop visible ?

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Ouais le bleu à rayures jaunes c’est trop visible, sauf sur un sol bleu à rayures jaunes !

Voilà, c’est super ridicule, très vilain, sans doute conçu à l’arrache et ça ne servira spécifiquement que sur ce sol là, mais ces gars là sont camouflés dans cet environnement ci. Et bien c’est ça le camouflage !

Ce qu’il faut retenir :

Je ne dis pas qu’une Ghillie ne sert à rien. Je ne dis pas non plus que s’habiller en Schtroumph à paillettes est la meilleure solution.

Je dis juste que le meilleur camouflage est celui qui est adapté à votre environnement.

Pour ceux que ça intéresse, lisez cet article qui vous permettra de vous camoufler avec rien du tout

Et si les notions de camouflage vous intéresse vraiment, consultez notre rubrique dédiée.

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Astuces, Tactiques et Stratégies

La supériorité du feu en 3 points

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Lors d’une partie, vous serez fatalement confronté à des phases d’engagement. Après tout on est tous là pour ça : s’échanger quelques billes dans la joie et la bonne humeur non ?

Donc exception faîte des unités de Renseignement qui doivent faire leur possible pour éviter le contact tant que leur mission d’information n’est pas réalisée, et également des binômes de tireurs d’élite qui ne sont pas équipés pour ça, le reste de l’équipe sera amenée très rapidement et assez régulièrement à se retrouver au contact de l’adversaire ! Et dans ces cas là, le moyen le plus radical et efficace pour prendre l’avantage c’est d’obtenir la supériorité de feux !

Alors il y a la technique de la mule : emporter le maximum de munitions et de répliques 🙂

De fait, nous allons aborder le coeur du sujet en matière d’engagement, à savoir : comment s’assurer la supériorité du feu ? Car dans le vif de l’action, la réalité c’est que c’est en prenant l’ascendant sur vos adversaire grâce à volume de feu supérieur et maîtrisé que vous pourrez alors vous offrir le luxe de pouvoir prendre les meilleurs décisions.

Les prises d’initiatives nécessaires pendant les engagements peuvent se faire qu’en déchaînant une pluie de billes sur vos adversaires. Grâce à ça, si le chef d’équipe est assez vif d’esprit et réactif, il aura le temps de mesurer la situation, de réfléchir à la solution à adopter, de ré-articuler son dispositif, de rendre compte au reste de l’équipe, etc.

Et pour ça il faut impérativement être rapide, surprenant et brutal ! Certains sont déjà bien équipés pour ce genres d’actions 🙂

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Un appuis lourd et mobile : le Top !

Comment obtenir l’avantage du feu ?

Il n’y a pas de secret. Pour avoir l’avantage, il faut avoir l’initiative du contact ! Toute équipe ou tout joueur qui se fait surprendre et qui se retrouve sous un tir précis et nourris à fatalement un énorme désavantage. C’est d’une logique implacable !

Donc c’est tout simplement à vous et à votre équipe d’ouvrir le feu d’abord ! C’est très souvent les premiers à tirer qui réalisent les premiers Out. Ajouter à cela l’effet de surprise, une bonne synchronisation et une bonne tactique de jeu et les résultats n’en seront que plus efficaces, voir fatals pour vos adversaires.

Comment conserver votre supériorité ?

Une fois que vous avez l’avantage et l’ascendant du feu, il est primordial de le conserver et de le maintenir. Sans cela, l’adversaire risque de renverser la vapeur et de retourner la situation à son propre avantage. L’idée c’est de mettre toute la pression possible sur ceux d’en face. Et pour y arriver, la solution la plus efficace est d’appliquer un feu permanent.

Un feu permanent qu’est ce c’est ? C’est tout simplement un flux continu et régulier de billes qui vient siffler autour des oreilles de l’adversaire. Si vous êtes précis c’est encore mieux. Le but est de faire baisser les têtes et de frôler les moustaches des copains d’en face ! Bref, de les dissuader d’agir, de les empêcher de sortir la tête, de vous viser et de tirer. En clair il faut au minimum leur coller le doute sur toute l’étendue de votre force, et au mieux les paralyser puis les éliminer tous !

Attention : il faut pouvoir être en mesure pour une petite équipe d’appliquer un feu continu pendant 30 secondes au minimum. C’est le temps nécessaire pour analyser et se ré-organiser correctement. De plus, faîtes extrêmement attention à la gestion de vos munitions ! Car vider un chargeur de 30 billes en 3 secondes est loin d’être la meilleur solution. Il faut largement mieux opérer en coup par coup en tirant le plus précisément possible au rythme de 2 billes par seconde.

NB : petit rappel sur les ordres d’ouverture de feu et les différents types de feux applicables.

Comment reprendre l’ascendant ?

Nul n’est à l’abris de subir un revers de situation et de se retrouver dans de sales draps. Et dans ce cas là il faut être en mesure de reprendre très rapidement l’avantage. Pour cela il n’y a pas 36 solutions. Il faut augmenter brutalement et immédiatement son volume de feu !!

Vous pourrez y arriver soit grâce à l’arrivée de renforts et ainsi vous retrouver en position de supériorité numérique face à vos assaillants. Soit grâce à des équipements qui provoqueront un choc type “Boule de Feu” : mitrailleuse lourde type M249, des grenades à main, ou des lances grenades. Ne lésinez surtout pas sur les moyens à mettre en oeuvre.

Votre objectif est littéralement de paralyser l’adversaire sous une tempête de billes. Si vous n’avez pas d’autres choix, et que vous en avez la possibilité, appliquez la recette suivante :

  • Balancez deux grenades à courte distance pour surprendre et nettoyer un peu
  • Grâce à l’effet de surprise mettez en oeuvre dans la foulée le lance grenade (sans oublier de le couvrir)
  • Et enfin arroser le tout copieusement grâce à appuis lourd.

A l’arrivée : quelques Out en face, des adversaires déstabilisés qui se demanderont qu’est ce qu’il y a bien pu se passer, et une belle fenêtre d’action pour vous et votre équipe qui aura enfin le champs libre pour appliquer un feu concentré sur les derniers résistants ou bien pour s’extraire plus tranquillement.

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