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Astuces, Tactiques et Stratégies

06- Bruit à l’Est, attaque à l’Ouest

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6ème stratagème :

Bruit à l’Est, attaque à l’Ouest

Principe :

Il s’agit ici de simuler une attaque à l’Est pour mieux attaquer à l’Ouest en détournant ainsi l’attention de l’adversaire.

Un proverbe chinois dit : « il n’y a jamais trop de ruse durant la guerre ». Cette stratégie prévient toutefois qu’avant d’essayer de tromper l’ennemi par des mouvements de troupes simulés, il faut s’assurer de son manque de jugement. Le bon commandant déploie ses troupes en connaissant ses forces et ses faiblesses. En agissant ainsi, non seulement il n’est pas susceptible d’être dupé par les mouvements trompeurs de l’ennemi, mais encore il peut feindre d’être trompé et retourner ainsi contre lui les ruses de l’ennemi.

Sun Zi observe que « dans le passé, ceux qui avaient l’art de diriger les opérations de guerre s’assuraient d’abord d’être invincibles et ensuite attendaient une occasion de battre l’ennemi ».

 

Source historique :

Il est dit dans l’Ancien Testament que les Israélites firent sept fois le tour des remparts de Jéricho en sonnant des trompettes avant que les murs de la cité ne s’écroulassent. Il est vraisemblable que ces défenses tombèrent en fait à la suite d’un travail de sape dont le bruit fut couvert par les sonneries des trompettes israélites.

En 1977, les pongistes chinois utilisèrent ce stratagème en tournoi international, en envoyant la balle aussi haut que possible lors des services, de telle sorte que leurs adversaires ne puissent anticiper le coup à venir.

Comme dans ce dernier exemple, on ne prendra pas l’Est et l’Ouest au sens propre, mais plutôt dans un sens figuré, plus général, de point de diversion et de point d’attaque.


Adaptation à l’airsoft :

Simulation, rapidité et agressivité

Le concept ici est encore la simulation. De la simulation simple, rapide à mettre en oeuvre et qu’on applique dès que possible :

  • on se dirige à droite, mais on passe à gauche
  • on court à découvert, et une fois hors vue on se cache
  • on fait mine de recharger, mais on est en mesure de tirer
  • on fait du bruit pour laisser d’autres passer ailleurs en toute discrétion.

Cette ruse implique des moyens pour faire face. En gros c’est comme au Poker : si vous bluffez, il vaut mieux avoir quelque chose qui tienne quand même la route.

Pour vous représenter le concept, imaginez une maison tenue par 3 adversaires. Vous attaquez avec votre trinôme. Il y a 2 points d’entrée. Devant et derrière. Vous simulez une attaque par devant pour rentrer par derrière. L’opération doit être rapide et agressive.

La ruse utilisée ici est presque grossière. Elle ne sert en réalité qu’à projeter un doute chez l’adversaire. Ce doute vous donnera quelques (micro)secondes pour prendre l’avantage si vous êtes assez rapide pour en profiter.

Par contre si vous avez 3 adversaires, et que vous faîtes la même manœuvre, et bien on imagine facilement que les risques de succès sont proches de zéro. Vous devez avoir les moyens de faire face à la situation. La simulation ne remplace pas un rapport de force défavorable, c’est juste le petit bonus qui peut vous donner la victoire.

La ruse est la clé de nombreux points de blocages. Et je pense que réussir une belle manœuvre ou un coup de main par la ruse vous procurera bien plus de joie que de bourriner comme un âne !

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08- Marcher secrètement vers Chencang

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8ème stratagème :

Marcher secrètement vers Chencang

Principe :

Détruit l’adversaire en menant une fausse attaque dans une direction alors que c’est ailleurs, là où il ne se défend pas, que porte la véritable offensive.

Faire une manœuvre ostensible de diversion pour fixer la force principale de l’adversaire, et emprunter pendant ce temps un chemin détourné, caché, pour attaquer l’ennemi. Cacher une intention peu ordinaire derrière une action ou des faits conventionnels.

Ce stratagème insiste sur la mise en œuvre d’un mouvement de diversion, en général une attaque frontale, pour dissimuler la manœuvre secrète qui doit déborder l’ennemi. Ceci est bien en accord avec la stratégie de Sun Zi visant à combattre l’ennemi avec des forces ordinaires et à le défaire avec des forces spéciales, mais seulement dans le cas où cet ennemi est maintenu en respect non par la présence de la puissance principale, mais par un mouvement de diversion, qui néanmoins requiert quelques actions concrètes pour devenir crédible.

 

Sources historiques :

Cette maxime fait référence à un épisode très populaire de l’histoire de Chine et à la stratégie utilisée en 206 av. J.-C. par Liu Bang, fondateur de la dynastie Han, quand il mena une campagne contre Xiang Yu, son rival pour le contrôle de l’empire. Il donna l’illusion de se préparer à venir l’affronter par le chemin normal mais pendant ce temps expédia son armée par une voie détournée à Chencang, prenant ainsi l’ennemi par surprise et gagnant un large territoire pour un faible coût.

Le débarquement des Alliés en juin 1944 en Normandie à la place de Calais est une bonne illustration de ce stratagème, comme cela l’était du septième stratagème (Créer quelque chose à partir de rien).

 

 


Adaptation à l’airsoft :

Faire diversion pour prendre l’adversaire par surprise

La classique manœuvre de diversion. Attaquer en frontale et manœuvrer par les flancs ou à revers. Classique mais la mise en oeuvre nécessite quelques précautions :

  • Assurez vous que vos forces frontales soient en mesure de tenir le choc (à la faveur de couvertures du terrain par exemple). Cela favorisera qui plus est la crédibilité de votre attaque !
  • Prévoyez une solution de repli pour vos forces frontales. Rien ne vous assure de tenir les assauts adverses.
  • Réalisez un contournement rapide. Si votre diversion est trop longue c’est le gros des troupes qui fait face qui va devoir absorber les coups. idéalement il faudrait qu’une unité infiltrée ait déjà pris position dans les arrières de votre adversaire et soit dans l’attente de votre Go !
  • Soyez percutant et suffisamment agressifs avec votre contournement pour déstabiliser l’adversaire et permettre au gros de l’équipe d’enfoncer l’adversaire. Envoyer un seul bonhomme ne suffira pas !
  • La communication et la coordination de votre action entre l’équipe frontale et l’équipe de contournement sont primordiaux !
  • Enfin, pensez au report de tir lorsque l’équipe de contournement sera au contact. Il serait dommage vos 2 équipes finissent par se tirer dessus …

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Attitude à adopter avec un PNJ

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Dernièrement nous vous avions fait un petit topo sur les PNJ. Qui ils étaient ? A quoi ils servaient ? Maintenant nous allons étudier la façon d’aborder un PNJ, l’attitude à avoir avec eux en fonction de la situation.

Un seul et unique conseil à retenir !

Il y a un certain nombre de concepts à aborder dans cet article. Et pourtant il y a LE conseil miracle qui vous servira quel que soit la situation !

Un PNJ n’est pas votre ami ! Jamais !!

  • Si le PNJ est hostile ; ce n’est pas évidemment un ami.
  • Si le PNJ est amicale ; ça ne durera peut-être pas.
  • Si le PNJ est non combattant ; il peut changer d’avis.
  • Si le PNJ est non armé ; c’est que les armes sont peut-être cachées.
  • Si le PNJ vous renseigne, il renseigne peut-être aussi l’ennemi.
  • Si le PNJ est coopératif ; c’est peut-être un piège.

OK ! OK ! Je suis parano ! Mais pas tant que ça en vérité.. Toute personne qui ne fait pas parti de votre équipe doit être traité avec vigilance.

Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, ni quels sont ses objectifs, ni sa mission réelle, ni ses moyens, ni son camp.

A l’armée il y a des adages pour les objets – car tout objet inconnu doit être considéré comme potentiellement piégé.

Objet inconnu – touche à ton cul !

Objet inconnu que j’aime – touche à ton cul quand même !

Et bien avec un PNJ c’est pareille. On le considère comme un objet piégé qui peut se déclencher n’importe quand. D’autant plus que sur une partie d’airsoft les PNJ sont généralement très très joueurs. Si il peuvent vous embêter, vous rouler, vous asticoter, ou vous flinguer, ils le feront probablement 🙂

 

Phase 1 : l’observation

Avant d’aller au contact du PNJ, on observe et on prend un maximum de renseignements :

  • Est-il seul ?
  • Est-ce un ami ? un ennemi ?
  • Est-il armé ?
  • A t-il des moyens de communication ?

On analyse la situation, le terrain, et on prévoit son mode d’approche et les règles d’engagements.

Petit conseil : à partir de ce moment là, vous désignez un binôme qui sera chargé de traiter le PNJ. Un équipier qui sera son interlocuteur, et un équipier qui sera chargé de surveiller le PNJ. Se rôle est primordiale et nécessite une attention toute particulière. Cet équipier sera autant un surveillant qu’un garde du corps pour le PNJ. Mais plus important il sera le protecteur de l’équipe ! Par la suite pour la bonne compréhension nous l’appellerons le surveillant.

Phase 2 : l’approche

Dans la configuration évoquée précédemment, vous avez un PAX interlocuteur, un PAX en charge du PNJ (le surveillant, et le reste de l’équipe qui s’occupe d’assurer une bulle de sécurité autour du dispositif.

Le PNJ est à prendre en compte comme n’importe quel objectif. Donc vous connaissez la procédure d’approche !

Point particulier pour le surveillant : se placer en décalé du négociateur de façon à garder une ligne de tir directe et un contact visuel permanent avec le PNJ. A distance comme au contact, il doit toujours avoir un œil sur le PNF, et en particulier sur ses mains car le danger vient de là. J’en profite pour rappeler que le surveillant n’a pas 2 missions, ni 3, ni 4 ; il n’en n’a qu’une et une seule : surveiller ! Ne pas lâcher le PNJ du regard, à aucun moment et être prêt à intervenir !

Phase 3 : le contact

Le contact dépend des éléments d’attitudes que vous avez relevez lors de la phase de renseignement : Ami/Ennemi – Hostile/Pacifique – Armé/Non armé.

Si l’individu semble pacifique et non armé, allez-y sur vos gardes mais sans paraître agressif ni hostile. C’est à dire que pour le surveillant il n’est pas nécessaire de le mettre en joue.

Au contraire si il s’agit d’un PNJ potentiellement hostile il faut le traiter comme tel : par surprise, avec rapidité et agressivité ! Le but est de prendre le dessus (psychologiquement et physiquement si nécessaire) afin de contrôler l’individu.

En dernier recours, si vous êtes pris en visée ; alors défendez-vous et éliminez-le. Allez petit test : qui est censé préserver l’équipe et le descendre ?

Phase 4 : les palpations et la fouille

Vous êtes sur l’individu. Le négociateur questionne alors le PNJ : qui il est ? et si il est armé ? (ce sont les 2 premiers éléments que vous avez besoin de connaître immédiatement). Pendant ce temps là le surveillant se positionne soit sur les flancs du PNJ, soit sur ses arrières de façon à lui mettre légèrement la pression. Avec toujours un œil sur les mains et sur le bonhomme. Si jamais la façon de faire du surveillant dérange le PNJ, c’est que c’est louche. Monter votre niveau de surveillance d’un cran !

Le PNJ répond (généralement) et décline son identité et si il est armé ou non. Viens le moment des palpations de sécurité et de la fouille que vous réalisez dans la foulée et qui vous permet 2 choses :

  • de juger du niveau de confiance que vous pouvez avoir envers le PNJ. Si il vous a menti vous savez à quoi vous attendre par la suite.
  • de savoir si il représente un danger immédiat (et de savoir si il a des documents intéressants sur lui).

Si le PNJ est armé, je ne saurai trop vous conseiller que de lui confisquer son arme par mesure de sécurité ! Si il est agité le négociateur doit l’encadrer et maintir le contact avec lui – toujours protégé par le surveillant. Le PNJ ne doit communiquer qu’avec le surveillant pour permettre au surveillant de ne pas être déranger dans sa tâcher, et pour permettre au reste de l’équipe de se concentrer sur l’environnement et les menaces extérieures.

Allez un petit test : qui réalise la fouille ? Le négociateur ou le surveillant ? Si vous répondez le surveillant vous pouvez relire la phase 2 !

J’en profite pour rappeler que le surveillant n’a pas 2 missions, ni 3, ni 4 ; il n’en n’a qu’une et une seule : surveiller ! Ne pas lâcher le PNJ du regard, à aucun moment et être prêt à intervenir !

Phase 5 : la prise d’informations directe

A partir de la phase 5 vous avez plusieurs indice concernant votre PNJ :

  • qui il est
  • si il ment ou non
  • si il est agité ou calme
  • si il est hostile ou non
  • si être surveillé le dérange.

Tous ces éléments vous donne un degré de confiance. Ce degré de confiance doit rester mesuré. Vous pouvez très bien être en train de vous faire mener par le bout du nez.  Charge au négociateur de continuer sa prise d’information :

la première question à poser est : souhaitez-vous coopérer (ou nous aider) ? Si on vous répond oui généralement vous pouvez enquiller et dérouler toutes les questions les plus pertinentes en fonction de la situation et de votre mission : que fait-il là ? qu’a t-il vu ou entendu ? etc, etc.

Petit conseil : cette prise d’information (et même la pahse de contact et de fouille) ne se fait pas à découvert au milieu d’un carrefour. Protégez-vous ! Quitte à vous déplacer pour vous mettre sur un terrain plus favorable.

Phase 6 : la surveillance

On le répète : Un PNJ n’est pas votre ami ! Jamais !!

Donc le surveillant le surveille. En permanence. Du repérage du PNJ, jusqu’au moment ou vous vous en séparerez. Le surveillant à un regard extérieur par apport au négociateur qui est devenu parti prenante et qui peut se laisser à quelques élans d’empathie et de sympathie. Le surveillant non. Il surveille et analyse le comportement du PNJ, et ne rentre pas dans la discution. Il préserve toujours 2 mètres de distances avec le PNJ pour éviter tout mouvement de rébellion (prise d’arme, geste agressif, etc).

 

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07- Créer quelque chose à partir de rien

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7ème stratagème :

Créer quelque chose à partir de rien

Principe :

Faire une feinte, non pour la faire passer pour la réalité, mais pour la faire devenir réalité après que l’ennemi soit convaincu qu’il s’agit bien d’une feinte. La force véritable croît sous une fausse apparence, tel le Yin croissant à son maximum pour se transformer en Yang.

La guerre demande souvent de feindre des manœuvres pour distraire et induire en erreur l’ennemi. Ce type de ruse étant aisément identifiable, l’ennemi ne pourra être défait que par une action authentique et non par un simulacre. Cette maxime est communément utilisée aujourd’hui pour désigner une personne qui accuse sans fondement.

 

Sources historiques :

L’Histoire regorge d’exemples de telles feintes : on pense en particulier aux centaines d’équipements factices – tanks, avions, transports de troupes – accumulés par les alliés devant Calais en mai-juin 1944 pour faire croire à l’imminence d’un débarquement à cet endroit.

En 756 après J.-C., sous la dynastie des Tang, le général Zhang Xun défend la ville de Yongqiu avec de faibles moyens. Il fait confectionner un millier de mannequins de paille vêtus de noir, et, la nuit venue, les fait descendre le long des remparts de la ville attachés à des cordes. L’ennemi, croyant à une attaque massive, darde les mannequins de flèches qui sont récupérées. Plus tard, de vrais soldats habillés en noir descendent le long des remparts ; l’ennemi qui ne veut pas se faire leurrer à nouveau ne tire pas de flèches. Les soldats incendient son camp et sèment la déroute.


Adaptation à l’airsoft :

Ruser et tromper l’adversaire

La ruse et la tromperie sont de précieux alliés. Précieux et très amusants à mettre en place 🙂 Testez et vous y prendrai vite goût ! Personnellement c’est l’aspect de l’airsoft que j’aime le plus.

Tous vos équipiers et adversaires sont comme vous : 2 bras, 2 jambes, une réplique d’épaule, une réplique de poing…

Alors soyez celui qui sait se servir de son cerveau et vous aurez une longueur d’avance sur un bon nombre de participants. Je ne dis pas que tous les airsofteurs sont bêtes à manger du foin, mais qu’au combat nous avons la fâcheuse habitude de se focaliser exclusivement sur 2 éléments : la recherche de cible et la destruction. C’est naturel, c’est l’effet tunnel mixé avec notre instinct de chasseur (#hommesdescavernes).

Vous voulez quelques exemples ? Rappelez vous, nous avions déjà évoqué ce type de ruses il y a quelques années déjà avec cet article :

Mentir à voix haute

 

TO BE CONTINUED

 

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