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Savoir-faire individuels

La perception et les mécanismes du froid

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Qu’est ce qui fait que nous, espèce fragile dépourvue de poils, ayons réussi à conquérir le globe ?

C’est simple, l’espèce s’est adaptée. Les individus qui survivaient aux froids glacials des nouvelles terres découvertes pouvaient se reproduire. Dans leur descendance, ceux qui se sont adaptés survivaient et pouvaient engendrer une autre génération qui devait elle aussi s’adapter. Et ainsi de suite.

Au fil des siècles notre corps est devenue une fantastique machine à survivre dans beaucoup de conditions, dont le froid.

Essayons maintenant de voir comment le froid agit sur nous et comment le corps s’y adapte… Ou pas…

 

La perception et les mécanismes du froid

 

Définitions et mesures

 

Le froid est défini comme « une privation, une absence de chaleur » ou encore « la sensation que fait éprouver toute déperdition de chaleur »

Le froid (en fait la chaleur d’un point de vue scientifique) est quelque chose de relativement abstrait.

Pour les scientifiques la température théorique la plus basse est d’environ -273,16 °C et elle s’appelle le 0° Kelvin ou zéro absolu (du nom du scientifique ayant établi la première échelle basée sur celui-ci).

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette histoire est qu’en fonction de l’échelle utilisée pour étalonner la chaleur, nous n’aurons pas les mêmes chiffres.

Dans le monde, il existe deux échelles principales de températures couramment utilisées : le degré Fahrenheit et le degré Celsius.

Le degré Fahrenheit est basé sur le point de fusion de l’eau pure qui est de 32 degrés Fahrenheit et son point d’ébullition qui est de 212 degrés Fahrenheit au niveau de la mer. L’échelle Fahrenheit a une base nonaire, c’est-à-dire que l’on compte de neuf en neuf.

Le degré Celsius, quant à lui, est basé sur le point de solidification de l’eau non salée qui est de 0 degré Celsius et son point d’ébullition de 100 degrés Celsius au niveau de la mer.

Cet intervalle est ensuite divisé par 10, le degré Celsius a donc une base décimale.

L’échelle Celsius fonctionnant sur une base décimale, elle est plus couramment utilisée que l’échelle Fahrenheit car plus simple d’utilisation.

 

Quelques idées reçues :

Tous les liquides gèlent à 0°C

Faux !!! L’eau de mer, du fait de sa salinité, ne gèle pas à 0°C mais à -1,9°C.

Les Inuits possèdent un gène du froid

Faux !!!  Les Inuits, au cours des décennies, se sont acclimatés au froid.

 

Températures réelles et températures ressenties :

Lorsque les températures sont données par la météo, on entend deux sortes de températures : la température sous abri (sous-entendu la température à l’abri du vent, des précipitations et/ou du soleil) et la température réelle.

En effet, en fonction de la vitesse du vent, la température que l’on ressent (température « réelle ») est abaissée par le phénomène de convection (voir plus bas de quoi il s’agit), c’est ce qu’on appelle l’effet « windchill » en anglais.

De même, en été, le soleil fait « monter » la température « réelle » par les radiations (voir plus bas).

Tableau présentant les effets du vent sur la température ressentie :

 effecf windchill

Tableau « effet windchill »

 

De plus, on entend bien souvent que le froid « humide » est plus mordant que le froid sec. En réalité, la conductivité thermique d’un air saturé d’humidité est sensiblement la même que celle d’un air sec.

Ceci étant, les vêtements qui nous isolent, eux, seront moins efficaces sans compter qu’un temps « humide » est souvent accompagné d’un ciel couvert donc avec un plus faible rayonnement solaire. C’est certainement ce qui explique pourquoi on a l’impression d’avoir plus froid lorsqu’il fait humide.

Pour de plus amples informations, voir les excellentes discutions sur le forum de David Manise : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29184.0.html

 

Thermodynamique du corps humain

Les modes de transfert de chaleur

L’environnement, la nature, a trouvé d’excellents moyens de nous refroidir. Pas besoin de dessin, tout le monde a déjà eu froid voire très froid dans sa vie.

Voyons donc ces « moyens », qu’à la nature pour nous pomper de la chaleur.

La radiation :

N’importe quel corps chaud produit de la chaleur. Cette chaleur se traduit sous forme d’un rayonnement infra-rouge qui se propage dans toutes les directions.

Comme la lumière, la puissance de ce rayonnement décroit avec le carré de la distance. Donc plus on s’approche de la source de chaleur plus le rayonnement est puissant et plus « ça chauffe » et inversement.

Comme la lumière toujours, les rayons infra-rouge ne traversent pas les corps opaques et voyagent en ligne droite. Ainsi tout obstacle opaque (pierre, bois, etc.) renverra les rayonnements, donc la chaleur, à l’opposer d’où ils viennent. La couverture de survie fonctionne selon ce principe : enroulé dedans, elle nous renvoie nos propres rayons infrarouges.

On peut aisément tricher pour récupérer ces rayonnements : mettre un réflecteur (une couverture de survie par exemple) derrière notre dos afin de renvoyer quelques rayons infrarouges vers celui-ci et ainsi augmenter un peu le confort. Quiconque s’étant déjà assis près d’un feu de camp sait que normalement on a trop chaud devant et on a froid dans le dos…

Conduction :

La conduction thermique est un transfert « de chaleur » entre deux « objets » solides à température différente. La conduction d’un objet se fait toujours du milieu le plus chaud vers le moins chaud. Une fois que les deux objets ont atteint une température égale, la conduction s’arrête.

Voyons concrètement ce phénomène de conduction thermique :

Photographie d’un support froid pris à l’aide d’une caméra thermique :

conduction 1

Photographie du même support avec cette fois-ci une main posée dessus :

conduction 2

 

Photographie du support 10 secondes après avoir retiré la main.

photo conduction 3

On observe que le support a « absorbé » par conduction une partie de la chaleur de la main :

On constate aisément que la main a « transmis » une partie de sa chaleur à la table par conduction. La main s’est donc refroidie et la table s’est réchauffée.

Pour éviter ce phénomène il faut bloquer le transfert de chaleur par une matière isolante. C’est le domaine où le matelas en mousse est roi ;). À défaut, un bon lit de branchage ou n’importe quoi d’isolant fait l’affaire.

Convection :

La convection est un échange thermique qui se produit au contact entre un objet solide et un fluide (comme l’eau ou l’air), ou entre deux fluides. C’est un phénomène similaire à la conduction sauf qu’il y a déplacement de matière (le fluide en question).

En effet, en « prenant » de la chaleur à un objet plus chaud que lui (le corps par exemple), le fluide  se réchauffe, il change de densité (il devient moins dense) et se déplace (il monte quand il se réchauffe et descend quand il se refroidit). Par exemple, l’air en contact avec le corps humain se réchauffe et sa densité diminue. Cette masse d’air réchauffée monte alors puis elle est immédiatement remplacée par par une nouvelle masse d’air froide.

Ainsi, dans un système ouvert comme l’atmosphère, le corps perd de la chaleur en continu car il n’y aura jamais une température d’équilibre entre la quantité astronomique d’air froid et notre frêle petit corps. Pour éviter ce phénomène, il faudrait se mettre dans une bulle étanche (un abri, un sursac de couchage, une tenue NRBC…). Une fois la masse d’air de la bulle à la même température du corps, on ne perd plus de chaleur par convection (dans les fait, on en perd toujours un peu car ce n’est jamais 100 % étanche).

L’évaporation :

Notre corps, pour réguler sa température interne lorsqu’il a trop chaud, a besoin d’évacuer une partie de cette chaleur vers l’extérieur afin de faire baisser sa température interne. Nous connaissons tous le phénomène de transpiration : quand on a trop chaud ou que l’on fait du sport, le corps produit de la sueur.

Aidée par le phénomène de convection cette sueur disparaît de la surface de la peau en se transformant en gaz. Et pour se transformer en gaz, l’eau liquide a besoin d’une grande quantité de chaleur ; quantité de chaleur qui est prise au corps. C’est par ce phénomène que le corps régule sa température.

De même, lorsqu’on respire, l’air expulsé est chaud (tout le monde a déjà fait de la buée en soufflant sur une vitre : c’est la condensation de l’air chaud chargé d’humidité sur une surface froide).

Afin d’éviter ce phénomène, vous allez me dire qu’il suffit de ne pas transpirer et de respirer calmement par le nez. Et vous avez raison ! Mais il existe aussi la transpiration « subie » : tout le monde a déjà été trempé au moins une fois dans sa vie et a eu cette désagréable sensation qu’une force inconnue vous refroidit en permanence… Et bien, la chaleur de votre corps sert à évaporer l’eau des vêtements au lieu de rester « en interne » : vous vous refroidissez.

Pour éviter cela, il faut à tout pris empêcher l’évaporation : éviter d’être mouillé, changer de vêtement, s’enrouler dans quelque chose d’étanche (vous baignerez dans votre jus, mais le jus sera chaud 😉 ).

Ces quatre facteurs: radiation, conduction, convection et transpiration contribuent donc au refroidissement général du corps humain. Pour s’en souvenir, utilisez l’acronyme « CREC ».

Les zones de transfert de chaleur :

Le corps humain perd de la chaleur par notre fameux « CREC ». Mais il ne la perd pas de manière homogène. En effet, certaines zones sont plus vascularisées que d’autres car étant le siège des fonctions vitales de notre corps.

Le sang étant le transporteur de chaleur dans tout notre corps (pour une grande partie), on perd ainsi en moyenne : 20 % de chaleur par la tête, 20 % par le cou, 20 % par le tronc et 10 % pour chaque membre.

 Zones déperdition chaleur

Schéma zone déperdition chaleur

Le rapport volume/surface :

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous avez froid la nuit vous vous mettiez en boule, en « chien de fusil », en position du « foetus » ?

Ce réflexe nous permet simplement de perdre moins de chaleur, pourquoi ?

Nous venons de voir comment notre corps perdait de la chaleur (CREC) ainsi que les zones à forts échanges (tête, cou, tronc). Cette chaleur se disperse à la surface de notre peau mais c’est notre corps tout entier qui produit de la chaleur, autrement dit notre « masse », notre « volume ».

Ainsi, lorsque l’on minimise la surface d’échange pour le même volume, on perd moins de chaleur : c’est pourquoi on a tendance à se mettre en boule lorsqu’on a froid.

Merci au lycée Gabriel Touchard de m’avoir permis d’utiliser une caméra thermique ainsi qu’à Criss Kenton et F. pour la relecture.

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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5 Comments

5 Comments

  1. StrayCat

    01/12/2014 at 11:11

    Article TRÈS intéressant. Couplé avec un autre sur les techniques de survie à utiliser, ça serait juste parfait. La partie sur les zones de déperdition de chaleur, démontrée à la caméra thermique, est tout simplement géniale et définit bien les priorités.

    • Hugues

      03/12/2014 at 12:04

      Merci !! D’autres aussi techniques et bien documentés suivront très prochainement ! Ainsi que d’autres plus fonctionnels dirons nous. A bientôt !

      • StrayCat

        09/12/2014 at 22:41

        Aurais-tu d’ailleurs une image thermique de l’avant du corps, pour montrer les déperditions de chaleur de l’autre coté ? Voire même du corps en entier ? ça serait très intéressant pour se faire une idée globale.

        • Guillaume

          10/12/2014 at 08:23

          Bonjour,

          Les déperditions sont sensiblements les mêmes d’un côté ou de l’autre puisque c’est l’ensemble du buste qui échange environ 20% de chaleur avec l’environnement. Le dos ne rayonne pas plus que le ventre ;).

          Guillaume

  2. Solso Made4tactics

    26/02/2015 at 11:56

    Super article, bien détaillé est très clair.

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Sachez vous arrêter

Le déplacement est l’action d’aller d’un point A à un point B. C’est simple. Basique ! Et cette phase de déplacement est risquée puisque vous êtes le plus souvent exposé à un moment ou un autre.

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Se déplacer et s’arrêter

Au combat, soit vous êtes en mouvement, soit vous êtes à l’arrêt.

Le déplacement est l’action d’aller d’un point A à un point B. C’est simple. Basique ! Et cette phase de déplacement est risquée puisque vous êtes le plus souvent exposé à un moment ou un autre.

Alors que lorsque je suis au point A, je suis posté et protéger des coups.

Et quand j’arrive au point B j’ai anticipé mon action et je m’arrête là où je suis également protégé.

Donc savoir s’arrêter c’est savoir se protéger ; ce que nous appelons se poster. Et en aucun cas cela signifie s’arrêter comme un fruit tel un lapin qui traverserait une route de campagne à attendre de se faire éclater les gencives par le parchoc de la Xantia.

Se poster doit devenir un réflexe

Terminer un déplacement par une position défensive ou de protection n’est pas un acte très naturel. Raison pour laquelle beaucoup se mettent bêtement en danger et s’exposent en continu du déplacement à l’arrêt.

Se poster, ou se mettre à couvert, et pourtant l’un des premiers enseignement du combat. Utiliser sa réplique c’est bien. Éviter de passer sa journée à faire des aller retour au respawn c’est pas mal non plus.. non ?

Se poster doit devenir un acte réflexe. Au début forcément on anticipe l’endroit exacte où on va s’arrêter et la position que l’on va prendre. Puis petit à petit ça va devenir mécanique. Et vous finirez par naturellement adopter une position qui vous protégera à la fin de chaque déplacement. C’est pas merveilleux tout ça ?

Anticiper

Comme je vous le disais au départ il faut anticiper. Pour ça posez vous les bonnes questions AVANT de vous déplacer :
 
  1. Où je vais ? Ou quel est mon point à atteindre ? A partir de là, quand vous savez déjà où vous allez atterrir vous regardez où exactement vous allez vous arrêter.
  2. D’où vient le danger immédiat ? De façon à vous mettre en garde face à la direction la plus dangereuse.
  3. Quels sont les éléments qui me permettent de me protéger le plus efficacement ? Et quelle position prendre ? Voir paragraphe suivant.

La protection

Les protections sont de plusieurs types. A vous de choisir celles qui sont le plus pratiques et qui vous offrent la meilleur couverture.

Les bâtiments et infrastructures : maisons, murs, silos, granges. Le bâtis offre une bonne protection vis a vis de l’extérieur lorsque vous êtes vous même à l’intérieur. Faîtes attention à ce faux ami. Lorsque vous êtes à l’extérieur contre un mur ou à un angle vous êtes souvent extrêmement exposé !

Le mobilier urbain et véhicules : bancs, lampadaires, poubelle, voitures, etc. La liste est variée. La protection est souvent limitée ! Faîtes attention ! D’autant plus que l’on s’attend naturellement à ce que vous vous cachiez derrière ce type d’éléments.

Les éléments naturels : arbres, rochers, trous, motte de terre, .. Ils sont souvent en airsoft sous exploités et pourtant..

La position

C’est naturel et évident et pourtant … certains n’ont pas le réflexe … du ocup je récapitule :

  • Debout vous offrez plus de surface de touche.
  • En position intermédiaire (assis, en tailleur, à genoux, etc) vous réduisez la surface de touche de près de moitié.
  • A plat ventre vous avez nue surface de touche extrêment réduite.

Evidemment, chaque position apporte un certain nombre de variation en terme de visibilité, de réactivité à se déplacer ou à tirer, de confort (dans la durée ça compte), etc.

man shooting rifle gun weapon position shot action firearm standing prone kneeling aim target automatic machine gun vector

Les erreurs

Votre réplique n’est pas une défense. Les mecs qui sont out non plus.

Les palettes ne sont pas vos amies. Les buissons non plus. A défaut de mieux privilégiez de vous coller au sol.

Beaucoup de joueurs visiblement pensent qu’il n’est pas nécessaire de se poster. Qu’au pire ils sont super bons, visent juste et tirent super loin..

Que dire..? Sans rire ? .. vous rigolez mais on voit ça à chaque partie.

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Savoir-faire individuels

Hit’n’Run

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Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir si il n’y avait pas possibilité d’engager l’adversaire autrement ? Généralement, un airsofteur, c’est comme un bon chasseur : il voit quelque chose – il tire ! Vous rigolez sans doute mais c’est un peu ça : souvent on voit un bonhomme en face – et on allume jusqu’à ce qu’il soit out (ou qu’on soit nous même out, ou bien qu’il disparaisse de notre champ de vision). Vrai ?

Avant d’aller plus loin dans le sujet je me permets un petit rappel : un tir en mouvement doit toujours se faire en respectant les règles de sécurité ! Vous devez donc être sûr de votre objectif (et non tirer à l’aveuglette), avoir les yeux alignés sur les organes de visée et sur l’objectif, et tenir correctement votre réplique ! Sinon on appel ça faire de la merde ; ou un tir à la libanaise ! Maintenant que c’est dit, on continu !

Hit’n’Run

Le Hit’n’Run (Hit and Run) ou en français : je tire et je bouge. Facile à comprendre puisque cela consiste à tirer une bille, ou une doublette, et à se déplacer immédiatement.

 

Le Hit’n’Run est une technique offensive d’harcèlement qui vous offre de multiples bénéfices :

  • occasionner des pertes à l’adversaire (tant que vous visez juste).
  • ralentir l’adversaire puisque lorsque les billes vont lui friser les moustaches il devrait se mettre rapidement à couvert et chercher à vous localiser.
  • instaurer une bonne dose d’appréhension chez l’adversaire puisqu’il sait qu’il est repéré et pris pour cible, alors que lui ne sait pas exactement où vous êtes, ni combien vous êtes.
  • désavantager l’adversaire qui restera en position fixe, de peur de sortir le bout de son nez. Ce sera l’occasion de combiner vos efforts avec vos équipiers pour le contourner.
  • vous avantager si vous êtes assez rapide et mobile pour vous offrir une nouvelle position de tir (tant que vous anticipez vos bonds et chemins de replis).
  • perturber l’adversaire qui devra communiquer en permanence sur sa situation et réévaluer en continu ses plans (juste à cause de vous !).

 

L’idée n’est donc pas de forcer le contact jusqu’à ce que l’adversaire soit touché (ou vous ; évidemment ça marche dans les 2 sens hein). Mais de “tenter sa chance” et lâcher prise que la cible soit touchée, ou non.

L’objectif est de ralentir voir fixer l’adversaire pendant que vous restez en mouvement continu.

 

Shoot’n’back

Shoot’n’back est une technique défensive (c’est la même chose que le Hit’n’Run mais quand vous vous repliez avec un adversaire qui vous colle aux fesses).

Cette technique peut être utilisée de 2 façons différentes :

  • en exfiltration : pour vous permettre de fuir un adversaire qui vous prend au contact voir en chasse. Vous cherchez à vous décrocher de lui en le fixant pendant que vous prenez vos distances. Procédez par de petits bonds de 5 mètres, et visez au plus juste.  Variez vos déplacements en zig zag pour que l’adversaire ne puisse pas anticiper votre prochain bond trop facilement. Point particulier : ne cherchez pas à vous appliquer à la visée. Vous allez avoir le palpitant au maximum donc privilégiez le tir réflexe :
  • en diversion : pour attirer l’adversaire vers vous (au profit de l’action de votre équipe par exemple). Le but est de jouer l’appât et de ralentir leur progression en vu de les amener dans une direction ou dans un endroit spécifique.

 

Une technique avantageuse

Cette technique est très simple à mettre en oeuvre puisqu’elle nécessite 2 compétences clés :

  • savoir tirer vite et juste
  • savoir courir vite et gérer l’effort

Le gros avantage de ces techniques c’est qu’un seul bonhomme peut à lui seul perturber un groupe entier si il a les faveurs du terrain. Autant vous dire qu’à découvert en plein champ ça va être plus compliqué 😉

Notez  bien à quel point la mobilité est essentielle. Privilégiez des bonds rapides, des bons courts, soyez dynamique et percutant, anticiper les protections que vous offre votre environnement : murs, tonneaux, trous, arbres, etc.

 

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Savoir-faire individuels

Les distances d’engagement

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En partie, les engagements sont déterminés par les règles en vigueur. Celles-ci sont variables selon la nature des terrains et des organisations. Les distances d’engagement se font du corps à corps à environ 50 mètres. Certaines répliques vont au delà mais pour faciliter les explications parleront d’une distance générale maximum de 50 mètres.

 

Avant de commencer je me permets un petit rappel. Sait-on jamais ..

Tirer sans identifier sa cible est strictement interdit !

Les 4 règles de sécurité

 


Au corps à corps

La règle établie dès le début de partie va définir si il y a engagement ou pas. Cette distance minimale de sécurité peut varier de 2 à 10 mètres le plus souvent.

Au corps à corps, et dans le cadre ou aucune distance minimale d’engagement n’est imposée, 3 solutions vont alors s’offrir à vous :

  • le “Pan T’es Out” (ou la tape sur l’épaule)
  • le coup couteau
  • la doublette dans la poitrine.

Le “Pan T’es Out”

L’idée est de limitée les risques mais de poursuivre la confrontation. Le premier qui surprend l’autre trop prêt crie le “Pan T’es Out”. L’avantage c’est qu’on est certain d’éviter de faire mal à l’autre. L’inconvénient est que l’autre est souvent persuadé d’avoir crié “Pan T’es Out” avant vous 🙂

Je ne suis pas fan de cette méthode. Elle casse le jeux et pousse souvent au désaccord. Si nécessaire je préconise plutôt la tape sur l’épaule, d’autant plus si vous êtes souhaitez nettoyer discrètement les environs.

Le coup de couteau

On reste dans une philosophie MilSim. C’est sans appel et indiscutable ! sauf si le type d’en face vous sort un “Pan T’es Out” évidemment ….

La doublette dans la poitrine

Ma préférée soit-dit en passant. Mon matériel me permet d’engager au contact. 99% des joueurs sont équipés d’un gilet ou à minima d’une couche de vêtement suffisant, donc selon moi la doublette à la poitrine n’est pas une problématique en soit. Evidemment, si vous jouez avec une saloperie à 2 joules, vous êtes un danger ambulant mais ça vous vous en doutez !

Alors pourquoi la doublette ? Parce que dans le feu de l’action tout le monde à le palpitant qui monte en flèche. Vous êtes en mode effet tunnel, concentré sur votre propre action. Votre cerveau fait un focus sur ce que vous faîtes, et non sur ce que vous subissez. Donc vous risquez de continuer dans votre élan et une bille ne vous stoppera peut-être pas. Alors que la doublette vous casse dans votre élan. Une seule bille pas systématiquement. Testé et approuvé !

Et pourquoi à la poitrine ? Parce que je suis un bourrin mais pas un salopard. C’est la partie de votre corps la plus protégée, et la moins sensible. Les cuisses, les bras, les mains sont souvent moins protégés que votre buste. En outre, votre poitrine est la zone la plus large, la plus facile à acquérir en visé et donc à shooter. C’est comme pour la doublette : la visée à la poitrine est un réflexe : on allume là où c’est le plus direct, le plus facile, le plus sûr.

Quoi qu’il en soit, il est à mon avis totalement proscris d’engager un adversaire à la tête, et ce quelque soit la distance et même si ce dernier porte une protection faciale ou un casque. Il est difficile dans l’action d’analyser si l’adversaire est correctement équipé ou pas, et on n’est jamais à l’abri d’un accident.


A 25 mètres

A 25 mètres, par un tir tendu, avec n’importe quelle réplique, vous devez avoir un tir direct (sinon vous utilisez nu Nerf et vous n’êtes pas sur le bon blog). A cette distance et en respectant les règles de puissance en vigueur, vous pouvez toucher n’importe quelle partie du corps sans problème. Concernant les tirs à la tête, je reste sur mes positions. La surface du corps est 5 fois supérieur à celle de la tête, il n’y a donc aucune raison de la prendre pour cible.

Encore une fois, je vous préconise de doubler vos tirs. “Bim – Bim” .. ça bouge encore : “Bim – Bim”. L’avantage de la doublette ici est double :

  • stopper l’adversaire dans son élan (comme précisé avant)
  • recadrer immédiatement la position de votre canon afin de corriger la trajectoire de votre second tir en temps réel. Le premier shoot est trop à droite, dès le deuxième coup je peux corriger. Si ça rate, la seconde doublette vous permettra de nouveau de corriger votre tir.


A 50 mètres

Je ne sais pas pour vous, mais moi avec mon matos à 50 mètres, ça devient compliqué. Pour beaucoup d’entre-nous le tir tendu se transforme en tir en cloche (ou tir plongeant).

Si vous êtes dans mon cas, posez-vous déjà la question de savoir si il est nécessaire d’engager ?

  • Si l’adversaire se déplace rapidement, bonne chance.
  • Si l’adversaire est à couvert, ça va être difficile.
  • Si l’adversaire ne vous a pas repéré, peut-être vaut-il mieux temporiser et attendre d’avoir une fenêtre de tir plus favorable.

Si vous engagez l’adversaire à 50 mètres, la technique de la doublette rapprochée va vous être très utile. Comme expliqué précédemment vous allez corriger en temps réel votre tir afin de compenser l’effet plongeant.


Et au delà de 50 mètres..?

 

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