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Savoir-faire individuels

Les bases du camouflage

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Pour éviter que le combat ne tourne trop vite à votre désavantage, quelques notions de camouflage sont parfois bien utiles. Le camouflage n’a pas pour but de faire joli, mais plutôt de se dissimuler aux yeux de l’adversaire afin d’éviter de lui révéler notre présence.

Après certes, L’Airsoft reste un loisir, et le côté original, créatif, farfelu, tape à l’oeil est tout à fait envisageable et accepté. Cependant, je pense, et cela n’engage que moi, qu’il est plus sympa de ne pas être vu pas l’adversaire et de pouvoir profiter au maximum d’une partie. Voilà, c’est dit, c’est comme ça, je n’aime pas me faire éliminer 😉

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Le rouge attire le regard

FFOMECBLOT !

Mais qu’est ce que c’est que ce truc ?! C’est un moyen mémo technique utilisé par les militaires pour se rappeler des points clés d’un bon camouflage.

FFOMECBLOT est en fait l’acronyme de : Fond, Forme, Ombre, Mouvement, Éclat, Couleur, Bruit, Lumière, Odeur, Traces.

Même si je doute que l’ensemble de ces fondamentaux soit tout à fait nécessaires pour une pratique de loisirs, je vais quand même vous les passer en revue. Après tout ça peut servir … sait-on jamais.

  • Fond : votre tenue ne doit pas se détacher de votre environnement. Essayer d’avoir une tenue adaptée et neutre. Un treillis CE se voit par exemple très bien sur fond de mur clair.
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Du foncé sur fond clair est très voyant

  • Forme : nous reconnaissons naturellement les formes d’une silhouette humaine ou d’une réplique. Il faut donc tenter de les déformer, avec un filet de camouflage par exemple.
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Une forme humaine se repère tout de suite

  • Ombre : pour être le moins visible possible il est plus indiqué de se situer dans l’ombre qu’en pleine lumière.
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Restez dans l’ombre

  • Mouvement : le mouvement attire automatique l’œil et l’attention. Privilégiez les mouvements lents en infiltration.
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Le mouvement se voit

  • Éclat : toute surface brillante ou réfléchissante (verre de montre, de jumelles etc …), même petite, peut envoyer un éclat lumineux très visible.

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  • Couleur : éviter les couleurs voyantes. Les couleurs neutres sont plus discrètes. Attention, étonnement une silhouette toute noire se voit assez bien en forêt !
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Masse noire visible

  • Bruit: rester discret, ne pas se faire entendre, et surtout ne pas parler, pour ne pas trahir sa présence. Donc .. Fermez-là !
  • Lumière : pour les parties en nocturne ou dans les bâtiments sombres, la lumière est à éviter (cigarette, écran de portable).
  • Odeur : se parfumer avant une partie pourrait vous trahir. Notion pas vraiment adaptée à l’Airsoft.
  • Traces : vos déchets (papiers, emballages, …) ou vos traces de pas peuvent être des indices pour l’adversaire. Mais je doute que cela s’applique tellement à l’Airsoft.

 

Quelques conseils simples :

  • Évitez les répliques avec des couleurs voyantes.
  • Couvrez les parties métalliques aavec un adhésif noir (camoufle les reflets et limite le bruit de mal)
  • Couvrez votre peau (gants et cagoule ou grille de protection)
  • Ayez toujours un petit filet de camouflage, c’est simple et très efficace. Juste à le poser sur votre tête pour déformer votre silhouette. Et ça peut servir d’écharpe quand il fait froid.
  • Des petits bouts de tissus noirs, kaki ou beige à attacher sur votre réplique (sur le canon ou votre élément de visée) pour casser les formes rectilignes.

Pour la mise en pratique je vous propose un exercice simple et sympa : Exercice Patrouille VS Tango. Mettez-le en pratique et vous développement vite vos réflexes !

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11 Comments

  1. Pingback: Les 5 règles du déplacement en équipe | Airsoft Attitude

  2. Pingback: Binôme Tireurs d'Elite | Airsoft AttitudeAirsoft Attitude

  3. Pingback: Interview de Vanvan56 [Sniper] | Airsoft AttitudeAirsoft Attitude

  4. Nybelem

    27/06/2013 at 14:09

    Joueur d’Airsoft depuis 2007 à présent.
    Et “Sniper” Freelance depuis quelques mois.
    le code FFOMECBLOT est primordiale.

    Mais il y à deux points qui ont été plutôt mal exploité.
    “Odeurs” et “Traces”.

    De plus en plus, des joueurs utilise du propane pur pour leurs GBB ou GBBR.
    Ce qui laisse une odeur VRAIMENT, désagréable. Ce qui pourrait trahir la position d’un joueur.

    Pour ce qui est des traces, j’en ai fait les frais a ma dernière partie. Il suffit que l’herbe soit un peu haute.
    Qu’il y est un peu trop de végétation sur le passage de mon spot parfait pour que le premier clampin qui passe puisse apercevoir mon passage dans les herbes écrasés et vienne me out–cut.

    Tout est dans le mouvement et la forme. Resté dans les tons. être patient et s’avoir où allez!
    C’est ça la clef du déplacement furtif.

    • Hugues

      27/06/2013 at 22:44

      Salut à toi et merci pour ce commentaire qui apporte un bon complément d’information !! Effecvtivement le coup des odeurs je n’y avait jamais réellement fait attention (peut être aussi parce que je fume comme un pompier et que mon nez ne sent plus rien depuis quelques années) 😉

      Après pour les traces c’est vrai aussi. Autant il faut une véritable formation et expérience en la matière pour pister et analyser certaines traces, autant les bonnes grosses traces de pas dans la boue ou les hautes herbes c’est bien sur des points auxquels il faut faire très attention !! En tout cas très bonnes remarques ! A bientôt !

  5. Shino

    27/06/2013 at 19:51

    le Fameux FOMECBOT de l’armée !! 🙂

  6. Fozi

    13/09/2013 at 17:05

    Bonsoir,
    tout d’abord merci pour ces articles de qualités.
    Ensuite voilà, je joue sniper dans mon équipe et donc j’ai tendance à bouger beaucoup puisque je suis en permanence 10 mètres derrières les premiers joueurs de ma team. Puisque je dois être le dernier à être repéré pour pouvoir jouer mon rôle être discret est super important pour mon style de jeu seulement voilà, j’arrive pas à jouer efficacement avec une ghillie et je me suis dis qu’une tenue avec camouflage 3D pourrait être un bon compromis entre le treillis et la tenue de buisson. Un avis sur l’efficacité de ces dernières?

    • Hugues

      13/09/2013 at 20:18

      Bonsoir Fozi,

      En fait tu as le rôle de Sniper et dans ta Team tu appuis une équipe régulièrement en première ligne. En quoi ta ghillie te gêne t’elle ? Au niveau camouflage qui n’est peut être pas adapté à ton environnement de jeu ou c’est plus une question de confort ? Pour en revenir à ta question initiale, il me semble que les tenues de camouflage 3D sont très efficaces, pour plus d’infos regarde cette vidéo : https://www.airsoft-attitude.fr/fabriquer-sa-ghillie-3d-modulaire-uvvisnir/

      Je ne suis pas un spécialiste des techniques de snip’, mais j’ai cru comprendre lors de l’interview avec Vanvan56 que l’immobilité couplée à une ghillie était sa meilleure façon d’opérer. Tu peux relire cette interview ici : https://www.airsoft-attitude.fr/interview-de-vanvan56-sniper/

      Du reste, si tu souhaite avoir une autre vision de ton rôle de sniper et de ton utilité au sein de ton équipe, je t’invite à consulter cet article qui pourrait te permettre d’apporter une nouvelle dimension à ton style de jeu : https://www.airsoft-attitude.fr/binome-tireurs-delite/

      Tiens nous au courant ! A bientôt !!

      • Fozi

        13/09/2013 at 22:16

        Soit je suis en support et la ghillie me gène dans mes déplacements (j’arrive pas à bouger avec) soit je suis en binome avec un spotter et à ce moment là on est en première ligne (et souvent rebelotte dès qu’il faut avancer je me coince partout)

        Le soucis c’est que j’ai besoin d’un bon camo mais que je bouge pas mal en partie du coup je suis souvent amener à faire des compromis…

        Merci des conseils je vais relire tout ça.

  7. Mathor

    21/07/2016 at 12:26

    Je suis d’accord pour les répliques colorés mais au Portugal la législation oblige d’avoir les parties avant et arriére colorées du coup on fait comment? 😀

    • Hugues

      22/07/2016 at 15:08

      On suit la législation et on s’adapte 😉 Un peu de cirage, de skotch ou autre pendant la partie par exemple.

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Savoir-faire individuels

La vie en bivouac pour les nuls

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Voilà comment fonctionne le Ltn Winters en bivouac depuis toujours. Si vous n’avez jamais bivouaqué lisez ce qui suit. Ces conseils sont à titre d’exemple … et puis un peu de rusticité pour une op c’est cool non ?

Le sommeil

Il est important de reposer le corps et l’esprit pour être toujours d’attaque dans la nuit ou le lendemain. Surtout si vous comptez enquiller sur une Opé de 48 heures ou plus. Que vous soyez habitués ou non, privilégier de bonnes phases de sommeil est primordial ! Dormez bien dès que vous le pouvez !

Nos petits conseils :

  • Ne mangez pas trop lourd avant d’aller dormir (genre pizza en entrée, raclette et pot de Nutella.. je dis ça parce que c’est du déjà vu..)
  • Respirer fortement pour récupérer de l’oxygène
  • Buvez beaucoup d’eau, beaucoup … vraiment beaucoup d’eau MAIS pas plus de 70cl en moins de 20mn, c’est la limite d’ingestion du corps pour enlever les toxines. Prévoyez aussi un repérage pause pipi pour la nuit avant de vous coucher.
  • Vous pouvez dormir assis, debout, allonger, etc (même en marchant, si si, véridique !). Évidemment privilégiez autant que faire se peut la position qui vous est le plus confortable en fonction de la situation.
  • Ne discutez pas des heures au coin du feu, ne chahutez pas comme des gosses de 16 ans qui font leur première boom, bref restez calme et détendus.

Voilà pour les conseils bisounours. C’était le côté idéal pour dormir maintenant passons à la réalité.

S’il fait froid

Si vous avez froid, alors vous être en train de commencer la phase dite d’hypo-thermie : donc c’est pas bon ! Relisez nos articles sur le sujet !

Les indispensables :

  • Prenez un tapis de sol léger MAIS avec un revêtement en aluminium, celui si va garder la chaleur et vous isoler du sol. Si les sans abris tentent de s’isoler du sol ce n’est pas pour rien. Le froid remonte du sol !
  • Prenez un duvet dit de survie (soit en sac soit en tarp, avec pareil un revêtement en aluminium). Franchement les deux ce n’est pas cher, et ça sera rentabilisé quand vous dormirez.
  • Mettez un bonnet !!!

Les petits conseils supplémentaires :

  • Mangez deux trois gâteaux secs avant de dormir (ex : LU), noisettes, noix de cajou, etc.
  • Buvez, encore et toujours comme d’hab. On se déshydrate également avec le froid. Si si ..
  • Mettez vos vêtements secs pour le lendemain  au fond de votre duvet. Ca vous permet de vous réchauffer les pieds et vous aurez des habits chauds au réveil 🙂
  • Personne n’y pense mais prenez-vous un treillis de rechange pour le « spécial dodo » en taille plus grande pour plus de confort.
  • Pensez à vous installer confortablement (tirer les cordes pour le tarp, nettoyer le sol pour éviter les cailloux et branches, etc.)
  • Si vous voulez un matelas, allez acheter un rouleau de sac poubelle de min 150l et remplissez le de feuilles 🙂  … et si vous réfléchissez bien ça fait aussi sac de couchage express pour être prêt à partir en 10s secondes !

 

Manger

Manger est tout aussi important que le sommeil. Manger c’est votre carburant pour tenir la journée ! C’est indispensable ! Vous ne tournez au moteur hybride pro écolo, non votre corps est un bon char T55 qui fait du 80l/100km donc il faut faire le plein :

  • Ne prenez pas de plat en sauce (indigestes).
  • Pas de jus d’orange ni de lait (indigestes).
  • Préférez les repas « secs » (barres de céréales, boite de conserves genre raviolis, viande séchée, sachet de m&ms, noisettes, noix, fruits secs, etc.) ou pré-cuits car vous pouvez les manger en marchant. Vous pouvez aussi les manger froid. Bref gain de temps, discrétion, et d’apport calorique imbattable !
  • Ne prenez rien de lourd si vous savez que vous ne le mangerez pas ou pas tout ce qu’il y dedans (ex : les rations de combat)
  • Prenez de l’eau, beaucoup d’eau.
  • Mangez entre les repas des barres de céréales, gâteaux sec etc. Evidemment ne mangez pas comme 10 comme un goret !

Personnellement voilà ce que je prends en général (chacun fait ce qu’il veut et en fonction de ses besoins nutritionnels !!!) :

  • Sachet de 1kg de mélange de noix, noisettes, noix de cajou, etc.
  • M&ms
  • Boite de corned beaf de 250g par repas
  • Boite de ravioli mangé froid de 250g

Et voilà mon plateau repas digne du Ritz.

 

Hygiène

Il n’y a pas 36 solutions : les fameuses lingettes pour bébés !! C’est compact, pas cher, et ça permet de :

  • Se laver les mains pour les repas
  • Se laver la tête pour le camo
  • Se laver les pieds après les marches
  • Se laver le zeub, les fesses et les dessous de bras (version nettoyage rapide pour une sensation de propre).
  • Se laver tout court … oui je sais y pas la douche ou le bain chaud mais vous n’aurez pas la rivière (froid au passage) pour vous laver au moins.

Petit bonus : le flacon hydroalcoolique au cas ou..

Confort

Très généralement le raisonnement suivant fonctionne assez bien : le confort apporte un plus mentalement. Et ce bénéfice est proportionnel au poids de la solution. En gros : plus ça pèse, plus ça fait plaisir ! A vous de juger ce qui est le plus important pour vous et ce que vous pouvez emmener !

  • Chaussettes en plus
  • Chaufferettes
  • Chaussettes spéciales « froid »
  • Réchaud pour manger ( chaud forcément)
  • Un matelas en mousse mais rigide (comme ceux de l’armée allemande ou US)
  • Sacs poubelles fermés des habits de rechange ou des objets sensibles à la pluie
  • Hamac
  • Cordes
  • TV
  • PlayStation
  • Etc…

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Savoir-faire individuels

La thermorégulation du corps humain (2/3)

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L’Homme est un animal homéotherme, il a besoin d’avoir sa température centrale constamment aux alentours de 37,5°C. Malheureusement, la nature fait tout pour nous pomper de la chaleur, comme nous venons de le voir. Le corps doit donc réagir pour ne pas se refroidir.

 

Chez l’Homme, lorsque les thermo-récepteurs sensibles au froid captent une baisse de la température cutanée due au froid (de l’ordre du dixième de degré !) une série de mécanismes innées et involontaires est déclenchée.

 

À court terme

 

La vasoconstriction 

 

Lorsque notre corps a froid, une des premières réactions de celui-ci, sous l’effet de l’adrénaline, va être de contracter ses petits vaisseaux sanguins proches de la peau (capillaires) ainsi que les petites artères qui irriguent doigts, oreilles, orteils et nez. En effet, ces parties représentent de grandes surfaces d’échange proportionnellement à leur taille et au volume sanguin qu’elles contiennent, le corps va donc d’abord chercher à économiser sa chaleur qui part par là.

Ceci permet de limiter les échanges thermiques entre notre peau et l’extérieur : comme nous l’avons vu plus haut, le corps perd de la chaleur (ou énergie), «captée» par notre environnement (soit par conduction, convection, radiation ou évaporation, vous vous souvenez ?). Cette chaleur est en majeure partie transportée par le sang et en étant sous la peau elle est donc facilement exposée à notre environnement. Le sang est alors transporté vers le centre de l’organisme où il sera protégé des déperditions de chaleur puisque mieux isolé (plus de masse adipeuse -graisse- au centre de la masse qu’aux extrémités). De plus, cela permet aux organes vitaux de rester alimentés par du sang à température idéale.

Ainsi, ces parties périphériques seront toujours sacrifiées au profit du noyau vital en cas de nécessité.

 

Frissonnement

 

En plus de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques permettant de conserver la chaleur, un mécanisme va être mis en jeu pour produire de la chaleur : une hormone, l’acétylcholine, est sécrétée et va augmenter la contractilité de nos muscles.

Autrement dit, plus on a froid plus les muscles auront tendances à se contracter facilement, jusqu’à ce que cela devienne involontaire, c’est le frissonnement.

Ces frissonnements sont tellement puissants que seul le meilleur carburant de notre corps peut les alimenter : le glycogène (sorte de glucose transformé qui est stocké dans le foie pour la majeure partie mais aussi dans les muscles eux-même). Le problème est que nos réserves de glycogène sont limitées : on a environ 24 H de glycogène stocké dans notre organisme.

Le frissonnement ne peut donc pas être infini. C’est notre ultime recourt face au refroidissement et il faut tout faire pour éviter d’en arriver là !

 

Thermogenèse volontaire

 

Un autre mécanisme peut entrer en jeux dans la production de chaleur grâce aux muscles à court terme : la thermogenèse volontaire.

Par exemple, un individu exposé au froid qui décide de marcher va produire de la chaleur. Au repos, un corps humain moyen produit en 70 et 100 watts de chaleur, alors qu’en activité physique intense, il peut dégager jusqu’à 1500 watts!

 

L’horripilation 

 

Nos ancêtres, il y a encore quelques millions d’années, étaient recouvert d’une épaisse couche de poils.

L’érection des poils avait pour but de conserver la chaleur en emprisonnant une importante couche d’air sous les poils en augmentant leur volume (l’air étant le meilleur isolant qui soit).

Aujourd’hui, ce réflexe n’est plus d’aucune utilité puisque notre corps n’est quasiment plus poilu. A la place, nous portons des vêtements ayant exactement le même but : se protéger du froid (en emprisonnant une couche d’air plus ou moins épaisse).

 

À long terme

 

Augmentation de la couche de graisse

 

À l’approche de l’hiver, notre organisme stimule l’appétit pour les aliments riches en graisse. La graisse étant un très bon isolant et stockée sous la peau, se réflexe permet d’augmenter notre isolation corporelle (et donc de mieux résister au froid).

De plus, comme nous le verrons plus tard, dans « thermogenèse involontaire du corps humain », cette graisse possède certaines propriétés qui font d’elle un moyen de chauffage en plus d’être isolante.

 

Adaptation à l’hypothermie

 

Les Inuits vivent très bien par des températures largement négatives sans pour autant ressembler à des bibendums accumulant les couches de vêtements… Pourtant, il n’existe pas de gêne du froid.

Il a été montré que le corps des Inuits s’était adapté, depuis leur enfance, à l’environnement dans lequel ils vivaient.

En effet, les Inuits n’ont pas besoin d’avoir une température interne de 37° C mais peuvent fonctionner naturellement à 36 voire 35°C (nous verrons plus loin qu’à cette température un individu non acclimaté serait déjà en hypothermie légère).

De plus, contrairement à un individu non acclimaté, les Inuits ont une proportion d’adypocytes bruns au niveaux du cou et des joues beaucoup plus importante, ce qui leur permet de brûler beaucoup plus de graisse dans cette zone et donc de produire de la chaleur (cf paragraphe ci-dessous).

À travers cet exemple, nous voyons bien que le corps peut s’acclimater au froid en y étant exposé quotidiennement sur une longue période.

 

Thermogenèse involontaire du corps humain

 

La couche de graisse décrite plus haut est stockée dans deux types distincts de cellules adipeuses.

Nous avons tout d’abord les adipocytes blancs qui stockent les graisses et ensuite les adipocytes bruns qui les brûlent.

Sous l’effet d’une hormone, la noradrénaline, l’organisme va stimuler la création d’adipocytes bruns qui vont ensuite se mettre en activité pour «brûler» la graisse (stockée dans les adipocytes blancs) et donc augmenter le métabolisme basal et produire de la chaleur. Cela permet de ne pas puiser dans nos réserve de glucose, comme c’est le cas lors du frissonnement.

Si notre alimentation est assez riche en graisses et que nous sommes acclimatés, notre organisme peut donc produire assez de chaleur pour conserver sa température interne stable dans le froid grâce aux adipocytes bruns sans utiliser sa réserve « de la dernière chance » et déclencher le frissonnement.

Ainsi, c’est en majeure partie par l’augmentation des adipocytes blancs et bruns que se fait l’acclimatation à long terme au froid.

 

 

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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Savoir-faire individuels

Comment supporter la chaleur ?

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Les beaux jours sont de retour, vous marchez sur un joli petit sentier en montagne, vers 2000 mètre d’altitude, il est 14 heures, vous avez déjà repris la marche depuis 1h30.

Soudain, l’un de vos deux copain s’effondre, devant vous… Oh c’est balot …

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Le mal est déjà fait : il est victime d’une « hyperthermie » ou « coup de chaleur » dû à l’effort et à l’ambiance chaude. Comment ne pas en arriver là ? Autrement dit, comment éviter l’hyperthermie ?

Voyons donc comment continuer à bien fonctionner par temps chaud…

Qu’a-t-on envie de faire lorsqu’il fait très chaud ? Rien n’est-ce pas ? Enfin si, trouver la meilleur place à l’ombre pour y faire la sieste ;).

Le corps humain est bien fait, par forte chaleur il passe en mode « zen attitude » afin de produire le moins de chaleur possible due aux mouvements qui viendraient s’ajouter à la chaleur ambiante.

On essayera donc, dans la mesure du possible, d’économiser tout mouvement.

Évidemment, on évitera les heures les plus chaudes de la journée, soit 14h-16h (12h-14h heure solaire), pas la peine d’en rajouter ;).

Malheureusement il arrive parfois que l’on ait pas le choix, que l’on ait à produire un effort en ambiance chaude. Heureusement pour nous, la nature nous a doté d’un magnifique outil entre les deux oreilles que l’on va pouvoir mettre à profit pour fonctionner sous ces fortes chaleurs.

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Pour se faire, commençons par quelques notions de physionomie et de thermodynamique.

La chaleur est transportée dans notre corps via le sang. Le corps lui a besoin d’être constamment aux alentours des 37.5°C. Il joue donc sur l’afflux de sang dans le corps afin de conserver cet équilibre autour de 37.5°C.

Ainsi, lorsqu’on a trop chaud, le corps cherche à relarguer de la chaleur dans l’environnement pour rester à 37.5°C. Il envoie donc beaucoup de sang à la surface de la peau afin que la chaleur qu’il transporte puisse être transférer à l’environnement facilement. On parle de « vasodilatation » (littéralement : dilatation des vaisseaux sanguins). Exemple : quand votre peau devient toute rouge dans un bain bien chaud, c’est parce que le sang est près de la surface de sa peau.

Mais le corps humain est complexe et certaines zones sont plus vascularisées que d’autres ou ont moins cette capacité à dilater/contracter les vaisseaux sanguins.

C’est le cas de la tête, du cou et du tronc. On dit qu’en moyenne, 60% des échanges de chaleur avec l’environnement se font via ces zones : 20% pour la tête, 20% pour le cou, 20% pour le tronc (et 10% pour chaque membres).

Compliquons un peu les choses maintenant. L’environnement nous pompe de la chaleur, transportée par le sang jusqu’à la surface de la peau, de manière non uniforme comme on vient de le voir. Mais comment fait-il ?

Il y a quatre phénomènes physiques qui font que l’on échange de la chaleur avec l’environnement : la conduction, la rayonnement, l’évaporation et la convection. Afin d’y voir plus clair, voici quelques exemples :

Conduction : je pose ma main sur la plaque électrique encore chaude, je me brûle par conduction, il y a transfert de « chaleur » de la plaque vers ma main,

Rayonnement : le soleil nous chauffe par rayonnement, en envoyant ce que l’on appelle des rayons infrarouges. Le feu de camp aussi nous chauffe via ses rayonnements infrarouges,

Évaporation : pour transformer l’eau liquide en vapeur il faut il apporter de l’énergie (autrement dit : pour faire bouillir l’eau des pâtes il faut la mettre sur le gaz). Le corps utilise ce phénomène pour se refroidir, c’est la transpiration (l’eau liquide à la surface de notre peau s’évapore en nous pompant de la « chaleur »),

Convection : le petit vent frais qui passe sous l’arbre sous lequel je viens de m’allonger à l’ombre me refroidit par convection.

Bien. Et si on combinait tout ça maintenant ?

Éviter de se mettre en plein soleil aux heures les plus chaudes, vous voyez pourquoi maintenant ? Et oui, afin de ne pas être exposé aux rayonnements ! Lorsque les arbres ne sont pas légion, il ne faut pas hésiter à tendre un abri pour créer une zone d’ombre, l’idéal étant la couverture de survie avec la face alu vers le ciel qui renverra les rayonnement d’où ils viennent.

Lorsque la pause à l’ombre n’est pas envisageable, on veillera à se couvrir l’intégralité du corps afin de bloquer les rayonnements (et les coups de soleil). Oui mais comment ?

Avec des vêtements et un chapeau à large bords (pour protéger aussi la nuque et les oreilles) de couleur claire, amples et en coton si possible. Le noir absorbe la « chaleur » alors que les couleurs claires vont renvoyer un peu de rayonnement (c’est pour cela que les voitures noires sont un vrai four en été). Le fait qu’ils soient amples permet à l’air de circuler à l’intérieur (et oui, ce n’est ni plus ni moins que de la convection à petite échelle).

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Le coton quant à lui est une fibre hydrophile. Il aime l’eau et nous aussi, dans ces conditions.

Plutôt que de transpirer à grosses gouttes et laisser votre corps perdre toute son eau, pourquoi ne pas ré-créer une transpiration artificielle ? En mouillant vos vêtements, ils vont sécher sur vous grâce au phénomène d’évaporation, vous venez de créer la clim du pauvre. Cela peut-être de l’eau croupie, on s’en fiche, elle s’évaporera tout pareil. Mais vous aurez conservé votre précieuse eau.

Mieux encore, on peut ajuster assez finement cette « clim » : en jouant avec les zones d’échange du corps. Il suffit de mettre un linge mouillé autour du coup et/ou sur la tête pour sentir de suite l’effet « kiss cool » (vous vous rappelez ? 20% par la tête, 20% par le cou, etc.).

Et l’eau justement dans tout ça ?

Nous avons vu plus haut que le sang transportant la chaleur dans notre corps alors facilitez-lui la tâche, restez bien hydraté ! Le sang restera fluide et le transfert de chaleur vers l’environnement ne sera pas altéré.

Lorsque l’on est bien hydraté, on a une urine claire et abondante. En effet, le corps peut se permettre de relarguer de l’eau dans les urines puisqu’il en a suffisamment pour réhydrater les cellules.

On boira donc régulièrement en quantité modérées, avant d’avoir soif.

La soif est le signal du corps qu’il est déjà déshydraté à 2% et qu’il fonctionne plus qu’à 90% de ses capacités physiques et mentales. Pourquoi donc se priver de 10 % de ses capacités ?

L’ensemble de nos cellules peuvent absorber jusqu’à 700 mL par heure. Malheureusement, il arrive que nous perdions plus de 700 mL par heure. Et là il n’y a pas d’autre choix que de s’arrêter pour refaire les niveaux…

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Lorsque nous transpirons, nous perdons aussi du sel avec l’eau (qui n’a jamais eu de la sueur lui couler dans les yeux, ça pique, non ?). Là encore il faut recharger les batteries. Une alimentation normale permet de combler les pertes de sel sauf en cas d’effort trop intenses/prolongés. En effet, il peut arriver que l’on transpire plus que ce que l’on peut absorber en eau.

Dans ce cas, on va devoir compenser longtemps après l’effort. Il existe des petits sachets de réhydratation (dit « isotoniques ») vendus en pharmacie ou dans les magasins de sport qui aident à refaire le « plein ».

 Coup de chaleur

Malgré si tout cela ne fonctionne pas et que la situation dégénère, comme dans le scénario d’introduction, il va falloir mettre tout en œuvre pour refroidir la victime : la mettre à l’ombre, lui mettre un linge humide si la tête, lui donner à boire si elle est capable de boire toute seule, etc.

En d’autres termes, il faut appliquer ce que l’on vient de voir et ce, le plus vite possible ! Voici une petite illustration pour vous aider :

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Pensez toutefois à ne pas mettre en danger le reste du groupe : ce n’est pas le bon moment pour avoir une deuxième personne victime d’un coup de chaleur.

Rien de bien sorcier, juste du bon sens. Mais les choses simples sont parfois les plus dures à appliquer !

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