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Savoir-faire individuels

La perception et les mécanismes du froid

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Qu’est ce qui fait que nous, espèce fragile dépourvue de poils, ayons réussi à conquérir le globe ?

C’est simple, l’espèce s’est adaptée. Les individus qui survivaient aux froids glacials des nouvelles terres découvertes pouvaient se reproduire. Dans leur descendance, ceux qui se sont adaptés survivaient et pouvaient engendrer une autre génération qui devait elle aussi s’adapter. Et ainsi de suite.

Au fil des siècles notre corps est devenue une fantastique machine à survivre dans beaucoup de conditions, dont le froid.

Essayons maintenant de voir comment le froid agit sur nous et comment le corps s’y adapte… Ou pas…

 

La perception et les mécanismes du froid

 

Définitions et mesures

 

Le froid est défini comme « une privation, une absence de chaleur » ou encore « la sensation que fait éprouver toute déperdition de chaleur »

Le froid (en fait la chaleur d’un point de vue scientifique) est quelque chose de relativement abstrait.

Pour les scientifiques la température théorique la plus basse est d’environ -273,16 °C et elle s’appelle le 0° Kelvin ou zéro absolu (du nom du scientifique ayant établi la première échelle basée sur celui-ci).

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette histoire est qu’en fonction de l’échelle utilisée pour étalonner la chaleur, nous n’aurons pas les mêmes chiffres.

Dans le monde, il existe deux échelles principales de températures couramment utilisées : le degré Fahrenheit et le degré Celsius.

Le degré Fahrenheit est basé sur le point de fusion de l’eau pure qui est de 32 degrés Fahrenheit et son point d’ébullition qui est de 212 degrés Fahrenheit au niveau de la mer. L’échelle Fahrenheit a une base nonaire, c’est-à-dire que l’on compte de neuf en neuf.

Le degré Celsius, quant à lui, est basé sur le point de solidification de l’eau non salée qui est de 0 degré Celsius et son point d’ébullition de 100 degrés Celsius au niveau de la mer.

Cet intervalle est ensuite divisé par 10, le degré Celsius a donc une base décimale.

L’échelle Celsius fonctionnant sur une base décimale, elle est plus couramment utilisée que l’échelle Fahrenheit car plus simple d’utilisation.

 

Quelques idées reçues :

Tous les liquides gèlent à 0°C

Faux !!! L’eau de mer, du fait de sa salinité, ne gèle pas à 0°C mais à -1,9°C.

Les Inuits possèdent un gène du froid

Faux !!!  Les Inuits, au cours des décennies, se sont acclimatés au froid.

 

Températures réelles et températures ressenties :

Lorsque les températures sont données par la météo, on entend deux sortes de températures : la température sous abri (sous-entendu la température à l’abri du vent, des précipitations et/ou du soleil) et la température réelle.

En effet, en fonction de la vitesse du vent, la température que l’on ressent (température « réelle ») est abaissée par le phénomène de convection (voir plus bas de quoi il s’agit), c’est ce qu’on appelle l’effet « windchill » en anglais.

De même, en été, le soleil fait « monter » la température « réelle » par les radiations (voir plus bas).

Tableau présentant les effets du vent sur la température ressentie :

 effecf windchill

Tableau « effet windchill »

 

De plus, on entend bien souvent que le froid « humide » est plus mordant que le froid sec. En réalité, la conductivité thermique d’un air saturé d’humidité est sensiblement la même que celle d’un air sec.

Ceci étant, les vêtements qui nous isolent, eux, seront moins efficaces sans compter qu’un temps « humide » est souvent accompagné d’un ciel couvert donc avec un plus faible rayonnement solaire. C’est certainement ce qui explique pourquoi on a l’impression d’avoir plus froid lorsqu’il fait humide.

Pour de plus amples informations, voir les excellentes discutions sur le forum de David Manise : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29184.0.html

 

Thermodynamique du corps humain

Les modes de transfert de chaleur

L’environnement, la nature, a trouvé d’excellents moyens de nous refroidir. Pas besoin de dessin, tout le monde a déjà eu froid voire très froid dans sa vie.

Voyons donc ces « moyens », qu’à la nature pour nous pomper de la chaleur.

La radiation :

N’importe quel corps chaud produit de la chaleur. Cette chaleur se traduit sous forme d’un rayonnement infra-rouge qui se propage dans toutes les directions.

Comme la lumière, la puissance de ce rayonnement décroit avec le carré de la distance. Donc plus on s’approche de la source de chaleur plus le rayonnement est puissant et plus « ça chauffe » et inversement.

Comme la lumière toujours, les rayons infra-rouge ne traversent pas les corps opaques et voyagent en ligne droite. Ainsi tout obstacle opaque (pierre, bois, etc.) renverra les rayonnements, donc la chaleur, à l’opposer d’où ils viennent. La couverture de survie fonctionne selon ce principe : enroulé dedans, elle nous renvoie nos propres rayons infrarouges.

On peut aisément tricher pour récupérer ces rayonnements : mettre un réflecteur (une couverture de survie par exemple) derrière notre dos afin de renvoyer quelques rayons infrarouges vers celui-ci et ainsi augmenter un peu le confort. Quiconque s’étant déjà assis près d’un feu de camp sait que normalement on a trop chaud devant et on a froid dans le dos…

Conduction :

La conduction thermique est un transfert « de chaleur » entre deux « objets » solides à température différente. La conduction d’un objet se fait toujours du milieu le plus chaud vers le moins chaud. Une fois que les deux objets ont atteint une température égale, la conduction s’arrête.

Voyons concrètement ce phénomène de conduction thermique :

Photographie d’un support froid pris à l’aide d’une caméra thermique :

conduction 1

Photographie du même support avec cette fois-ci une main posée dessus :

conduction 2

 

Photographie du support 10 secondes après avoir retiré la main.

photo conduction 3

On observe que le support a « absorbé » par conduction une partie de la chaleur de la main :

On constate aisément que la main a « transmis » une partie de sa chaleur à la table par conduction. La main s’est donc refroidie et la table s’est réchauffée.

Pour éviter ce phénomène il faut bloquer le transfert de chaleur par une matière isolante. C’est le domaine où le matelas en mousse est roi ;). À défaut, un bon lit de branchage ou n’importe quoi d’isolant fait l’affaire.

Convection :

La convection est un échange thermique qui se produit au contact entre un objet solide et un fluide (comme l’eau ou l’air), ou entre deux fluides. C’est un phénomène similaire à la conduction sauf qu’il y a déplacement de matière (le fluide en question).

En effet, en « prenant » de la chaleur à un objet plus chaud que lui (le corps par exemple), le fluide  se réchauffe, il change de densité (il devient moins dense) et se déplace (il monte quand il se réchauffe et descend quand il se refroidit). Par exemple, l’air en contact avec le corps humain se réchauffe et sa densité diminue. Cette masse d’air réchauffée monte alors puis elle est immédiatement remplacée par par une nouvelle masse d’air froide.

Ainsi, dans un système ouvert comme l’atmosphère, le corps perd de la chaleur en continu car il n’y aura jamais une température d’équilibre entre la quantité astronomique d’air froid et notre frêle petit corps. Pour éviter ce phénomène, il faudrait se mettre dans une bulle étanche (un abri, un sursac de couchage, une tenue NRBC…). Une fois la masse d’air de la bulle à la même température du corps, on ne perd plus de chaleur par convection (dans les fait, on en perd toujours un peu car ce n’est jamais 100 % étanche).

L’évaporation :

Notre corps, pour réguler sa température interne lorsqu’il a trop chaud, a besoin d’évacuer une partie de cette chaleur vers l’extérieur afin de faire baisser sa température interne. Nous connaissons tous le phénomène de transpiration : quand on a trop chaud ou que l’on fait du sport, le corps produit de la sueur.

Aidée par le phénomène de convection cette sueur disparaît de la surface de la peau en se transformant en gaz. Et pour se transformer en gaz, l’eau liquide a besoin d’une grande quantité de chaleur ; quantité de chaleur qui est prise au corps. C’est par ce phénomène que le corps régule sa température.

De même, lorsqu’on respire, l’air expulsé est chaud (tout le monde a déjà fait de la buée en soufflant sur une vitre : c’est la condensation de l’air chaud chargé d’humidité sur une surface froide).

Afin d’éviter ce phénomène, vous allez me dire qu’il suffit de ne pas transpirer et de respirer calmement par le nez. Et vous avez raison ! Mais il existe aussi la transpiration « subie » : tout le monde a déjà été trempé au moins une fois dans sa vie et a eu cette désagréable sensation qu’une force inconnue vous refroidit en permanence… Et bien, la chaleur de votre corps sert à évaporer l’eau des vêtements au lieu de rester « en interne » : vous vous refroidissez.

Pour éviter cela, il faut à tout pris empêcher l’évaporation : éviter d’être mouillé, changer de vêtement, s’enrouler dans quelque chose d’étanche (vous baignerez dans votre jus, mais le jus sera chaud 😉 ).

Ces quatre facteurs: radiation, conduction, convection et transpiration contribuent donc au refroidissement général du corps humain. Pour s’en souvenir, utilisez l’acronyme « CREC ».

Les zones de transfert de chaleur :

Le corps humain perd de la chaleur par notre fameux « CREC ». Mais il ne la perd pas de manière homogène. En effet, certaines zones sont plus vascularisées que d’autres car étant le siège des fonctions vitales de notre corps.

Le sang étant le transporteur de chaleur dans tout notre corps (pour une grande partie), on perd ainsi en moyenne : 20 % de chaleur par la tête, 20 % par le cou, 20 % par le tronc et 10 % pour chaque membre.

 Zones déperdition chaleur

Schéma zone déperdition chaleur

Le rapport volume/surface :

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous avez froid la nuit vous vous mettiez en boule, en « chien de fusil », en position du « foetus » ?

Ce réflexe nous permet simplement de perdre moins de chaleur, pourquoi ?

Nous venons de voir comment notre corps perdait de la chaleur (CREC) ainsi que les zones à forts échanges (tête, cou, tronc). Cette chaleur se disperse à la surface de notre peau mais c’est notre corps tout entier qui produit de la chaleur, autrement dit notre « masse », notre « volume ».

Ainsi, lorsque l’on minimise la surface d’échange pour le même volume, on perd moins de chaleur : c’est pourquoi on a tendance à se mettre en boule lorsqu’on a froid.

Merci au lycée Gabriel Touchard de m’avoir permis d’utiliser une caméra thermique ainsi qu’à Criss Kenton et F. pour la relecture.

Guillaume Mussard, moniteur au CEETS.

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5 Comments

5 Comments

  1. StrayCat

    01/12/2014 at 11:11

    Article TRÈS intéressant. Couplé avec un autre sur les techniques de survie à utiliser, ça serait juste parfait. La partie sur les zones de déperdition de chaleur, démontrée à la caméra thermique, est tout simplement géniale et définit bien les priorités.

    • Hugues

      03/12/2014 at 12:04

      Merci !! D’autres aussi techniques et bien documentés suivront très prochainement ! Ainsi que d’autres plus fonctionnels dirons nous. A bientôt !

      • StrayCat

        09/12/2014 at 22:41

        Aurais-tu d’ailleurs une image thermique de l’avant du corps, pour montrer les déperditions de chaleur de l’autre coté ? Voire même du corps en entier ? ça serait très intéressant pour se faire une idée globale.

        • Guillaume

          10/12/2014 at 08:23

          Bonjour,

          Les déperditions sont sensiblements les mêmes d’un côté ou de l’autre puisque c’est l’ensemble du buste qui échange environ 20% de chaleur avec l’environnement. Le dos ne rayonne pas plus que le ventre ;).

          Guillaume

  2. Solso Made4tactics

    26/02/2015 at 11:56

    Super article, bien détaillé est très clair.

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Savoir-faire individuels

Comment supporter la chaleur ?

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Les beaux jours sont de retour, vous marchez sur un joli petit sentier en montagne, vers 2000 mètre d’altitude, il est 14 heures, vous avez déjà repris la marche depuis 1h30.

Soudain, l’un de vos deux copain s’effondre, devant vous… Oh c’est balot …

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Le mal est déjà fait : il est victime d’une « hyperthermie » ou « coup de chaleur » dû à l’effort et à l’ambiance chaude. Comment ne pas en arriver là ? Autrement dit, comment éviter l’hyperthermie ?

Voyons donc comment continuer à bien fonctionner par temps chaud…

Qu’a-t-on envie de faire lorsqu’il fait très chaud ? Rien n’est-ce pas ? Enfin si, trouver la meilleur place à l’ombre pour y faire la sieste ;).

Le corps humain est bien fait, par forte chaleur il passe en mode « zen attitude » afin de produire le moins de chaleur possible due aux mouvements qui viendraient s’ajouter à la chaleur ambiante.

On essayera donc, dans la mesure du possible, d’économiser tout mouvement.

Évidemment, on évitera les heures les plus chaudes de la journée, soit 14h-16h (12h-14h heure solaire), pas la peine d’en rajouter ;).

Malheureusement il arrive parfois que l’on ait pas le choix, que l’on ait à produire un effort en ambiance chaude. Heureusement pour nous, la nature nous a doté d’un magnifique outil entre les deux oreilles que l’on va pouvoir mettre à profit pour fonctionner sous ces fortes chaleurs.

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Pour se faire, commençons par quelques notions de physionomie et de thermodynamique.

La chaleur est transportée dans notre corps via le sang. Le corps lui a besoin d’être constamment aux alentours des 37.5°C. Il joue donc sur l’afflux de sang dans le corps afin de conserver cet équilibre autour de 37.5°C.

Ainsi, lorsqu’on a trop chaud, le corps cherche à relarguer de la chaleur dans l’environnement pour rester à 37.5°C. Il envoie donc beaucoup de sang à la surface de la peau afin que la chaleur qu’il transporte puisse être transférer à l’environnement facilement. On parle de « vasodilatation » (littéralement : dilatation des vaisseaux sanguins). Exemple : quand votre peau devient toute rouge dans un bain bien chaud, c’est parce que le sang est près de la surface de sa peau.

Mais le corps humain est complexe et certaines zones sont plus vascularisées que d’autres ou ont moins cette capacité à dilater/contracter les vaisseaux sanguins.

C’est le cas de la tête, du cou et du tronc. On dit qu’en moyenne, 60% des échanges de chaleur avec l’environnement se font via ces zones : 20% pour la tête, 20% pour le cou, 20% pour le tronc (et 10% pour chaque membres).

Compliquons un peu les choses maintenant. L’environnement nous pompe de la chaleur, transportée par le sang jusqu’à la surface de la peau, de manière non uniforme comme on vient de le voir. Mais comment fait-il ?

Il y a quatre phénomènes physiques qui font que l’on échange de la chaleur avec l’environnement : la conduction, la rayonnement, l’évaporation et la convection. Afin d’y voir plus clair, voici quelques exemples :

Conduction : je pose ma main sur la plaque électrique encore chaude, je me brûle par conduction, il y a transfert de « chaleur » de la plaque vers ma main,

Rayonnement : le soleil nous chauffe par rayonnement, en envoyant ce que l’on appelle des rayons infrarouges. Le feu de camp aussi nous chauffe via ses rayonnements infrarouges,

Évaporation : pour transformer l’eau liquide en vapeur il faut il apporter de l’énergie (autrement dit : pour faire bouillir l’eau des pâtes il faut la mettre sur le gaz). Le corps utilise ce phénomène pour se refroidir, c’est la transpiration (l’eau liquide à la surface de notre peau s’évapore en nous pompant de la « chaleur »),

Convection : le petit vent frais qui passe sous l’arbre sous lequel je viens de m’allonger à l’ombre me refroidit par convection.

Bien. Et si on combinait tout ça maintenant ?

Éviter de se mettre en plein soleil aux heures les plus chaudes, vous voyez pourquoi maintenant ? Et oui, afin de ne pas être exposé aux rayonnements ! Lorsque les arbres ne sont pas légion, il ne faut pas hésiter à tendre un abri pour créer une zone d’ombre, l’idéal étant la couverture de survie avec la face alu vers le ciel qui renverra les rayonnement d’où ils viennent.

Lorsque la pause à l’ombre n’est pas envisageable, on veillera à se couvrir l’intégralité du corps afin de bloquer les rayonnements (et les coups de soleil). Oui mais comment ?

Avec des vêtements et un chapeau à large bords (pour protéger aussi la nuque et les oreilles) de couleur claire, amples et en coton si possible. Le noir absorbe la « chaleur » alors que les couleurs claires vont renvoyer un peu de rayonnement (c’est pour cela que les voitures noires sont un vrai four en été). Le fait qu’ils soient amples permet à l’air de circuler à l’intérieur (et oui, ce n’est ni plus ni moins que de la convection à petite échelle).

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Le coton quant à lui est une fibre hydrophile. Il aime l’eau et nous aussi, dans ces conditions.

Plutôt que de transpirer à grosses gouttes et laisser votre corps perdre toute son eau, pourquoi ne pas ré-créer une transpiration artificielle ? En mouillant vos vêtements, ils vont sécher sur vous grâce au phénomène d’évaporation, vous venez de créer la clim du pauvre. Cela peut-être de l’eau croupie, on s’en fiche, elle s’évaporera tout pareil. Mais vous aurez conservé votre précieuse eau.

Mieux encore, on peut ajuster assez finement cette « clim » : en jouant avec les zones d’échange du corps. Il suffit de mettre un linge mouillé autour du coup et/ou sur la tête pour sentir de suite l’effet « kiss cool » (vous vous rappelez ? 20% par la tête, 20% par le cou, etc.).

Et l’eau justement dans tout ça ?

Nous avons vu plus haut que le sang transportant la chaleur dans notre corps alors facilitez-lui la tâche, restez bien hydraté ! Le sang restera fluide et le transfert de chaleur vers l’environnement ne sera pas altéré.

Lorsque l’on est bien hydraté, on a une urine claire et abondante. En effet, le corps peut se permettre de relarguer de l’eau dans les urines puisqu’il en a suffisamment pour réhydrater les cellules.

On boira donc régulièrement en quantité modérées, avant d’avoir soif.

La soif est le signal du corps qu’il est déjà déshydraté à 2% et qu’il fonctionne plus qu’à 90% de ses capacités physiques et mentales. Pourquoi donc se priver de 10 % de ses capacités ?

L’ensemble de nos cellules peuvent absorber jusqu’à 700 mL par heure. Malheureusement, il arrive que nous perdions plus de 700 mL par heure. Et là il n’y a pas d’autre choix que de s’arrêter pour refaire les niveaux…

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Lorsque nous transpirons, nous perdons aussi du sel avec l’eau (qui n’a jamais eu de la sueur lui couler dans les yeux, ça pique, non ?). Là encore il faut recharger les batteries. Une alimentation normale permet de combler les pertes de sel sauf en cas d’effort trop intenses/prolongés. En effet, il peut arriver que l’on transpire plus que ce que l’on peut absorber en eau.

Dans ce cas, on va devoir compenser longtemps après l’effort. Il existe des petits sachets de réhydratation (dit « isotoniques ») vendus en pharmacie ou dans les magasins de sport qui aident à refaire le « plein ».

 Coup de chaleur

Malgré si tout cela ne fonctionne pas et que la situation dégénère, comme dans le scénario d’introduction, il va falloir mettre tout en œuvre pour refroidir la victime : la mettre à l’ombre, lui mettre un linge humide si la tête, lui donner à boire si elle est capable de boire toute seule, etc.

En d’autres termes, il faut appliquer ce que l’on vient de voir et ce, le plus vite possible ! Voici une petite illustration pour vous aider :

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Pensez toutefois à ne pas mettre en danger le reste du groupe : ce n’est pas le bon moment pour avoir une deuxième personne victime d’un coup de chaleur.

Rien de bien sorcier, juste du bon sens. Mais les choses simples sont parfois les plus dures à appliquer !

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Le meilleur camouflage du monde

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Mais quel est le meilleur camouflage au monde ? Quel est le camouflage le plus efficace ? Hmmm Hmmm .. je lis et j’entends énormément de choses à propos ces 2 questions .. tels que :

Pour être bien camouflé il faut absolument une Ghillie

Avec du MarPat, c’est digital ça marche partout

Avec le MultiCam on passe inaperçu dans n’importe quel environnement

Je suppose que vous aussi vous avez déjà vu sur FB ces photos de Snipers embusqués qu’il fallait chercher dans le décors en mode Où est Charly !? 19fj1oc7w2vyygif

Où qu’il est le Sniper ? Mais où qu’il est ? 

15 min plus tard ..

sniper

Bah il était là ! Parce-qu’il a le meilleur camouflage au monde !!!!!

 ERREUR !

Il n’y a pas de camouflage parfait. Le seul camouflage parfait est celui qui est adapté à l’environnement dans le quel vous évoluez !! Et ce quelque soit l’environnement, et quelque soit votre tenue.

 

 

Preuve #1 – La Ghillie, arme ultime du camouflage ?

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Oui .. mais NON ! 

Au milieu du métro c’est clairement évident ! On ne voit que lui. Notre attention est totalement focalisée sur la Ghillie car elle n’est pas adaptée à son environnement. Un peu comme un flamand rose au milieu d’un terrain de foot. Alors que la Miss à côté elle passe inaperçue sur la photo.

  • La Ghillie, en forêt européenne Oui !
  • Dans la verdure : Oui !
  • Au milieu du métro : Non !
  • En bâtiment : Non !
  • Dans le désert : Non !
  • Au milieux des rochers : Non !

 

Preuve #2 – Le bleu à rayures jaunes c’est trop visible ?

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Ouais le bleu à rayures jaunes c’est trop visible, sauf sur un sol bleu à rayures jaunes !

Voilà, c’est super ridicule, très vilain, sans doute conçu à l’arrache et ça ne servira spécifiquement que sur ce sol là, mais ces gars là sont camouflés dans cet environnement ci. Et bien c’est ça le camouflage !

Ce qu’il faut retenir :

Je ne dis pas qu’une Ghillie ne sert à rien. Je ne dis pas non plus que s’habiller en Schtroumph à paillettes est la meilleure solution.

Je dis juste que le meilleur camouflage est celui qui est adapté à votre environnement.

Pour ceux que ça intéresse, lisez cet article qui vous permettra de vous camoufler avec rien du tout

Et si les notions de camouflage vous intéresse vraiment, consultez notre rubrique dédiée.

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Astuces, Tactiques et Stratégies

La supériorité du feu en 3 points

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Lors d’une partie, vous serez fatalement confronté à des phases d’engagement. Après tout on est tous là pour ça : s’échanger quelques billes dans la joie et la bonne humeur non ?

Donc exception faîte des unités de Renseignement qui doivent faire leur possible pour éviter le contact tant que leur mission d’information n’est pas réalisée, et également des binômes de tireurs d’élite qui ne sont pas équipés pour ça, le reste de l’équipe sera amenée très rapidement et assez régulièrement à se retrouver au contact de l’adversaire ! Et dans ces cas là, le moyen le plus radical et efficace pour prendre l’avantage c’est d’obtenir la supériorité de feux !

Alors il y a la technique de la mule : emporter le maximum de munitions et de répliques 🙂

De fait, nous allons aborder le coeur du sujet en matière d’engagement, à savoir : comment s’assurer la supériorité du feu ? Car dans le vif de l’action, la réalité c’est que c’est en prenant l’ascendant sur vos adversaire grâce à volume de feu supérieur et maîtrisé que vous pourrez alors vous offrir le luxe de pouvoir prendre les meilleurs décisions.

Les prises d’initiatives nécessaires pendant les engagements peuvent se faire qu’en déchaînant une pluie de billes sur vos adversaires. Grâce à ça, si le chef d’équipe est assez vif d’esprit et réactif, il aura le temps de mesurer la situation, de réfléchir à la solution à adopter, de ré-articuler son dispositif, de rendre compte au reste de l’équipe, etc.

Et pour ça il faut impérativement être rapide, surprenant et brutal ! Certains sont déjà bien équipés pour ce genres d’actions 🙂

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Un appuis lourd et mobile : le Top !

Comment obtenir l’avantage du feu ?

Il n’y a pas de secret. Pour avoir l’avantage, il faut avoir l’initiative du contact ! Toute équipe ou tout joueur qui se fait surprendre et qui se retrouve sous un tir précis et nourris à fatalement un énorme désavantage. C’est d’une logique implacable !

Donc c’est tout simplement à vous et à votre équipe d’ouvrir le feu d’abord ! C’est très souvent les premiers à tirer qui réalisent les premiers Out. Ajouter à cela l’effet de surprise, une bonne synchronisation et une bonne tactique de jeu et les résultats n’en seront que plus efficaces, voir fatals pour vos adversaires.

Comment conserver votre supériorité ?

Une fois que vous avez l’avantage et l’ascendant du feu, il est primordial de le conserver et de le maintenir. Sans cela, l’adversaire risque de renverser la vapeur et de retourner la situation à son propre avantage. L’idée c’est de mettre toute la pression possible sur ceux d’en face. Et pour y arriver, la solution la plus efficace est d’appliquer un feu permanent.

Un feu permanent qu’est ce c’est ? C’est tout simplement un flux continu et régulier de billes qui vient siffler autour des oreilles de l’adversaire. Si vous êtes précis c’est encore mieux. Le but est de faire baisser les têtes et de frôler les moustaches des copains d’en face ! Bref, de les dissuader d’agir, de les empêcher de sortir la tête, de vous viser et de tirer. En clair il faut au minimum leur coller le doute sur toute l’étendue de votre force, et au mieux les paralyser puis les éliminer tous !

Attention : il faut pouvoir être en mesure pour une petite équipe d’appliquer un feu continu pendant 30 secondes au minimum. C’est le temps nécessaire pour analyser et se ré-organiser correctement. De plus, faîtes extrêmement attention à la gestion de vos munitions ! Car vider un chargeur de 30 billes en 3 secondes est loin d’être la meilleur solution. Il faut largement mieux opérer en coup par coup en tirant le plus précisément possible au rythme de 2 billes par seconde.

NB : petit rappel sur les ordres d’ouverture de feu et les différents types de feux applicables.

Comment reprendre l’ascendant ?

Nul n’est à l’abris de subir un revers de situation et de se retrouver dans de sales draps. Et dans ce cas là il faut être en mesure de reprendre très rapidement l’avantage. Pour cela il n’y a pas 36 solutions. Il faut augmenter brutalement et immédiatement son volume de feu !!

Vous pourrez y arriver soit grâce à l’arrivée de renforts et ainsi vous retrouver en position de supériorité numérique face à vos assaillants. Soit grâce à des équipements qui provoqueront un choc type “Boule de Feu” : mitrailleuse lourde type M249, des grenades à main, ou des lances grenades. Ne lésinez surtout pas sur les moyens à mettre en oeuvre.

Votre objectif est littéralement de paralyser l’adversaire sous une tempête de billes. Si vous n’avez pas d’autres choix, et que vous en avez la possibilité, appliquez la recette suivante :

  • Balancez deux grenades à courte distance pour surprendre et nettoyer un peu
  • Grâce à l’effet de surprise mettez en oeuvre dans la foulée le lance grenade (sans oublier de le couvrir)
  • Et enfin arroser le tout copieusement grâce à appuis lourd.

A l’arrivée : quelques Out en face, des adversaires déstabilisés qui se demanderont qu’est ce qu’il y a bien pu se passer, et une belle fenêtre d’action pour vous et votre équipe qui aura enfin le champs libre pour appliquer un feu concentré sur les derniers résistants ou bien pour s’extraire plus tranquillement.

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